‹ Les almanachs françaisChapitre 221 sur 521 · LA CONSTITUTION DES · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION DES

AMOURS, ou leur nouveau et meilleur Régime pour le bonheur des Amans. || A Paris, chez Froullé, Imprimeur-Libraire, quaides Augustins, 3g. 1793. In-32.

Satire amusante de la Constitution française, ou plutôt application au domaine de l’Amour des choses de la politique, s’ouvrant par une épître signée Plaisant de la Houssaye et par un avantpropos. On y voit, énumérés avec le plus grand sérieux, les Droits des Amans, le pouvoir législatif et exécutif entre amants, etc. . . Se termine par une succession de pièces sous le titre de Variétés légères.

[Cat. 5 et 6 fr.]

1122. — LES CONTRE-TEMS OU LES DISGRACES DE CYTHÈRE. Almanach lyrique, orné de jolies gravures. || A Paris, chez Janet Doreur, rue S1 Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n° 36. 1793.

In-32.

Titre gravé au milieu d’un paysage. Texte des chansons également gravé et 12 compositions dont voici les légendes : I. La cruelle attente. — 2. Le joueur. — 3. L’épouse trahie (planche polissonne). — 4. La sentinelle en défaut. — 5. Le médecin véridique. — 6. Le père dénaturé. — 7. L’officier téméraire ou le coup manqué. — 8. L’ex-

tase bien naturelle (fille en contemplation devant le portrait de son bien-aimé.) — g. Le contretems. — 10. Le mariage interrompu. — 11. Les leçons d’une bonne mère. — 12. Mélanie.

On voulut contraindre ses sens,

Elle osa s’arracher la vie.

Calendrier se dépliant et enveloppant l'almanach.

[De 80 à l5o fr., suivant l’état et la reliure.] [Coll, baron Pichon.]

1123. - DÉCADAIRE FRANÇAIS pour l’An II de la République commençant le 22 septembre 1793 et finissant le 21 septembre 1794. Rédigé conformément aux décrets de la Convention Nationale. |1 A Paris, chez Aubry, Libraire, et Directeur du Cabinet bibliographique, rue Baillet, n° 2. An II de la République. In-32.

On y a joint le décret de la Convention sur le maximum du prix des denrées et marchandises de première nécessité.

1124. — DÉCADAIRE RÉPUBLICAIN OU CALENDRIER DES VERTUS, par le citoyen Desforges. || Paris, chez Pain.

An II. In-12.

Calendrier donnant, pour chaque jour de l’année, le nom d’une vertu à pratiquer, en opposition à l'erreur, au crime, à la faiblesse, « vices monarchiques. »

Le citoyen Desforges, « homme de lettres » croyait-il véritablement pouvoir ainsi réformer l’humanité par son « Annuaire des vertus. » ?

1125. — LE DEVOIR DES ENFANS. || A Paris, chez Esnauts et Rapilly, rue St Jacques, n° 35g. (1793.) In-32.

Titre gravé. Almanach orné de 12 gravures, non signées, dont voici les légendes : 1. Le Nouvel an. — 2. L’Ecole. — 3. A confesse. — 4. Les Vacances. — 5. La Confirmation. — 6. La Bonne Fête. — 7. La Leçon de Danse. — 8. Le Prix du Catéchisme. — 9. La Première Communion. — lo. Les Oreilles d'Ane. — il. La Sainte Catherine. — 12. La Leçon d’Écriture.

Texte gravé. Ce petit almanach, rédigé par Sylvain Maréchal, se compose de couplets enfantins et d'exhortations en prose indiquant aux enfants la manière dont ils doivent se conduire envers leurs parents et envers les personnes chargées de leur éducation. Il débute par un cou-

plet de bonne annee d'un fils à son père, sur l’air de Rousseau : Je l'ai planté :

Cher papal d’un regard prospère,

Daigne agréer mes vœux ardents ;

La Bénédiction d’un père Est le trésor de ses enfants.

