LES BELLES MARCHANDES
Almanach Historique, Proverbiale (sic) et Chantant. || A Paris, chez Jubert, rue S1 Jacques, la Porte Cochère vis-à-vis les Mathurins. 1783-1784. 2 années. In-32.
Voilà, certes, une des plus intéressantes, une des plus gracieuses publications de l'époque sous la forme d'almanach. C'est, à la fois, plein de charme et plein d'esprit, bien fait pour les petites maîtresses et les galantins qui n'admettaient que le livre de poche.
Chaque année est ornée de douze charmantes gravures, d'une très jolie exécution, non signées,
d'une jeune dame, la cliente sans doute, tandis qu'un jeune galantin lutine une ouvrière). — 6. La Chapelière (Un jeune homme essaye un chapeau devant un miroir, la marchande lui sourit agréablement). — 7. La Bijoutière (Une jeune fille essaye une croix dite à la Jeannette et la laisse tomber dans son sein : son amant met à profit l'occasion pour fourrager dans ses charmes, sous prétexte de paraître obligeant). — 8. La Boulangère (Elle offre des petits pains à un jeune homme qui lui montre du doigt ceux dont il est le plus affamé). — 9. La Marchande d'œufs frais (Une jolie paysanne défendant son innocence). — 10. La Belle Foureuse (51c). — II. La Limonadière
mais dans la note de Quéverdo. Ces gravures, précieuses au point de vue des modes et des types, peuvent être considérées comme un véritable document sur les marchandes et les boutiques, au xvin9 siècle, malgré une certaine part accordée à la fantaisie. En voici, du reste, la nomenclature :
= Année 17 83. — I. Titre. Boutique de marchande (la boutique dans sa généralité). — 2. La Marchande de Plaisirs (comme il fallait s'y attendre, c'£St un prétexte à scène de galanterie dans un jardin public). — 3. La Jardinière. — 4. Les Marchandes de Modes (Intérieur de boutique à auvent, avec un public d'acheteuses : dames et seigneurs, voiture devant la porte). — 5. La Couturière (Elle essaye une robe sur un mannequin, en présence
(Tandis qu un vieux financier contemple les grâces de la dame de comptoir, une grisette, assise à sa table, donne furtivement rendez-vous à son jeune amante. — 12. La Parfumeuse (Une jeune dame obsédée des importunîtés d'un vieillard qui prétend en vain à ses faveurs, lui montre un masque auquel on voit un pied de nez). — l3. La Belle Fruitière (Des dames marchandant des fraises chez une fruitière, fournissent au mari l'occasion de quelques plaintes auxquelles la femme répond par un bon conseil).
= Année l~S4- -" H paraît avoîr été fait, de cette année, deux tirages différents. En effet, on rencontre des exemplaires avec litre gravé et d'autres avec titre imprimé seulement. Le titre gravé porte :
— Les Belles Marchandes DE Paris (i). IIe Partie. Almanach Chantant sur les plus jolis airs. || A Paris, chez l'Éditeur, rue S1 Jacques, vis à vis les Mathurins, n°3j.
Le titre imprimé est rédigé comme suit :
— Les Belles Marchandes de Paris. Seconde partie. Almanach chantant sur les plus jolis airs. Enrichi de petits Chefs-d'ceuvres (sic) par Voltaire, Fontenelle, Dorât et M. le chevalier de Boufflers : Avec 12 jolies Estampes en taille-douce. (Même adresse).
Un avertissement en tête indique que la troisième partie de TAlmanach paroîtra « l'année prochaine 1784. » (?).
— 4. La Miroitière ou les Glaces.
Prestige inventé par les Grâces Pour multiplier la beauté.
La Fourbisseuse (Jeune armurière présentant des épées à trois galants seigneurs). — 6. La Lingère (Dissertation morale sur les toiles des Pays- Bas). — 7. L'Orlogerie (sic) (tandis que l'horloger montre ses marchandises, l'horlogère se laisse serrer la main par un jeune seigneur). — 8. La l'Hutière [sic) ou l'accord parfait. — 9. La Bottière ou la Botte galante (Un jeune seigneur faisant essayer ses bottes par la gentille marchande et se préparant à emporter, dans ses bras, la dame
Planches de TAlmanach « Les Belles Marchandes ». — Année 1784.
