SOUVENIR
A PARIS
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A PARIS ^-
Titre de « Souvenir » provenant de l'almanach : L Eloge des Belles (iSl I;.
Titre de « Souvenir » provenant de l'aima* nach : Hommage aux Dames (1817).
Et maintenant, si vous voulez savoir ce que contiennent tous ces almanachs, tous ces chansonniers, pénétrez à notre suite, dans la boutique du libraire, guidés par l'auteur du Tableau du premier jour de Van pour 18 16, un contemporain qui connaît bien son sujet :
Approchez de la boutique d'un libraire du Palais-Royal, dit-il : elle est chamarrée de toutes sortes de couleurs, comme la palette d'un barbouilleur d'enseignes. Voyez, examinez, et connaissez les prodiges que peut opérer l'amour du gain. Ce livret magnifique, ce volume que l'on n'ose toucher, ces pages qui assureraient la réputation de Didot, ces vignettes qu'on ne peut trop admirer, cette reliure (sic) en taffetas moiré, ouvrage de l'adroit Lefuel, ces peintures délicates qui ornent l'étui de ce chef-d'œuvre, ce bijou enfin qui fera sourire les grâces auxquelles il est destiné, tout cela, hélas ! n'aboutit qu'à nous faire voir les vers de MM. Mouffle, Brichard, Brulebceuf, Broisse, Cochet, Charamond, Dochelet, Durzi, Fauchou, Gallimée, Guiet, Hédouin, Jubé, Labitte, Malignon, Soulié et Bizien du Lézard. On rapporte que les fameuses pyramides d'Egypte n'ont été élevées que pour servir de
« i2o38. — Suite de 12 ff. grav., Le Fuel, commencement du siècle. 6 fr.
Calendrier avant la lettre, avec un joli portrait de femme à chaque mois et médaillons allégoriques. »
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tombes. Les beaux-arts se seraient-ils donc reunis pour ensevelir les grands poètes que je viens de nommer? O perfides beaux-arts! vous ferez bien
vendre leurs vers, mais je vous défie de les faire lire. Jolis Almanachs dédiés aux Dames, vous entrerez dans la gibecière des élégantes; mais elles ne perdront pas leur temps à connaître les richesses que vous renfermez : elles s'en tiendront à la couverture. C'est tout ce que veut Lefuel, qui vous vend ; c'est tout ce que veulent les galans qui vous achètent.
C'est un spectacle vraiment curieux que la boutique d'un libraire, le matin du jour de Tan ; la foule s'y presse ; vous croiriez que chacun court après l'instruction, et craint d'arriver trop tard. Écoutez un peu : cet homme qui donne vingt francs d'un brillant Almanach, ne voudrait pas payer
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Titre de « Souvenir > provenant de l'aima- dix SOUS le même Ouvrage s'il était imprimé nach : Hommage aux Demoiselles (182b). comme Qn imprime ordinairement BoSSUet
et Corneille. Il veut faire un cadeau, et il achète une reliure. Ce jeune homme qui, placé devant l'étalage, écarte avec crainte les feuillets non coupés du Chansonnier des Grâces, est l'auteur de deux couplets qu'il a envoyés à l'éditeur, en le priant de les insérer dans son recueil, s'il les en trouvait dignes; il tremble de ne pas voir figurer son nom inconnu parmi les noms si célèbres qui font la gloire et la fortune de cet almanach; c'est à la table alphabétique qu'il apprendra son sort; malheureusement c'est là que les feuillets ne sont point coupés; que faire? Achètera-t-il ? C'est qu'il est bien dur de payer trois francs les vers de ces Messieurs. Il s'ingénie, il élève le volume au-dessus de ses yeux, il place le feuillet receleur à l'opposite du jour, il découvre... Oh ! comme son cœur palpite! comme le jour lui couvre les jours ! Il tire son argent, paye sans demander combien, sans même s'inquiéter si MM. Moufjle et Bipen du Lézard ont contribué à grossir le précieux volume ; et, bientôt retiré en quelque coin, il lit avec avidité les deux couplets que son génie ait créés ; il les contemple bien imprimés ; il lit, il épelle son glorieux nom pour bien s'assurer que c'est le sien; il est heureux heureux comme un sot.