Calendrier gravé, pour 1793.

[De 20 à 5o fr. suivant l’état et la reliure.]

[Coll, de Savigny, ex. avec gravures coloriées.]

1126. — ÉPITRES ET ÉVANGILES DU RÉPUBLICAIN POUR TOUTES LES DÉCADES DE L’ANNÉE, A l’usage des jeunes Sans-Culottes, Présentés à la Convention Nationale, par Henriquez, Citoyen de la Section du Panthéon Français.

Prix : Quinze Sols. || A Paris, chez Valère Cailleau, Imprimeur-Libraire, rue de Bièvre n° 3y. In-32.

Eucologe républicain. A certains exemplaires se trouve joint un calendrier.

[Cat. 5 et 6 fr.]

1127. — L’ESPRIT DES AMANS OU LES AMOURS DU SIÈCLE. Almanach orné de jolies gravures. || A Paris, chez Janet, successeur du Sr Jubert, rue S1 Jacques, vis-à-vis les Mathurins. In-32.

Petit almanach de chansons légères, entièrement gravé, avec musique, est accompagné de 12 estampes dont voici les légendes :

I. L'heureux téméraire. — 2. La Saison des plaisirs. — 3. Le Fossé de Cythère. — 4. Le Cupidon de Lisette. — 5. Le Bien Suprême. — 6. Le Beaume (sic) de Vie. — 7. L'amant désespéré. — 8. Les Amours du Siècle. — 9. Le Vieillard présomptueux. — 10. Le Parti qu’il faut prendre. — II. Le fuseau. — 12. Le Tribut des Adolescens.

[Cat. Techener, ex. mar. r. avec 4 fig. seulement, 45 fr.]

1128. — ÉTRENNES AUX ÉMIGRÉS ou les Émigrans en route (par Jacquemart). || Paris, 1793. In-12.

[D'après Henri Welschinger, Almanachs de la Révolution.]

1129. — ÉTRENNES DE L’ORATEUR DU GENRE HUMAIN AUX COSMOPO- LITES (par Anacharsis Clootz). || Paris, 1793. In-8.

Pamphlet politique.

[D’après un catalogue.]

XVIIIe SIÈCLE

u3o. — ÉTRENNES DRAMATIQUES A L’USAGE DE CEUX QUI FRÉQUEN- TENT LES SPECTACLES, par un amateur. || A Paris, chez Garnier, rue St Martin, n° 72. 1793, an VI. In-18.

Almanach rédigé par Fabien Pillet qui parut à nouveau, peu après, sous le titre de : « Vérités à l’ordre du Jour, ou Nouvelle critique raisonnée tant des Acteurs et Actrices des théâtres de Paris que des pièces qui y ont été représentées (chez le même éditeur) Panem et Circenses. »

Compte-rendus sous forme de lettres à une dame sur les Spectacles.

[Coll. Arthur Pougin.]

1131. — ÉTRENNES DU MOMENT, OU ALMANACH DES SANS-CULOT- TES. [Épigraphe :]

L’amour de la patrie et de la liberté Est le sentiment qui m’inspire;

Et je ne reconnois d'empire Que l’empire des lois et de l'égalité.

|| A Paris, chez Demoraire jeune, Libraire, successeur du S' Deschamps, rue Saint- Jacques, n" 5. La veuve Guillaume, Lib., rue Saint-Honoré, n° 662. Et chez les Marchans de Nouveautés. 1793. In-18.

Frontispice à l’eau-forte, signé Joliet, D. D., représentant des sans-culottes discutant entre eux.

Sous le titre de « Epoques les plus remarquables pour le F rançais libre, » c’est une série d'entretiens patriotiques sur la politique et les questions sociales entre plusieurs personnages dénommés Bastien, Roch, Teramène, Timoléon. Et du commencement à la fin, ces dialogues se trouvent être une véritable déification du sans-culottisme.

L’auteur qui se cache sous le pseudonyme du principal interlocuteur, Timoléon, ne serait autre que l’abbé Mulot.

