‹ Les almanachs françaisChapitre 222 sur 521 · LA GAMELLE · texte numérisé non relu

LA GAMELLE

PATRIOTIQUE, ALMANACH CHANTANT, POUR L’AN IIe,

■De LA. RÉPUB-LIQUE FRANÇAISE UNS ET INDIVISIBLE.

Suivi du .nouveau Calendrier comparatif et des Droits de l’Homme çt du Citoyen.

“Mangeons, à la Gamelle , Vive le son Su chaudron.

A PARIS

( Barba , rue Gille-cceur , n°. 1 5.

Chez < DLen, rue St-SeverLn, u°. 116.

( Ve. Langlois, ala renommée

velle réquisition » se chantait sur l'air de la Carmagnole :

Savez-vous pourquoi, mes amis,

Nous sommes tous si réjouis ?

C’est qu’un repas n’est bon Qu’apprêté sans façon,

Mangeons à la gamelle,

Vive le son,

Mangeons à la gamelle,

Vive le son du chaudron.

Nous faisons fi des bons repas,

On y veut rire, on ne peut pas;

Le mets le plus friand,

Dans un vase brillant,

Ne vaut pas la gamelle.

Vous qui bâillez dans vos palais Où le plaisir n’entra jamais ;

Pour vivre sans souci,

Il faut venir ici Mangera la gamelle.

[Cat. : 40 fr.] [Coll, de Bonnechose.]

ii 41. — GILLES-LE-NIAIS OU LA FILLE BIEN GARDÉE ; Almanach chantant et récréatif, contenant un peu de tout. || A Paris, chez la Veuve Tiger, Rédacteur et Éditeur, au Pilier Littéraire, Place de Cambrai. Et chez les Marchands de Nouveautés. (An II*.) In-32.

Recueil de chansons, accompagné du « Tableau du Maximum des denrées et Marchandises, Décrété le 29 Septembre 1793, l’An deuxième de la République Française, une et indivisible », donnant les prix de 1790 et 1793. Cet almanach contient en outre la comédie : « La Fille bien gardée » à laquelle il a, du reste, emprunté son nom.

1142. — LES GOGUETTES PARISIEN- NES ou l’Almanach jovial, dansant, chantant et même buvant. Orné de jolies gravures par un Citoyen de bonne compagnie. || A Paris, chez Janet, successeur du Sr Jubert, rue St-Jacques, vis-à-vis les Mathurins, n° 36. (1793.) In-24.

Titre gravé avec fleurs et arbres. Recueil de chansons gravées accompagné de 10 compositions, assez finement exécutées, dans la note de Queverdo : 1. La Léthargie. — 2. Le Fichu de Lisette. — 3. Le Beau songe. — 4. Le Nouveau Mai. — 5. Le Bon buveur. — 6. L’Amant Espagnol. — 7. L’Amant raisonnable. — 8. Le Château assiégé ou la dame conquise. — 9. La Fin des choses. — 10. Le Panier de fraises.

Calendrier se dépliant. Tablettes de perte et de gain.

[Coll. Baron Pichon, exemplaire recouvert en soie avec paillettes de cuivre et appliques de verre imitant les pierres précieuses. Sur les plats deux médaillons, peintures gouachées sous verre.]

[De 5o à 80 fr. suivant l’état et la reliure.]

1143. — LES GOGUETTES PARISIEN- NES (même titre que le n° précédent).

Dans la collection de M. de Savigny se trouve, sous ce même titre, un almanach absolument différent comme planches et comme texte. Les figures, au nombre de 12, représentent des sujets militaires galants, dans la note alors fort à la mode. En voici les légendes : 1. Les Vigies diligens. — 2. L’agréable faction. — 3. Le combat gracieux. — 4. Les Amours en maraudes. — 5. Les approches difficiles. — 6. Les contributions galantes. — 7. L’heureux Ralliement. — 8. La double attaque. — 9. La circonvallation. — 10. La double surprise. — II. La capitulation. — 12. La prise d’assaut.

Figures de l’almanach « Les Goguettes Parisiennes. » [D’après un exemplaire appartenant à M. de Savigny de Moncorps.

XVIIIe SIÈCLE

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Les poésies suivantes permettront, d'autre part, d'apprécier l’esprit des chansons qui accompagnent les figures.

LE COMBAT GRACIEUX Air : Ce mouchoir belle Raimonde.

Ce lieu, qui d'une victoire Porte l’emblème fameux,

Est sans doute dans l'histoire,

Pour instruire nos neveux :

On y vit combattre et vaincre Nos Ancêtres valeureux :

Mais nous allons nous convaincre Qu’on y peut voir des heureux.

Dans une nouvelle lice A l'envi marchons tous deux :

En vain finesse et malice Pétillent dans de beaux yeux.

Fillettes trop séduisantes,

Cédez à nos tendres feux,

Et devenez les Amantes De Chevaliers belliqueux.

Sur les traces de Bellone,

En bravant tous les hasards,

Le terrible Mars couronne Les émules des Césars :

Mais c’est en vain que la gloire Nous a proclamés vainqueurs,

Si vous ne daignez en croire Les vifs élans de nos cœurs.

Incapables d’escapade,

Quoique fort audacieux,

Sans essayer l’escalade,

On peut s’élever aux cieux :

Moi, comme mon camarade,

Combattons, sans nous lasser,

Ni faire aucune incartade,

A qui mieux vous embrasser.

LES CIRCONVALLATIONS Air : du Vaudeville de la folle Journée.

En vain vous fuyez Glaneuses,

Devant deux chefs de Houzards,

Arrêtez, jeunes peureuses,

Sans redouter les hasards,

Quelques branches ombrageuses Qui paroissent vous cacher;

De vous ils vont s’approcher. (Bis.)

Tous deux en traçant leur ligne De circonvallation,

Détruiront, beautés malignes,

Vos fortifications :

Si vous ne faites les signes Qu’exige un vainqueur altier.

N’espérez point de quartier. (Bis.)

D’une place qu’on assiège,

En s’approchant pas à pas,

On ne craint aucun piège,

Et l’on brave le trépas.

Pour abréger le siège,

Quand on peut l’escalader,

C’est à la ville à céder. (Bis.)

Soumettez-vous donc, fillettes,

A de fiers et bon grivois.

Quand on est si gentillettes De l’Amour on suit la voix.

En sortant de vos cachettes,

Où l’on pourroit vous punir.

Ce Dieu va nous réunir. (Bis.)

[Cat. suivant l’état et la reliure, de 80 à l5o fr.

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