XLVIII. 1748-1753. In
Le calendrier présente ceci de nouveau qu'il indique l'année de la mort de chaque saint. L'auteur était Louis Chazot de Nantigny.
[B. N. Année 1748.]
168.-ALMANACH DES CURIEUX pour l'année mil sept cens quarante-neuf.
Où les Curieux trouveront la Réponse agréable des Demandes les plus divertissantes, pour se réjouir dans les Compagnies. D A Paris, de l'imprimerie de Gissey, rue de la Vieille Bouderie, à l'Arbre-de- Jessé. 1749 et suite. In-3-2.
Au verso de ce titre se trouve une gravure populaire sur bois, de même hauteur, ayant en haut un Amour qui tient un cadran (la Roue de la Fortune) au milieu duquel on lit: «Almanach de lamour / sic) et de la Fortune.» Au bas un homme et une femme se rencontrant sur la terrasse d'un parc Louis XIV. Chacun d'eux tient en main
un long bâton avec une devise ainsi conçue le cherche lamor — Et moy la Fortune. Sur le privilège le titre est libellé : « Almanach des Curieux ou le hasard de la Fortune.»
Almanach de questions et de réponses sur des sujets populaires (Si votre femme est enceinte d'un fils ou d'uno fille ; Si votre maîtresse vous aime mieux que votre rival; Si l'affaire que l'on vous a proposée réussira ; Si votre servante boit votre vin, et autres enfantillages du même genre.) C'est la roue de Fortune de l'image qui, avec ses douze nombres, doit donner la réponse aux questions.
Cet almanach parut jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. On le retrouve, pour 1789, chez la veuve Duchesne, avec le titre suivant:
— Almanach des Curieux ou le Hasard de la Fortune pour la présente année. Avec 60 questions ayant chacune 12 réponses différentes.
169. — ALMANACH DE TABLE pour l'année 1750, contenant un détail exact de tout ce qui sert à la vie de l'homme et à la bonne chère dans chaque saison de l'année. H Paris, veuve Noël Pissot. 1749. In-12.
Almanach de spécialités.
[De 7 à 8 fr.]
170. — LE CALENDRIER DE LA COUR DE PARLEMENT, pour l'annie 1749. Contenant Plusieurs Notes intéressantes sur l'origine de chaque Roïaume ou Souveraineté, un Abrégé Chronologique et Historique du Parlement, avec un Journal des Audiences du Palais, etc. || Imprimé Pour les Supôts de Thémis.
(A Paris). In-24.
Cet ouvrage s'ouvre par une préface intitulée « Au Lecteur » dont voici quelques extraits :
« Il est dans le centre de cette Capitale (Paris) une sorte d'Empire (le Palais de Justice) composé de différentes Nations. Une seule Souveraine (la Loi) y commande. Cette Reine puissante est absolue et inexorable, quoique d'un naturel doux et pacifique. Elle est crainte et respectée par tous ses sujets (les Plaideurs), qui cependant, 'par une singularité, qui n'a point d'exemple, ne laissent pas d'être souvent rebelles à ses volontez. Elle a beau les punir, elle ne les corrige point. Un esprit de vertige et de révolte les excite sans cesse à la désobéissance. Une guerre intestine, qui pour n'être pas sanglante, n'en est pas moins cruelle, agite continuellement ces Peuples. Ils cherchent tous à se détruire sans néanmoins attenter à leur vie. Certaine espèce de Monstre (la chicane), que je nommerai génie, enfant de cette guerre, se nourrit
de leur mésintelligence; c'est lui qui l'excite, et il l'entretient par les subtilitez d'un Art (la Procédure), qui fut fait pour le bien, mais dont il abuse au préjudice de ces malheureux.
« Des Ministres (les Magistrats) sans nombre, dépositaires des volontés de la Souveraine, revêtus même de tout son pouvoir, travaillent sans cesse à pacifier tous ces différends, afin de rétablir la paix parmi ces peuples indociles, mais c'est à quoi ils ne parviendront jamais, tant que ces derniers seront inspirés par le dangereux génie. L'insatiable, dans la vûë d'empêcher un dessein si salutaire, a trouvé le moïen d'introduire dans le langage, qui jadis était simple et uniforme dans tout l'Empire, certains mots de cabale, si barbares et si obscurs, qu'il en est enfin devenu inintelligible à ceux qui ne sont point initiés dans ses mistères... C'est à tous les Peuples de ce vaste Etat que j'ai destiné cet Ouvrage. »
Contient en plus des matières indiquées sur le
titre ; les Parlements de Province et l'étendue de
leur ressort ; un abrégé historique du Parlement
de Paris, ses accroissements et son état présent; le
Catalogue des livres les plus nécessaires à la
profession d'Avocat, avec leur prix.
