ANCIEN GLACIER DELPHINO-SAVOISIEN
avoir dépassé rescarpement du mont Granier, et suivi la vallée de Saint-Pierre-d'Entremont, ce courant de glace
FiG. 36. —» Le Leva-Naz, bloc de phyllade noire de 22 mètres cubes, Culo? (Ain).
FiG. 57. — Bloc de gneiss, brisé, de 6 mètres cubes, Landar, commune de Chanaz (Savoie).
en alla rejoindre deux autres. Ceux-ci, en faisant des remous, et en revenant en quelque sorte sur éux-mêtfies^ s'étaientinsinuésau milieu des mêmes montagnes par les
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profondes échancrures du Guiers-Vif et du Guiers-Mort. Les autres cols, étant ouverts au-dessus de l'ancien niveau
FiG. 58. — Bloc erratique, aujourd'hui détruit, autrefois situé à l'entrée de la Chartreuse de Portes (Ain)
Fio. 39. — La Grossc-Pierre-Bise, bloc de phyllade noire, en partie détruit, 378 mètres cubes. Montarfier, près Belley (Ain).
de la mer de glace delphino-savoisienne, n'avaient pu offrir un passage aux glaces venues des Alpes ; la vallée du
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que sur le mont Lâchât (1000 mètres environ), au nord d'inimont, et laissa des blocs à l'entrée de la Chartreuse de Portes (961 "™)(fig. 38). A l'est de Belley, près du château de Montarfier, se trouve un bloc erratique de phyllade noire, en partie brisé, mais d'environ 400 mètres cubes ; on le nomme la Grosse-Pierre-Bise (fig. 39).
Le glacier perdit rapidement en épaisseur ce qu'il avait gagné en étendue, et il ne dut présenter, sur le plateau de la Dombes et sur les collines lyonnaises, qu'un front de quelques dizaines de mètres de puissance. 11 est vrai que le long du thalweg des vallées du Rhône et de la Saône, pour équivaloir à leur profondeur, il conviendrait d'ajouter près d'une centaine de mètres ■ . ^ à l'épaisseur de la glace, vers les moraines terminales. "^
Les restes des anciennes moraines terminales dessinent encore le pourtour de l'espace occupé jadis par les glaces descendues du flanc gauche du Valais, soit du groupe du mont Rose, des hauteurs du mont Blanc, ainsi que des sommets et des grands contreforts des Alpes Graies et Cottiennes. En suivant une ligne courbe, passant par Bourg, Ars, Sathonay, Lyon, Vienne, Thodure (fig. 40), dans la vallée de la Côte-Saint- André, on peut recueillir, parmi les fragments striés et polis du terrain erratique, toute une collection des roches des Alpes. Dans la grande vallée de la Suisse et les environs deBerne, on ne trouve dans l'ancien terrain glaciaire, que des fragments arrachés des flancs droits du Valais et des montagnes de l'Oberland bernois.
Dans le vaste espace compris entre les lambeaux des
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rnoraines terminales du glacier du Rhône et Au. glacier delpbinO'Savoisien jusque vers les hautes sommités de3 Alpes, presque toutes les roches dures, en dessous d'un certain niveau, ont été moutonnées, striées ou cannelées. Nous citerons les calcaires cannelés de Ceyzérieux
alpestres, des traces analogues des glaciers.
De distance à autre, de gros blocs erratiques, avec leurs angles et leurs arêtes, apparaissent comme des témoins irrécusables de l'ancienne action glaciaire ; on
en rencontre partout depuis le célèbre amoncellement du mont de Sion, au midi de Genève, jusqu'à la moraine
Fio*42. — Le"gros bloc du Peyrct, 124 mètres cubes, Moras (Isère).
FiG. 43, — La Pierre-Souveraine, gros bloc de granité, Saint-Genis-Laval^ près Lyon,
d'Antimont, près Thodure, dans la vallée de la Côte- Saint-André.