ÉPITRE A LA LIBERTÉ
Qu'un silence pusillanime Consacre la neutralité De tout bon citoyen qui du crime Redoute encore l'activité :
Moi, qui ne tiens à l'existence Que pour la perdre au lit d'honneur, J'attends tout avec assurance, Et ma voix répond à mon coeur.
* * C'est à toi, Liberté chérie Que ma muse offre ses accens:
Ton bras qui sauva la Patrie La défendra dans tous les tems!
Non, rien n'impose à mon langage:
Pour toujours, tu brisas nos fers:
Et le rhythme {sic) de l'esclavage Ne doit pas régner dans nos vers.
Avant que la juste vengeance
Vint rompre nos honteux liens,
La faim, la mort ou le silence
Etaient le lot du plébéien:
Aujourd'hui, nous marchons sans crainte
Et sans anéantir les loix.
Ce qui respire en notre enceinte
De l'homme a repris tous les droits.
Grâce à Louis, grâce à tes armes
Nos bienfaisans cultivateurs
Ne verront plus baigné de larmes
Le pain qu'on doit à leurs sueurs.
Le Français respire un air libre;
Et, par des soins bien entendus,
Il va maintenir l'équilibre
Dans la balance des vertus.
Avec calendrier et un cahier de « Perte etGain. » [De i5oà25o fr. suivant l'état et la reliure.] [Coll. de Savigny.}
978. — L'ESPRIT DU SIECLE ou Les Prestiges de l'Imagination. Almanach orné de jolies gravures. || A Paris, chez Jubert, Doreur, rue St-Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n° 36 (1790). In-24.
Titre gravé par Dorgez, dans un encadrement
amoureuses.— 10. Le Fou raisonnable. — II. Le
Voyage interrompu, [avec des couplets bien dans
« l'esprit du siècle. »] — 12. La Lettre de change.
Texte, chansons et musique, entièrement gravé.
Les pauvres Parens ont beau faire, Le plus fin d'entre eux n'est qu'un sot
vindicati/
les ' fyàes - amaufeuses
Figures de Dorgez pour l'Almanach « l'Esprit du Siècle. » [D'après un exemplaire appartenant à M. de Savigny de Moncorps.]
avec sujet, et 12 ravissantes gravures, signées Dorgez : 1. Inkle et Yarico. — 2. Le Vieillard véridique. — 3. Les Trois définitions inutiles. — 4. L'Aveugle et le Boiteux. — 5. Les cinq Fauvettes. — 6. L'Esprit du Siècle. (Le jeu, la gratte, l'amour.) — 7. Le Batelier vindicatif :
... au milieu de la rivière Pierre suspend son aviron, Et demande pour son salaire Ce que l'on accorde à Damon ; Sous peine encor d'être noyée . . .
On pense bien qu'en pareil cas Toute fille est trop effrayée Pour ne pas céder ses appas.
Voilà donc Lucette rendue Et le Batelier satisfait ; Mais personne ne l'avait vu, Et Pierre est un garçon discret.
« Au bout du compte, se dit-elle, Je ne vois pas le mal si gund ; Car, sans compter la bagatelle, Il m'a donné passage franc. »