11 32. — ÉTRENNES DU PARNASSE ET RÉPUBLICAINES, avec mélanges de littérature française et étrangère et des anecdotes qui répandent un jour sur les circonstances du temps. || (Paris) S. L, 1793. In-12.

[D’après H. Welschinger, Almanachs de la Révolution.]

1 1 33. — ÉTRENNES EN VAUDEVIL- LES LÉGISLATIFS. |[ Paris , chez les Marchands de Nouveautés. 1793. In-18.

Satires assez violentes contre la Constitution et

contre la « tyrannie du jour », dues encore au chansonnier Marchand. Droits de l'homme, mariage civil, nouveaux costumes, ampleur du langage, tout est passé au crible de la raillerie.

Ou sensés ou nigauds Les Hommes sont égaux A la qualité près.

Avec un frontispice représentant la Constitution au Club des Jacobins : les différents partis veulent avoir la gloire de l’abattre, dit la légende, mais ils s’en disputent auparavant les lambeaux.

A la suite de ces légères épigrammes se trouve un recueil de chansons constitutionnelles et civiques ayant paru pendant l’année 1791.

[B. N. — Ye 21,656.]

1134. — ÉTRENNES NATIONALES à l’usage des Dames Patriotes pour 1793. || A Paris, chez Blanmayeur, rue du Petit- Pont, chez un Papetier. In-i 28.

Petit almanach assez grossièrement gravé avec 6 figures accomodées au goût du jour : 1. La Marchande d’oranges des bons François. — 2. La Marchande de Plaisirs des Dames Patriotes. — 3. La Vivandière de la troupe Nationale des Frontières. — 4. La Marchande de chapeaux des bons patriotes. — 5. La Marchande d’allumettes de la Garde Nationale parisienne. — 6. La Liberté fait mon désir (personnage lanterne à la main).

Chansons, devises pour les demoiselles et les garçons, et calendrier.

[Cat. rel. mar. 40 fr.] [Coll. Gaston Tissandier.]

n 35. — ÉTRENNES OU MÉMOIRE DE MARAT ET LEPELLETIER, Martyrs de la Révolution, contenant des chansons républicaines, suivi du Nouveau Calendrier. || AParis, chez Laurens jeune, Lib.- Imprim., rue Saint-Jacques, n° 37, vis-àvis celle des Mathurins. (1794-95.) In-16.'

Frontispice gravé : quatre médaillons ovales, surmontés du bonnet phrygien, et représentant les bustes de Marat, Pelletier, Chalier, Barat (sic). Au-dessous, cette légende :

De ces quatre Martirs (sic), honorons la mémoire, Portons-les en triomphe au temple de la gloire.

Recueil de chansons patriotiques, choix de vers à Marat et à Lepelletier. A la fin, se trouvent la Déclaration des droits de l’homme, et trois idylles en prose.

C’est l’apologie par la poésie des Martyrs de la Révolution auxquels l’image avait déjà élevé un véritable monument. Parmi ces pièces, quelques-

unes sont caractéristiques par leurs titres. Celle-ci notamment :

« Vers pour mettre au bas du portrait de Marat et vers envoyés chez Roland et mis dans un pâté le jour qu’il donnait un grand repas à une trentaine de crapauds du Marais, par le citoyen Després- Valmont. »

Et comme titres de chansons, signalons : « Le Salpêtre républicain, »• couplets chantés sur le théâtre de l'Opéra-Comique, « La Liberté de nos colonies », « Les ressources du peuple français », « Hymne à l’Égalité », etc.

Quant aux titres des « idylles », ils ne sont pas moins significatifs : Le Chêne de la Liberté ou la Prière civique. — Le retour du vieux père. — L’hospitalité ou le bonheur du vieux père.

Et le tout se termine par des vers à Jean- Jacques.

