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LE CALENDRIER DES FOUS

|| A Sultomonice, chez Mathurin Petit, Maistre Imprimeur et libraire-juré des Petites Maisons, dans la rue desÉcervelés, A l’Enseigne de la Femme sans tête. L’an depuis qu’il y a des fous, yy36 et 7737 (1736-1737). In-24 et in-12.

Recueil de facéties plus ou moins graveleuses par Coquelet, anecdotes et lazzis. Sur le titre, une lune à moitié dans l’ombre.

Calendrier ordinaire à l’usage des gens raisonnables.

On y trouve les histoires d’un certain nombre de “ Fous plaisans, » M. Gaulard, L’Angely, Patz, bouffon de la Reine Elisabeth d’Angleterre, Brusquet, bouffon de François Ier, Polyte, Pape-Thenu, Marets, Drumoinet, divers traits de folie, sans oublier le médecin des fous et les folies des jeunes leigneurs pour les filles de théâtre, les questions du baron de Fripesausse, la folie des « gros eus et des gros ventres » (modes sous Charles IX pour ses femmes et pour les hommes), enfin quelques notes sur la fête des Fous et la fête des Innocents.

Le Calendrier des Fous paraît avoir donné lieu à des poursuites. On lit, en effet, dans les Mélanges de M. de Bois-Jourdain: « La veuve Amoulry, libraire sur le quai des Augustins, fut arrêtée et conduite au Fort-l’Evêque, pour lui avoir trouvé dans ses poches 52 almanachs des Fous. Le premier Dimanche de Janvier 1736, un colporteur en débita une douzaine à 3 liv. pièce à cinq ou six petits-maitres. »

[Coll, baron Pichon.]

1 33. — CALENDRIER PERPÉTUEL, contenant les années Grégoriennes et les Italiennes, dont celles-ci commencent à la naissance de Jésus-Christ, et celles-là au mois d’octobre i582. Par M. Sauveur, fils de défunt M. Sauveur, Chevalier de l’Académie Royale des Sciences, Maître des Mathématiques des Rois d’Espagne, d’Angleterre, et des Enfants de France, Examinateur des Ingénieurs. || A Paris, chez Jean Barbou, rue Saint-Jacques, aux Cigognes, et chez Joseph Bullot,rue de la Parcheminerie, prèsSaint-Severin, à l’Image Saint-Joseph (1736). In-fol.

18 feuilles 1/2 d’impression et deux tables gravées.

Le prix était de 12 livres relié en veau.

[D’après un catalogue de l'époque.]

134. — CALENDRIER PERPÉTUEL, dédié à M. d’Ormesson, Conseiller d’Etat, etc. par M. Gausse l’ainé. || A Paris, chez l’Auteur, rue de la Verrerie, vis à vis la rue duCocq, et chez Bailleul graveur, rue Galande (1736 .

[D’après le catalogue Monchablon.]

1 35. — ALMANACH DU DIABLE, contenant des prédictions très curieuses et absolument infaillibles pour l’année iy3y. Par M. de Castres du Crenay. Aux Enters. [Une réimpression faite à la même date porte: «Nouvelle édition revue et augmentée. »] In-18.

Curieux pamphlet en vers qui eut une vogue extraordinaire, qui assaillit de ses épigrammes tous les personnages du moment, magistrats, prélats, hommes littéraires et académiques, sots, fripons, femmes coquettes, qui ne ménagea même pas le Roi et qui eut de nombreux imitateurs. On n’y trouverait, du reste, ni Fêtes, ni Saints, ni Calendrier, mais des prédictions dont la clef est au Diable. Le privilège est octroyé par Lucifer, «par la colère de Dieu souverain des Enfers. »

L’auteur était, paraît-il, l’abbé Quesnel, neveu du célèbre Père Quesnel, qui depuis, passa en Hollande. Mais d’après les registres de police un nommé Bellemare dit Quinet ou Quesnet, fut arrêté et mis à la Bastille le 1 1 avril 1738, comme soupçonné d’en être le véritable auteur.

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