Parmi cette multitude d'Almanachs qui apparaissent un moment, à la fin de l'année, il en est un qui vit encore, mais qui n'a guère conservé que son nom : c'est Y Almanach des Muses. Il est toujours aussi gros que de coutume ; je vois toujours une liste d'auteurs aussi étendue; il est encore couvert de son modeste papier bleu : rien n'y est changé hormis les vers. Mais c'est la faute
du temps qui nous a emporté tant de bons poètes, et qui ne nous a laissé que MM***. C'est aussi la faute du public, qui n'aime plus les vers; il lui faut de la prose; cela lui suffit.
Que dis-je de la prose ? il lui faut des chansons.
Voyez comme il accueille le Caveau moderne, où l'on répète avec tant d'esprit : Buvons et mangeons; où l'on se bat si bien les flancs pour dire: Soyons gais ; c'est maintenant le trésor du Parnasse. Il n'est plus question
de poème e'pique, de tragédie; on ne connaît que la chanson. La chanson! Écoutez un de ces messieurs qui soupent ou qui dînent poétiquement, et puis vous saurez avec quel respect on doit parler de la chanson. Boileau n'avait pas une plus haute admiration pour le sonnet. La chanson a ses Homère et ses Virgile, et Ton ne peut nommer Panard, Collé et Piron sans se découvrir aussitôt. N'allez pas croire que ce dernier soit révéré à cause de sa Métromanie, ou de quelques-unes de ses épigrammes, c'est pour avoir fait deux ou trois bons couplets ; car
A peine en compte-t-on deux ou trois entre mille. Fuçélier a aussi ses admirateurs, et nos neveux rediront un jour les grands noms de Désaugiers, Bérenger( Gouffé et Brasier. Ils diront : c'étaient les plus illustres chansonniers du xix8 siècle; c'étaient les seuls hommes qui soutenaient dignement notre gloire littéraire. En effet, la chanson est une grande consolation pour tout ce que nous avons perdu.
Voilà, appréciée par un contemporain, la production littéraire des Le Fuel, des Janet, des Marcilly, des Rosa, ces héritiers des élégances et du procédé de Desnos. Voilà le petit bijou du jour de l'an (i) dont le calendrier et le souvenir se changent à volonté, qui s'offre aux élégantes accompagné d'un cornet de papillotes et dont les titres, souvent étranges, remplissent les pages des catalogues spéciaux imprimés, pour la circonstance, par les libraires à la mode (2).
L'almanach se promène ainsi jusqu'en i83o, continuant à cultiver les Grâces et la Galanterie, se laissant même facilement aller, peut-être parce que troubadouresque, aux gauloiseries sur les trous, quittant les attraits du sexe charmant, pour chanter le retour des Lys, en 1816, ou les exploits des braves de la grande armée devenus officiers à demisolde, pour donner les derniers coups de pied de l'âne au César tombé, pour conseiller les électeurs et populariser la Charte, pour critiquer les députés « dont le seul objectif est de venir, à la tribune,
(1) Les in-32 et les in-16 de ces libraires-éditeurs étaient surtout destinés aux étrennes à l'usage du beau sexe. Sur un tirage à 1.000 exemplaires, par exemple, 600 recevaient des reliures élégantes et des cartonnages de fantaisie avec adjonction d'un calendrier, tantôt en un cahier de 12 pages, tantôt sous forme d'une feuille ajoutée et repliée. Les autres restaient brochés, recouverts d'un papier de couleur, quelquefois d'un titre imprimé, destinés à quelques acheteurs que ne tentait point l'habit du jour de l'an, ou attendant l'occasion pour être, à leur tour, luxueusement habillés. Des soldes de chez Le Fuel sont ainsi sortis, ces dernières années,des arrière-boutiques de quelques libraires; certains avec l'adjonction d'un second titre destiné à rendre plus facile l'écoulement d'un produit ancien. J'ai ainsi en main Le Petit Rôdeur ou l'Ecouteur aux Portes, de chez Le Fuel (1828), avec titre factice de chez Delarue, quai des Augustins, ainsi libellé : Le Petit Rôdeur de Société, Recueil d'historiettes i)itéressantes.
