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ANCIENS GLACIERS DE LA DURANCE ET DU VAR

Il résulte, des recherches du même observateur, que c'est le glacier de la Durance qui a déposé les spilites et les roches primitives qu'on trouve disséminées dans les dépôts erratiques de Gap, à Bayard, ainsi que les marbres roses et les quartzites qu'on voit dans les moraines de la Rochette et sur les pentes de Bayard jusqu'à Poligny dans la vallée du Drac, puisque ces dernières roches n'affleurent pas dans le Champsaur*. Espérons que M. le Conservateur du musée de Gap complétera ces premiers linéaments et mènera à bonne fin ses consciencieuses études sur les Périodes diluvio-glaciaires dans la vallée de la Durance,

Depuis longtemps déjà, M. Scipion Gras a cité, dans la haute vallée de l'Ubaye, des blocs épars, des protogines à feldspath rose, et de gros blocs de grès nummulitique dans la vallée du Verdon, aux environs d'Allos et de Colmars. Cette vallée et celles de la Bléone, de l'Asse, du Bes, de l'Ubaye, sont tapissées de lambeaux de terrain glaciaire erratique, et dans la vallée de la Durance, à Beaulieu, il a signalé de gros blocs de protogine de la Vallouise.

D'après M. de Saporta, la limite extrême de l'erratique du bassin de la Durance doit être près de Sisteron, et, depuis cette station jusqu'à la mer, il n'y aurait aucun vestige de l'appareil glaciaire intact. De son côté.

* David Martin, Excursions géologiques dans les montagnes de l'Embrunais (Bull, de la Société d'études des Hautes-Alpes ^ 1 887, n» 24, p. 17) (tirage à part).

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M. Lory qui avait si bien étudié les Alpes Dauphinoises, ne connaissait pas de traces de glaciers anciens permanents dans les massifs dont l'altitude était inférieure à 1 500 mètres.

Le terrain erratique des Basses-Alpes a donc été peu étudié, mais les travaux entrepris par les savants auteurs de la nouvelle carte géologique de la France feront sans doute bientôt connaître l'ensemble des traces de la période glaciaire dans cette région.

Les études en sont tout aussi incomplètes dans les Alpes-Maritimes, et nous n'avons à rappeler que les recherches du général Desvaux, de Desor, des D" Niepce, de M. de Rosemont, sur les moraines de Saint-André, près de Laval, de la vallée du Var autour du Bôurg-de- Levens et de la vallée de la Tinée, ainsi que sur les stries glaciaires du mont Chauve. 11 faut à présent compléter ces premières observations et les grouper toutes dans un travail d'ensemble.

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