Indication des estampes : 1. La Marchande d'étoffes de soies (sic) ou La double intrigue. — 2. La Restauratrice ou le Partage bien entendu (la dame à son comptoir est entourée de ses deux amants ; chacun lui tient une main : dans la salle, public de consommateurs). — 3. La Confiseuse ou le Bonbon d'étrennes :
Le bonbon qui vient de vos âmes, Mérite-t-il d'être sucé ?
Dites, Mesdames ?
(1) Les mots « de Paris » ne figurent pas, on peut le voir, sur le titre de la première année.
ainsi bottée. — 10. La Bonnetière ou les Bonnets (Un vieux garçon
courant chez Madame La Planque Prendre des bonnets de coton. . . .
.... l'époux dans sa boutique,
Dès le lendemain, put avoir
Un bonnet d'une autre fabrique,
Que de celle qu'il fait valoir.)
— il. La Jolie Chandelière ou les Chandelles (la chanson qui accompagne l'estampe se fait un plaisir d'insister sur tenir la chandelle, voir trente-six chandelles, par les deux bouts brûler la chandelle, etc.). — 12. La Vitrière ou le portrait manqué.
XVIIIe SIÈCLE !8.
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Planches de l'Almanach « Les Belles Marchandes ». i- Année 1784.
Les estampes de la 2e année sont de purs petits chefs-d'œuvre.
Cet almanach obtint un succès si considérable que, d'emblée, il fut contrefait en Hollande, c'està-dire que les planches de la seconde année, gravées à nouveau par un artiste hollandais, constituèrent Y Almanach de l'Amour. (Voir, tome II, Hollande).
[Coll. de Savigny, Années I et IL || Le baron Pichon possède un exemplaire de la deuxième année avec reliure populaire rehaussée de broderies d'or, paillettes, fond soie et appliques de verrotrie, dont les plats sont ornés de médaillons sous verre.]
[Les deux années, 4 à 5oo fr. — 2e année seule, 25o à 3oo fr.]
738. — LE CALENDRIER DES LOI- SIRS, par M. D. V. D***. || A Paris, chez Ph. D. Langlois, Libraire, rue du Petit- Pont, entre celles de la Huchette et de S. Séverin, au S. Esprit couronné. (1783).
In-32.
[D'après un catalogue de l'époque.]
73g. — CALENDRIER POUR L'AN- NEE 1783, A l'usage des Élèves qui fréquentent l'École Royale gratuite de dessin ; avec le Plan et l'Élévation de la dite École. || A Paris, aux Écoles de Dessin, rue des Cordeliers. 1783. In-8.
Calendrier suivi, tout aussitôt, d'un « Mémoire sur l'administration et la manutention de l'École » donnant les statuts, les noms des fondateurs qui ont contribué à sa dotation, l'état des gravures destinées à l'instruction des élèves, les noms des élèves qui ont remporté des maîtrises.
En tète est un frontispice représentant les bâtiments de l'Ecole Royale (ancien amphithéâtre de Saint-Côme).
Cette école qui doit son origine et ses progrès aux soins de M. Bachelier fut ouverte dès 1766 et placée sous l'inspection de M. le Lieutenant-Général de Police (M. de Sartines).
[Vente Faucheux, n° 857.]
740. — LES CAPRICES DU SORT, par M. D. || A Paris, chez Ph. D. Langlois, Libraire, rue du Petit-Pont, entre celles de S. Séverin et de la Huchette, au S. Esprit couronné. (1783). In-32.
[D'après un catalogue de l'époque.]
741. — COMMUNAUTÉ DES MAI- TRES ET MARCHANDS TABLETIERS, LUTHIERS, ÉVENTAILLISTES, De la
Ville, Fauxbourgs et Banlieue de Paris, créée par Édit du mois d'Août 1776. || A Paris, De l'Imprimerie de P. M. Delaguette, rue de la Vieille-Draperie.
M.DCC.LXXXIII. In-24.
Calendrier avec agenda, donnant les tableaux de la communauté et l'ordonnance de police y relative. A dû paraître, très certainement, depuis 1777. Publication similaire à toutes celles des autres corps de métiers.
[Coll. de Bonnechose.]
742. — LES ÉNIGMES, par M. D. || A Paris, chez Ph. D. Langlois, Libraire, rue du Petit-Pont, entre celles de S. Séverin et de la Huchette, au S. Esprit couronné. (1783). In-32.
[D'après un catalogue de l'époque.]