LE PANORAMA DES MOIS
A Paris, chez Janet, libraire et marchand de musique, rue Saint-Jacques, n° 5g.
1790. In-32.
Almanach orné de 6 gravures.
990. — LE PETIT CADEAU NATIO- NAL ou Étrennes à la belle jeunesse. Mélange original et récréatif, par M. Déduit, auteur patriote. || Paris, Laurent, premier Imprimeur de la Nation. 1790. In-32.
Mélange plus récréatif qu'original dans lequel on trouve des vers, de la prose, des dialogues, et jusqu’à un dictionnaire philosophico-national.
991. — LE PRIX DU A L’AMOUR Je l’offre à Vous que j’aime. || A Paris, chez Boulanger, Relieur et Doreur, rue du Petit-Pont, à l’Image Notre-Dame. 1790.
In-32.
Ravissant titre portant au bas : « Queverdo de! et sculp. 1788. » Almanach entièrement gravé avec musique, et 12 figures galantes, très certainement : dues au même artiste. Voici les légendes de ces charmantes petites vignettes qui se rapportent aux chansons : I. Le Bois de Boulogne :
De ces nouvelles cavalcades Les dames font tout l'ornement,
On les voit dans les promenades Monter un coursier élégant.
2. Le Jardin de Cythère. — 3. La Fête du ! Château. — 4. Beau coup d’œil (Jeune femme j
remettant sa jarretière.) — 5. Le Messager fidèle. — 6. L'Amant Hermite (sic). — 7. Les Amans surpris :
Dans un bosquet qu’en son enceinte Enferme un parc délicieux,
Loin de la sévère contrainte Ces deux amans étoit (sic) heureux,
A travers un épais feuillage Tout-à-coup la mère paroit L’amant s'enfuit... mais le dommage Etoit déjà fait.
8. L’Amant de Justine. — 9. L’Heureuse rencontre. — 10. L’Isle des Amans (ou la partie carrée.) — II. La Double jouissance (planche polissonne dont le xviii6 siècle a fait grand usage : tandis que, sur le devant, deux amants en sont aux doux préparatifs de l'Amour ; dans le fond, derrière un buisson, quatre jambes montrent qu’on n’est point inactif.)
Puisqu’on doit aimer ici-bas On désire la jouissance,
En nous flattant par ses appas.
Elle propage l’existence ;
Et l’on puise dans le désir La nécessité du plaisir.
Quand je vois de jeunes amans Dans un bosquet, sur la verdure,
Se livrer aux éclats charmans Que leur suggère la nature;
Mon cœur, hélas! pour les blâmer Sent trop combien il faut aimer.