171. — ÉTRENNES A MM. LES RI- BAUTEURS, les suppléments aux Écosseuses, ou Margot la Mal-peignée en bel humeur et ses qualités. || S. I. (Paris, chez Cailleau). 1749 et suite.
Recueil de pièces poissardes, attribué à Vadé, faisant partie de la littérature de colportage et qui, comme les publications de l'époque, contient quelquefois un calendrier au milieu.
[D'après un catalogue.]
172. — ÉTRENNES AUX FRANCS- MAÇONS. Pour l'Année 1 749. [Épigraphe:] Amicitia pares aut accepit, aut facit. || M.DCC.XL1X. SA. [Paris, chez Duchesne.] 1749 et suite. In-32.
Frontispice allégorique sur bois.
Texte composé de chansons ayant toutes pour sujet la franc-maçonnerie.
Parut, dès 1750, sous le titre suivant :
— Etrennes curieuses et utiles aux Francs-Maçons . Pour l'Année M.DCC.L. [Epigraphe:] Duke ridentes socios amabo, Dulce Ioquentes: Hor. S. /. [A Londres et à Paris.]
Avec titre et frontispice gravés, variant chaque année, mais invariablement composés d'attributs maçonniques: laurier, truelle, équerre, compas. Sur le titre de i75o, dans un nuage, quatre mains se serrant. Le frontispice de 1754, plus orné, représente au milieu d'un salon deux hommes, dont
XVIIIe SIECLE
l'un, maçon novice, les yeux bandés, est conduit par son aîné ; comme légende ces deux vers d'Horace :
Ne fidos inter amicos
Sit, qui dicta foras eliminet.
Le texte est un mélange de prose et de chansons ; les mêmes articles se retrouvent quelquefois dans des années différentes, citons : Extrait de l'histoire particulière des francs-maçons de la Grande-Bretagne ; Formule d'un discours prononcé pour l'institution d'une loge; Vers maçonniques correspondant aux signes de chaque mois :
Ici les Gémeaux :
. . . Tous les bons maçons sont des frères Gémeaux Qui se reconnaîtront par d'infaillibles marques.
Là la Balance :
Vous l'avez exilée (Thémis) et ne la verrez plus;
Mais sa Balance et tous ses attributs Sont mis entre les mains de la Maçonnerie.
[B. N. Années 1749 et I75o. [| A. 1754 au baron Pichon.] Voir, pour la suite, n" 208.
i73. — ÉTRENNE GALANTE, contenant le Calendrier pour l'Année 1749. Et un Nouveau Receuil (sic) De Vaudevilles, Muzettes, Parodies, Ronde de Table, Récit de Basse, etc. || A Paris, chez Daumont rue de la Ferronnerie, à l'Aigle d'Or.
In-18.
Titre gravé dans un cadre orné.
Almanach entièrement gravé, chansons, musique et calendrier.
C'est la seule publication que j'ai vue avec le nom de cet éditeur.
174. — NOUVELLES ÉTRENNES UTILES ET AGRÉABLES, contenant un recueil de Chansons morales etd'Embiesmes, sur de petits Airs et Vaudevilles connus, notés à la fin pour en faciliter le Chant; Avec le Calendrier pour l'Année 1749. [Épigraphe:] Utile dulci. || A Paris, chez Ph. N. Lottin et Jacques H. Butard, Imprimeur-Libraire, rue Saint- Jacques, près celle de la Parcheminerie, à la Vérité. M.DCC.XLIX. In-24.
Recueil moral comme l'indique le titre, pouvant faire suite, quoique n'étant pas du même auteur, aux petites Fables en Vaudeville. L'éditeur dans un préavis s'élève contre les galanteries dangereuses, contre les obscénités, contre les équivoques indécentes des chansons en vogue, causes, dit-il, des plus pernicieux effets dans la société. D'après l'éditeur également, l'ouvrage serait « de la façon
d'une Dame, irrévocablement fixée par état dans la province, assez loin de la capitale, nourrie de la lecture assidue des auteurs. »
Ce ne sont, du reste, que chansons contre le vice et la volupté; luxe, danse, spectacles, etc..
175. — LE CALENDRIER DES JAR- DINIERS, qui enseigne ce qu'il faut faire dans le Potager, dans les Pépinières, dans les Serres, et dans les Jardins de Fleurs tous les Mois de l'année. Traduit de l'Anglois, de M. Bradley, de la Société Royale de Londres, et Professeur de Botanique dans l'Université de Cambridge.
