En l’honneur du plus charmant des Dieux
Je pose ici ce flambeau radieux.
Couplets au verso des parties de gravures se repliant.
[Un almanach de cette espèce, passé en vente en 1891. a atteint 25o fr.]
[Coll, de Savigny.]
823. — LES DÉLICES DU PALAIS- ROYAL. Musée et Arts. || A Paris, chez Boulanger, rue du Petit-Pont, à PImage Notre-Dame. (1786). In-32.
Le titre-frontispice, dessiné et gravé par Queverdo, est composé d’une série de petits cartouches sur lesquels on lit les noms des divertissements que le voyageur rencontre au Palais-Royal.
Cet almanach, entièrement gravé, texte et calendrier, est orné de 12 figures très]v finement dessinées par Dambrun, reproduisant, toutes, des vues ou des sujets du Palais-Royal : I. Le Mar-
chand de marrons. — 2. Galleries ou Arcades. — 3. La soirée au Jardin. — 4. Les Ombres Chinoises. — 5. Le caffé du Caveau. — 6. Bains de Santé. — 7. Variétés Amusantes. — 8. Sallon de Curtius. — 9. Les Boutiques de bois. — 10. Les Comédiens de bois. — II. Pavillons de treillage. — 12. Vue générale du jardin.
Les Délices du Palais-Royal peuvent être considérés comme un des petits bijoux du xvm® siècle.
Voici la chanson des « Galleries » qui énumère tout ce qu’on rencontrait en ce séjour enchanteur :
LES GALLERIES. (sic)
Air : On compterait les Diamans.
Des plaisirs, des jeux et des ris Ici la troupe se rassemble ;
Ici pour embellir Paris
On les voit s'accorder ensemble,
Le commerce encore au berceau Sourit au (sic) efforts de Mercure :
Tout est tranquille, tout est beau Sous cette vaste architecture.
Les Ombres, les Variétés,
Et les enfans de Terpsicore (sic)
Offrent aux regards enchantés
Des beautées (sic) qu’ailleurs on ignore,
Et Curtius, un moule en main,
L’œil fixé sur votre figure,
Fera plus par son art divin Que ne fit pour vous la nature.
Chez la Marchande de Bijoux Mille jeux percent le vitrage,
A prendre part à ses ragoûts La Gaufrière vous engage ;
Si dans un moment de loisir Quelque Souci vous importune,
Quatre Billards vont vous ouvrir Trente chemins à la fortune.
Nous égayant par ses bons mots,
Momus badine avec Thalie;
Les brouhahas de ses grelots Réveillent l’aimable folie ;
Il faut sourire malgré soi A sa gentille extravagance ;
Rions, faisons-nous cette loi,
On est malheureux quand on pense.
Hâtons-nous de le dire : les vers ne sont pas à la hauteur des estampes, mais, en cet almanach, tout est frais et coquet, même les reliures qui, quelquefois, en guise d’armoiries, ont des vuesmédaillons du Palais-Royal. Le calendrier se trouve divisé en deux parties: les six premiers mois au commencement, les six derniers à la fin.
[25o à 3oo fr. suivant l’état et la reliure.] [Coll, de Savigny.
824. — ÉTRENNES ANACRÉONTI- QUES. || A Paris, chez Boulanger, rue du Petit-Pont, Maison de l’Image Notre- Dame. (1786). In-32.
Avec figures.
[D'après un catalogue de l'époque.]
825. - ÉTRENNES AUX VIVANS, ou l’Art de vivre agréablement, sans nuire à sa santé. || A Paris, chez Ch.-Guil'l. Leclerc, libraire, quai des Augustins, à la Toison d’or. M.DGC.LXXXVI. In-24.
Contient des articles sur l'art culinaire : la propriété de chaque mets, les indications de marque de bonté de chacun d'eux et la meilleure manière de les accommoder.