[Cat. io et 12 fr.]

ti 36. — ÉTRENNES PATRIOTIQUES aux Armées françaises ou Recueil des plus beaux traits de Courage, de bravoure, de Patriotisme des Armées de la République; avec gravure en taille-douce. ||A Paris, chez Girod et Teissier, Libraires, rue de la Harpe, n" 162. 1793. L’an deuxième de la République. In-32.

Ravissant frontispice de Queverdo représentant la Liberté, à ses côtés un garde française portant le drapeau aux trois couleurs, avec cette légende: Guerre aux Tirans! Paix et Liberté aux Peuples.

Poésies diverses et prose, le tout se rapportant aux actions d'éclat des armées et aux exploits personnels de Beaurepaire, Custine, Beurnonville, Kellermann, David, Dumouriez, etc.

[Cat. 7 et 9 fr.]

11 3y. - ÉTRENNES POÉTIQUES ET MORALES, par une Citoyenne, dédiées à la Convention Nationale. Pour l'an II" de la République, Ère Vulgaire 1793 et 1794. Prix 25 sols. || A Paris, chez l’auteur, boulevard Montmartre, n° 541, et chez Raimond et Villier, Libraires, quai des Augustins, n" 41. An deuxième de la République. In-18.

Couplets, épîtres et maximes. S’ouvre par une motion en faveur du sexe. (Le bonheur des femmes doit-il être seul dépendant des hommes?)

A signaler parmi les poésies : Anniversaire des têtes coupées, Tableau de Paris sous l'ancien Régime, etc.

[Cat. 5 fr.]

11 38. — ÉTRENNES SANS-CULOT- TIÈRES, Mignonnes et Chantantes, pour l’an IL || Paris, 1793. In-18.

— Ex mar. r. avec les mots : Donné par l’Amitié, en lettres d’or, sur les plats, 5 fr.

[D'après un catlaogue de libraire.]

1139. — L’ÉVANGILE DES RÉPUBLI- CAINS, Précédé du Rapport fait par le citoyen Fabre d’Églantine, sur le nouveau Calendrier décrété par la Convention Nationale. || A Paris, chez Lallemand, Libraire sur le Pont-Neuf, n° 19. L’an deuxième de la République Française, une et indivisible. In-32.

Frontispice glorifiant la Révolution sous la forme d’un monument : Hercule, sur un piédestal, couronne de lauriers la République qui tient à la main les tables de la Loi et les Droits de l’homme. A ses pieds sont enchaînés rois, nobles, évêques, hydres de la tyrannie, tandis que des débris de mitres, de crosses, de spectres, gisent épars çà et là.

Quant à l’Évangile du citoyen Salles, il est formulé ainsi en une préface « Au français libre : Plus de rois, plus de prêtres ; la liberté, l’égalité, la République une, indivisible, ou la Mort ! Voilà ton Évangile et le mien. Salut 1 »

Recueil de chansons patriotiques et dans la note sans-culottière, composées, pour la plupart, par le citoyen Salles.

Calendrier rural pour l’an IL

[Cat. 8 et 10 fr.]

1140. — LA GAMELLE PATRIOTI- QUE, Almanach chantant, Pour l’an II" de la République Française une et indivisible. Suivi du nouveau Calendrier comparatif et des Droits de l’Homme et du Citoyen. [Épigraphe :]

Mangeons à la Gamelle,

Vive le son du chaudron.

|| A Paris, chez Barba, rue Gille-cœur, n" i5; Dien, rue Saint-Séverin, n° 1 1 6 ; V" Langlois, à la Renommée. L’an 2.

In-32.

Frontispice colorié représentant deux soldats mangeant dans une gamelle, auprès d’une tente, avec cette légende : « Allons ! mangeons à la gamelle. » Recueil de chansons parmi lesquelles se trouvent deux pièces : « aux Anglais », « Hymne à la Liberté » sur l’air de la Marseillaise, l’hymne

XVIIIe SIÈCLE

à la Raison de Chénier (sur l’air de Rousseau : Je l’ai planté). « La Gamelle dédiée à la nou-

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