(2) Je signale, entre autres, d'après les indications de la Bibliographie de la France, les pièces suivantes : — Catalogue des Almanachs et autres livres de Lefuel, imprimerie de Fain (1814). In-4. — Notice des Almanachs et livres nouveaux qui se trouvent en vente pour l'époque du jour de l'an 181 8, chez Rosa. In-4 (la même pour les années 1819 et 1820).
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un
déclamer des phrases », pour servir les passions des partis politiques, pour flageller les ultra et les jésuites, les ventrus et les girouettes.
Dans cet ensemble, ce qui se développe, surtout, ce sont trois spécialités , d'ordre bien différent, les almanachs de modes, les étrennes religieuses, les annuaires de médecine.
Après i83o, YAlmanach de France inaugure les publications dont l'objectif sera d'apprendre aux Français leurs devoirs, leurs droits, leurs intérêts ; peu à peu, la tendance à ressusciter l'astrologie, tout en remplaçant les anciens pronostiqueurs par des prophètes soi-disant plus véridiques, plus sincères, se fera jour; on cherchera même à substituer « des choses tant soit peu raisonnables aux folles et absurdes prédictions du temps passé » (i), et tandis que les courses de chevaux auront, à partir de 1834, leur calendrier officiel, les questions sociales et les souvenirs napoléoniens deviendront, aux approches de 1840, la grande préoccupation des faiseurs d'almanachs. Communistes, fouriéristes, socialistes, démocrates exposeront, ainsi, leurs doctrines cor am populo en des petites brochures aux couvertures imprimées, et d'aspect peu séduisant. Après avoir été aristocratique, mondain, galant, l'almanach se popularisait, abandonnant toute originalité, vivant d'emprunts, se contentant de réunir, de grouper, de couper ce qui avait déjà eu les honneurs de je ne sais combien de reproductions. Auguste Lireux, dans un article publié par YAlmanach
Frontispice d'un almanach politique de la Restauration.
(1) A vrai dire, les « prédictions» du temps passé avaient toujours leur public. Les almanachs dits « de Liège », notamment, peuvent être considérés comme n'ayant jamais cessé de paraître, imprimés à Paris, à Troyes, à Lille, et autres lieux. En 1817» Tiger avait inauguré le Double Almanach Liégeois-, en 1819, Stahl entreprenait Le Double Liégeois. L'éditeur Pagnerre, en créant, en 1887, Le Petit Liégeois, Le Triple Liégeois, le Double Almanach français ou le nouveau Nostradamus, voulut réagir contre les prédictions absurdes, contre les mensonges éhontés de tous les éditeursastrologues spéculant sur l'ignorance, sur la crédulité du public. Ses entreprises, dans cet ordre d'idées, paraissent avoir été accueillies favorablement (voir, au supplément, sous la rubrique Petit Liégeois, les explications fournies par l'éditeur).
du jour de l'An de 1846, a pu définir ainsi, avec exactitude, ces banales publications :
« Voyez tous ces petits livres, jaunes, verts, gris, bleus, qui prennent un petit air sournois sous leurs couvertures imprime'es. L'aspect est séduisant. On ne s'y trompe pas, ces petits livres sont des almanachs ; les almanachs seuls se présentent chez les libraires avec cette outrecuidance friponne, qui n'appartient qu'aux petits livres à peu près certains d'être vendus et achetés. Ouvrez-les maintenant. Ohl décidément, ce sont bien des almanachs ; tous commencent par un calendrier. — Continuez... sous prétexte d'almanach, voici que vous trouvez : — ou bien un certain morceau de roman qui n'a encore été publié que sous trois ou quatre formes diverses de publication ; — ou bien la brave histoire des braves grognards de ce brave Napoléon, la même qui causa tant d'aise aux braves lecteurs du brave journal Le Siècle, et dont le succès fut si grand, que les braves porteurs eux-mêmes de ce brave journal, entraînés par l'enthousiasme, furent rencontrés à midi, en plein soleil, assis sur des bornes, et achevant de lire ces braves feuilletons dont l'intérêt les emportait au point de leur avoir fait oublier le service des braves abonnés.
