‹ Les almanachs françaisChapitre 169 sur 521 · LA LIQUEUR SPIRITUEUSE · texte numérisé non relu

LA LIQUEUR SPIRITUEUSE

Air : Je n’ai jamais chéri la vie d'Alceste

De ce Compositeur unique Remarquez la perfection.

Ah ! de quelle admiration On est rempli par sa Musique !

Oui, de Glück les heureux travaux Charmèrent l'Allemagne et la France :

Dans tout l'Univers on l’encense,

Jusqu’au plus brillant des Caveaux.

C'est là qu’on voit le Nouvelliste L’Ecrivain avec l’Amateur,

En critiquant un Orateur,

De ses défauts grossir la Liste,

Tandis que de parfait Amour Un Elégant à deux Coquettes En débitant maintes fleurettes,

Offre des Verres tour à tour.

Il leur parle de sa tendresse Du ton le plus avantageux ;

Même à paroître courageux Il sait briller avec adresse :

Loin de pousser de longs Soupirs,

Dont l’usage a banni la mode,

Suivant la nouvelle Méthode,

On ne parle que de Plaisirs.

Compositions de Dorgez pour l’almanach « Les Amusemens de Paris, » — D’après l’exemplaire appartenant à M. de Savignv.

Au premier abord on arrange Très facilement un Duo :

Mais faire un amoureux Trio C’est un Accord vraiment étrange ;

A ce Chef-d’Œuvre de son Art Ne doutant de rien il aspire,

Hélas! Je tremble qu’il n’expire,

S’il n'y réussit par hazard (sic).

[Coll, de Savigny. [| Vente Destailleurs, 170 fr.

819. — CALENDRIER PHILANTRO- PIQUE pour l’Année 1786. |[ A Paris, 1786 à 1793 et suite. In-f2.

Sur le titre : insignes de la « Société philantropique de Paris », une main tenant un arrosoir et le vidant à grande eau, sur les champs, avec la devise : Donec e ccelo descendat (autrement dit : jusqu'à ce que la rosée bienfaisante descende du ciel !) et la date : Maison philantropique de Paris , 178/.

Il s’agit, ici, d’une institution de bienfaisance fondée en 1780 (1), qui avait des sortes de succursales

(1) La Société Philanthropique existe toujours. C'est elle qui a organisé les intéressantes Expositions de L'Art sous Louis XIV et des Portraits du Siècle.

en province, à Versailles, Senlis, Bordeaux, Besançon, Annonay, et qui avait spécialement en vue les classes infortunées pour lesquelles l’établissement des hôpitaux, les aumônes distribuées dans les paroisses, les observations des Académies ne pouvaient être d’aucune utilité : elle secourait les ouvriers octogénaires, les aveugles-nés, les femmes enceintes de leur sixième enfant, les familles composées de neuf enfants et les ouvriers estropiés qui en avaient trois. De plus, elle s’intéressait, en faveur des enfants aveugles, aux « Ecoles de lecture et de filature » sous la direction de Hauy.

Ce calendrier, imprimé sur beau papier, donnait, chaque année, l’administration, le personnel, les réglements et une table alphabétique des membres, avec la division de la ville en un certain nombre de départements, administrés chacun par un comité. Nombre de grands personnages et d’économistes faisaient partie de la Société.

On y trouve, également, des renseignements précieux sur le nombre des individus secourus : en 1788, 1789 et 1790 de mille à douze cents ; en 1791, 980; en 1792,920. « Cette diminution, » dit l’introduction de l’année 1793, « n’a pu provenir que des événements publics qui ont occasionné l’éloignement d’un grand nombre de personnes et qui ont diminué presque toutes les fortunes. » C’est à cette cause, du reste, plutôt qu’à l’inconstance, que la Société attribuait la retraite de ses membres.

A partir de 1789 le titre se complète ainsi : « A Paris, Imprimé par Clousier, impr. du Roi et membre de la Société philantropique, rue de Sorbonne. » L’année 1793 porte: « Maison Philantropique de Paris, établie en 1780. »

11 est possible que ce calendrier ait paru dès 1780 : toutefois, je n’ai pas pu rencontrer d’année antérieure à 1786.

[B. Ars. || B. N. Années 1787, 1789, 1793.]

Voir, plus loin, Y Annuaire de la Société philan tropique .

820. — LES CAPRICES DE L’AMOUR ET DE BACCUS (sic) OU CHACUN A SON GOUT. Chansonnier françois. Élite de Chansons, Romances, Vaudevilles, des Auteurs les plus agréables en ce genre, notamment Saurin, Marivaux, Firon, Vadé, Renier-Desmarais, Lattaignant, d’Orneval, Ponteau, d’Alembert, le présid. Hénault, Favart, Collé, le chev. de Boufflers, de Beaumarchais, de Piis, Fr. de Neufchâteau, Maréchal, le chev.

de Cubières, Andrieux, Madame Deshoulières, etc. || A Paris, chez Desnos, In- i génieur-Géographe et Libraire du Roi | de Danemarck, rue Saint-Jacques, au ; Globe. (1786). In-24.

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