Plus une Description des Serres, et la manière de cultiver les Ananas en Hollande et en Allemagne. Avec des Planches et une Instruction pour construire et gouverner lesdites Serres. Ouvrage utile aux Jardiniers, et à tous ceux qui ont des Jardins Potagers, des Pépinières, des Parterres et des Fleurs. || A Paris, chez la Veuve Piget, quay des Augustins, à S. Jacques; Durand, rue S. -Jacques, à S.
Landry. M. DCC.L. 1750 et suite. In-12.
Le privilège étant de 1738 l'almanach a dû paraître antérieurement. S'il ne se débitait pas chaque année en édition nouvelle, en tout cas il a paru postérieurement, car la France Littéraire de 1785 annonce « Le Calendrier du Jardinier » également de M. Bradley, chez Guillot, rue Saint-Jacques. Les planches sont gravées par Scotin sur les dessins de M. Galiléi.
176. — CALENDRIER DES PRINCES ET DE LA NOBLESSE pour l'année 1750.ll A Paris, chez Delaguette, Imprimeur-Libraire, rue Saint-Jacques, à l'Olivier. M. DCC.L.
Avis de l'Imprimeur indiquant que cet almanach vient pour remplacer Y Almanach Généalogique. Liste des rois et reines de France. Liste alphabétique des maisons honorées par les charges de la Couronne. « C'est le calendrier des vivants » dit-il, « on n'a point voulu faire de nécrologe. « [Voir, plus loin, n° 329.]
177. — CALENDRIER HISTORIQUE POUR L'ANNÉE M. DCC. L. Avec L'Origine de toutes les Maisons Souveraines, Tirée Du nouvel Abrégé Chronologique de l'Histoire de l'Europe. || A Paris, chez Jean-Noel Leloup, à l'entrée du quai des Augustins, àS.-Chrysostome. In-24.
Attribué à Lenglet-Dufresnoy.
Le texte est un extrait du Nouvel Abrégé Chronologique de l'Histoire de l'Europe, publié par le même éditeur. Il donne la France, et devait être suivi successivement par l'Italie, l'Allemagne, et les autres Monarchies, « chacune desquelles, liton dans l'avis, fera deux volumes ».
Malgré l'approbation donnée par le censeur en Juin et Octobre 1749, le volume fut supprimé par arrêt du conseil le 3 Janvier 1750, à la suite des plaintes portées par l'Ambassadeur d'Angleterre. Des poursuites furent dirigées contre Lenglet- Dufresnoy, le libraire Leloup, et deux Ecossais qui avaient plus ou moins prêté leur nom pour l'obtention du privilège. Le véritable auteur serait, du reste, l'écossais Gosford. (Voir, au sujet de cet almanach, le Journal Historique de l'avocat Barbier.)
178. — ALMANACH DAUPHIN, OU HISTOIRE ABRÉGÉE DES PRINCES qui ont porté le nom de Dauphin, par le sieur C*** G***. Trois livres avec les portraits, vingt-quatre sols sans portraits. Il A Paris, chez Ch. Guillaume.
1751. In-8.
Volume fort curieux orné de 23 portraits par S. Desrochers, lesquels représentent Charles V, premier Dauphin, Charles VI, Charles VII, Louis XI, Charles VIII, Anne de Bretagne, Henri II, Catherine de Médicis, François II, Marie Stuart, Louis XIII, Anne d'Autriche, Louis XIV, Marie-Thérèse, le Dauphin fils de Louis XIV, Christine de Bavière, Louis duc de Bourgogne, Marie-Adélaïde, duchesse de Bourgogne, Le Roi et la Reine (Louis XV et Marie Leczinska), Marie - Thérèse Infante d'Espagne, Marie-Joseph de Saxe, Dauphine de France, Jeanne d'Arc dite la Pucelle d'Orléans.
Comme frontispice le dauphin Louis, né à Versailles en 172g.
Chacun de ces portraits est dans un médaillon ovale avec cadre, — le nom et les titres soit dans le cadre soit dans un ornement spécial, — le tout reposant sur une tablette dans laquelle figurent quatre vers plus ou moins élogieux à l'adresse du personnage.
On pourra être surpris de trouver Jeanne d'Arc, parmi ces dauphins et dauphines. Voici les vers qui se lisent au bas de son portrait :
Par le bras de cette Amazone Le Ciel Secourut les françois ; Remit Charle Sept sur le Trône Et nous délivra des Anglois.
Plusieurs de ces portraits, — tous faisant partie de la suite Desrochers, et ayant paru précédemment comme feuilles-volantes — portent la mention : Stepha. Desrochers sculpsil, i6çj.
Le texte se compose de très courtes notices biographiques.
[Rare: de 80 à 100 fr. Un exemplaire avec très élégante reliure de Dubuisson a été catalogué 35o fr. par Morgand.]