« Ces Almanachs -là sont faits pour plaire particulièrement à ceux qui aiment à lire plusieurs fois la même chose. On a trouvé, d'ailleurs, le moyen de leur donner une grande actualité, c'est de mettre en vente, au mois d'août de l'an 1845, les almanachs de l'an 1846. — Il est probable qu'en 1846, c'est avant la fin de janvier qu'on fera paraître ceux de 1847. — Et enfin la concurrence pourra en faire paraître quatre ou cinq d'avance, et d'une fois, pour quatre années à venir. La rédaction ne retardera pas les astrologues. Les vieux feuilletons, les vieux romans sont tout prêts, un coup de ciseau suffit. Jamais on n'a servi plus à souhait un public aussi peu impatient. »
Mais la caractéristique de cette époque troublée qui va de 1 835 à i852, c'est bien réellement l'almanach astrologique, prophétique, astronomique, dressant un piédestal aux astrologues du passé. Nostradamus eut, à nouveau, ses partisans, ses fanatiques, et l'on peut dire que les almanachs des dernières années du règne de Louis- Philippe, en réveillant les prophéties et les superstitions napoléoniennes, contribuèrent grandement au rétablissement de l'Empire. (1) On cherchera ainsi, pour employer les expressions d'un pronostiqueur contemporain, « à frapper la conscience des hommes du jour les plus incrédules sur la grandeur des événements qui se préparent », on annoncera pour les années avenir, 1842 notamment, de terribles catastrophes, on ira jusqu'à affirmer que la mort du duc d'Orléans avait été prédite dans une des Centuries de l'astrologue provençal. UAlmanach
(1) Signalons ici, parmi ces publications significatives : le Messager du Grand Homme (1849), le Neveu du Grand Homme (i85o et i85i), l'un par Mathieu Laénsberg, l'autre par Nostradamus, le Prophète français (1849), Ie Vœu de la France (i852 et i853) et tous les double et triple Almanach Napoléonien, à l'imitation des « Liège », à partir de i853.
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prophétique fonde en 1841, publiera des « prophéties algébriques » révélant les événements futurs, politiques et religieux, et, douze ans après, avec la plus entière bonne foi, avec une conviction digne d'un meilleur sort, il s'évertuera à démontrer le bien fondé de ses prévisions.
« Si les recherches de ceux qui s'occupent de l'avenir sont encouragées parl'approbation de quelques penseurs sérieux », lit-on en tête de l'année 1 8 5 3 , « en revanche, elles rencontrent bien des incrédules, toujours prêts à fermer leurs yeux à la lumière. Le meilleur ou plutôt le seul moyen de convaincre ces sceptiques endurcis, c'est de leur prouver, par des faits précis, que la science prophétique n'est pas vaine, que ses calculs atteignent souvent leur but, et que les choses futures cessent d'être un mystère pour ceux qui les abordent avec une foi sincère et un esprit droit.
« Qu'on parcoure la collection de YAlmanach prophétique, déjà composée de douze volumes, et l'on y trouvera, presque à chaque page, des prophéties clairement énoncées, concluantes, dont l'avenir s'est chargé de justifier l'exactitude.
