ALPES FRANÇAISES — GÉOLOGIE DYNAMIQJLJE
calcaires du Briançonnais, qu'on avait d abord rattachés au lias, mais M. Zaccagna y a découvert des Gyroporelies, et la présence de ce fossile a fait descendre ces calcaires au niveau des calcaires triasiques *.
M. Lory avait classé les schistes lustrés ou les caleschistes du mont Cenis dans le trias, et tous les géologues français s'étaient rangés de son avis. Mais MM. Zaccagna et Mattirolo, auteurs de la Carte géologique des Alpes du Piémont et de la Savoie, ayant reconnu des renversements de couches dans les coupes signalées par le professeur de Grenoble, se livrèrent à de nouvelles recherches. Par suite, comme Tavait déjà fait Gastaldi, ils furent amenés à regarder ces schistes lustrés, comme le dernier terme des schistes cristallopbylliens, et les placèrent au-dessous des terrains houillers et permiens. Dernièrement, 1889, MM. Potier et M. Bertrand, après avoir visité les lieux, sur l'invitation des géologues italiens, s'accordèrent avec eux pour vieillir beaucoup les schistes lustrés du Queyras et du mont Cenis et les laisser au niveau fixé par MM. Zaccagna et Mattirolo.
Dans la quatrième zone alpine, souvent les voûtes formées par les terrains cristallophyllienset triasiquesont été rompues pour faire affleurer les schistes et les gneiss, et des serpentines se sont fait jour à travers ces déchirures. Ainsi sont apparus le mont Viso et certains sommets du chaînon de la Vanoîse. Le versant italien est presque
1 Cf. Bull. Soc, géol, de France, 3° sér., t. XVII; 1889, n» 10, p. 880.