HEURES A LA CAVALIÈRE
Il A Paris, chez T. de Hansy,à St-Nicolas. ij5i. In-32.
Avec calendrier et tableau des fêtes mobiles de 175 1 à 1670.
[Coll. Georges Salomon.l
i83. — NOUVEAU CALENDRIER DU DESTIN précédé de tous les Amusements de Paris pendant l'année. A Paris,
chés (sic) Duchêne, Libraire, rue St-Jac-
ques, au dessous de la Fontaine St-Benoit (12 sols). 1751-1762.
Titre gravé sur une feuille pliée en trois enveloppant l'almanach, avec musique au verso, et à la fin. Un second titre imprimé porte : « Nouveau Calendrier du Destin, Chantant. Pour l'Amusement des Compagnies dans l'Oisiveté. \\ En Province et se trouve chez Duchesne. » Au verso de ce second titre est un avertissement disant : «Nous autres Libraires de Province, ne jugeons des bons ouvrages qu'autant que le débit [répond à notre espérance.
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Cet almanach est donc très bon puisqu'il a été imprimé quatre fois.» C'est du reste la réapparition, sous un nouveau titre, d'un précédent almanach et sans un mot sur les amusements de Paris. Sur les catalogues Duchesne figure encore un « calendrier du Destin, » (1753) très probablement le même.
184. — ALMANACH DES BEAUX- ARTS, contenant les Noms et les ouvrages des Gens de Lettres, des Sçavants (sic) et des Artistes célèbres qui vivent actuellement en France. Avec des Vaudevilles Allégoriques sur les Beaux-Arts. || A Paris, chez Duchesne, Libraire, rue St-Jacques, au-dessous de la Fontaine St- Benoît, au Temple du Goût. M.DCG.LII (1752-1704). In-24.
Précieux almanach fondé et rédigé par Duport du Tertre, qui devait être pour les arts et les lettres, le pendant de Y Almanach des Spectacles,
malheureusement, il n'eut pas la vie longue, même après sa transformation en France Littéraire.
La première année fait connaître l'anonymat de certaines œuvres, ce qui ne se présenta presque plus par la suite. On lit, en effet, dans l'avertissement de la 2e année : « Il m'est arrivé quelquefois de mettre sous le nom d'un Auteur certains ouvrages que les bonnes raisons l'obligeoient de désavouer. Il n'y a eu en cela aucune mauvaise intention de ma part, et j'aurai soin dans la suite qu'on ne puisse se plaindre de moi à ce sujet. »
Comme artistes figuraient seuls, dans la première année, les peintres, sculpteurs, et graveurs de l'Académie Royale.
L'année 1753, la plus complète comme texte, donne des notes sur les Académies, l'Architecture, la Jurisprudence, la Censure, la Musique, la Comédie, la Grammaire, la Gravure, l'Histoire, l'Horlogerie, le Journal, les Orateurs, la Peinture, le Dessin, les Opéras, la Philologie, la Philosophie, la Poésie, les Romans, la Sculpture, la Théologie, la Tragédie. A la suite de ces petites notices se trouvent les noms des spécialistes les plus connus avec le titre de leurs œuvres. La façon dont l'auteur raconte la création du journal vaut la peine d'être reproduite : « Les journaux, » dit-il, « ont été inventé pour la commodité des personnes qui sont trop occupées ou trop paresseux pour lire les Livres entier » (sic). La première année seulement a des tables donnant les noms des gens de lettres qui figurent dans l'almanach.
Les chirurgiens et médecins-auteurs prirent place, eux aussi, en 1753, dans cette sorte de Bottin, avec la liste de leurs œuvres.
D'autre part, une particularité assez curieuse du caractère d'alors nous est révélée par l'avis de l'année 1753 : « 11 y a des gens de qualité,» y liton, « qui cherchent à briller dans la République des Lettres et qui rougissent ensuite de se voir sur la liste des Auteurs comme si la science dégradait la noblesse. »
Enfin dans l'avertissement de cette même année on lit encore ce qui suit : « Il y a quelques auteurs qui voudroient que l'on fit mention de leurs moindres ouvrages, et qui exigent qu'on entre dans le plus grand détail. Si j'avois rapporté tous les titres de chacune de leurs productions, au lieu d'un Almanach, j'aurois fait un in-folio. D'autres Ecrivains, au contraire, trouvent mauvais qu'on mette sous leurs noms certains Ouvrages que le Public n'a pas reçu favorablement et dont ils sont fâchés qu'on rappelle le souvenir. »
D'où il faut conclure que les susceptibilités et les exigences littéraires ne datent pas d'aujourd'hui.
Les vaudevilles sur les beaux-arts qui terminent l'almanach sont de M. Nau le fournisseur attitré des publications de Duchesne. Chaque partie se trouve ainsi avoir sa petite poésie. L'éditeur prétendait amuser après avoir instruit.
XVIIIe SIECLE
L'année 1753 se termine par un supplément de
II pages. Voir, pour la suite, la France Littéraire
[B. Carn.]
i85. — ALMANACH DES DESSERTS, par M. Nau (vers 1752).
Série de couplets et vaudevilles.
[D'après la France Littéraire.]
186. — ALMANACH DES RUELLES ou Calendrier galant et historique de l'île de Cythère (par Aublet de Maubuy).S. /. n.d.ln-8.
Publié vers 1752, d'après une note de d'Hemery, alors inspecteur de la librairie.