« Qu'on lise l'Almanach de 1842, p. 18, 19 et 33; celui de 1843, p. 56; celui de 1844, p. 14 et 3o : celui de 1846, p. 34, 35 et 36; celui de 1848, p. 41, 48 et suiv.; celui de i85o, p. 38 et 48 ; celui de i85i, p. 60, 85 et 86 ; celui de i8i>2, p. 33, 35 et 71, et il sera impossible de douter du caractère grave et utile des travaux de YAlmanach prophétique. »
Faut-il ajouter foi aux déclarations, aux affirmations de tous ces modernes pronostiqueurs, lorsqu'ils nous disent que le marchand accoudé sur son comptoir, l'ouvrier courbé sur son métier, tous, aux approches de i85i, croyaient à un je ne sais quoi devant sauver la société. On ne saurait trop se prononcer. Mais un fait certain, c'est que les événements aidèrent singulièrement le prince Louis-Napoléon dans ses préparatifs de coup d'état.
L'astrologie, le magnétisme, la chiromancie, la phrénologie se donnaient la main : il y avait du Diable dans l'air, une sorte d'influence satanique pesait sur tout le colportage (1). Les almanachs publiaient, très sérieusement, « l'explication des charmes, maléfices, philtres et talismans», l'histoire du Diable, des dictionnaires des songes, et même, discutaient sur la bête de l'Apocalypse. Gomme un retour au moyen âge, aux années sombres des siècles encore plongés dans l'ignorance. A ce point de vue, la publication des almanachs prophétiques jette un jour particulier sur la littérature populaire de 1840 à 1 855. Les Mathieu Laënsberg, les Liège, les Nostradamus, poussaient drus, simples, dou-
(i). Voir, notamment, au cours de notre Bibliographie :La queue du Diable (1846). — Etrennes de Satan (1847). — Almanach du Diable amoureux (1849). — Conseils de Satan aux Jésuites (1849). — Le Diable rouge (i85o). — Le Diable vert (1854). — La malice du Diable.
blés, triples, vrais, véridiques, indispensables, venant de tous les coins de France, pénétrant partout, se plaçant sous l'égide du grand homme, du grand prophète (i). C'était comme une trainée cabalistico-napoléonienne à travers les villes et les campagnes.
Battant la grosse caisse, vantant leurs prédictions, les almanachs menaient grand bruit autour de leurs blagues : ils forçaient le public à se retourner, quand ils n'attiraient pas sur eux l'attention de la Censure, de cette même Censure qui ne leur fut point tendre, sous la Restauration (2), qui, bientôt, allait les détruire à coups de jugements (3), ou lancer contre eux la gendarmerie des divisions militaires (4).
Du reste, ils répondaient d'eux-mêmes, en publiant le « grrrrand jugement, condamnation et exécution de tous les almanachs pour
L'Almanach comique. — Achetez-moi, je suis le plus cocasse. 1 année I 047 », OU la « dlS- L'Almanach pour rire. — Ne l'écoutez pas, le vrai farceur, cilSSÎon et controverse
LAlmanach prophétique.— Prenez-moi ! je suis un aima- entre prophètes allïiananach sérieux. r r
L'Almanach lunatique. — C'est un vieux blagueur ! adressez- chiens », Théâtre, chanvous à moi.
Chœur des Almanachs. — Donnez-moi la préférence. SOn, Caricature, tOUteS les
Le Bourgeois ahuri.— Pour l'amour de Dieu! laissez-moi , , ,
tranquille, je vous prends tous! productions leur reser-
(r) Derche, Demoraine et Boucquin, Moronval furent les éditeurs de tous ces nouveaux « Liégeois », à partir de 1844,
(2) La censure de la Restauration frappa les almanachs politiques, surtout à cause de leurs prédictions libérales et napoléoniennes.
(3) Sous la présidence du prince Louis-Napoléon et durant les premières années de TEmpire, l'autorité s'attaqua, surtout, aux publications démocratiques. Des jugements ordonnèrent la destruction de VAlmanach-Cathéchisme (1854), de YAlmanach de la France démocratique et de VAlmanach populaire de la France (i852), tous deux par Bouton, de YAlmanach de l'Organisation sociale, par Dezamy.
(4) Plusieurs compositions de Vernier, dans le Charivari, feront allusion à ces rafles d'almanachs opérées par la gendarmerie. (Voir la collection de ce journal entre 1849 et i853).
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