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VARIATIONS DU CLIMAT SUIVANT L ALTITUDE

II. Caractères du cumat alpin; variations du climat SUIVANT l'altitude. — Lcs donnécs météorologiques obtenues dans les stations placées à de hautes altitudes, comme celles du Grand-Saint-Bernard, du mont Blanc, de Briançon, du mont Ventoux, nous serviront à établir les particularités du climat alpin.

Au Grand-Saint'Bernard (altitude 2472""), la température moyenne annuelle est de — i**,76 ; celles des trois saisons, de Thiver, du printemps et de l'automne sont aussi inférieures à o** (~8^4, — 3%3, — o°,8); la température moyenne de l'été s'élève cependant à -h 5%4; cinq mois seulement ont une moyenne mensuelle supérieure à 0°, mai (o°,5 1), juin (4%09), juillet (6°, 16), août (5°,98), et septembre (3°, 32); pendant les sept autres mois la température moyenne, constamment inférieure à o% descend de — o°,48 (octobre) à — 9^04 (janvier) ; observons que la température peut s'élever au-dessus de degré, pendant les mois d'hiver (par exemple 6 jours en 1890), et descendre au-dessous de o degré pendant les mois d'été (par exemple 9 jours, en juillet-août 1891); les pluies régnent surtout au printemps; les jours clairs sont nombreux surtout en hiver ; la neige peut atteindre une hauteur de 5 à 13 mètres.

Le mont Blanc a été l'objet d'observations météorologiques, déjà nombreuses, depuis celles de de Saussure (1787), Bravais et Martins( 1844), Le Pileur, Soret(i867), Chauveau et Lortet(i869), Violle (1875), jusqu'à celles de MM. Vallot (1887- 1892) et Janssen (1890) ; malheu-

reusement elles n'ont pu être faites avec continuité que . depuis peu de temps.

Au sommet du mont Blanc (4810"'), on a constaté la diminution d'amplitude des variations diurnes du baromètre ; la diminution d'amplitude des variations diurnes du thermomètre, qui n'est plus que le quart de celle observée à Chamonix ; l'augmentation d'intensité de la radiation solaire, qui croît à mesure qu'on s'élève, par suite de la moindre épaisseur de l'atmosphère, de la quantité moins grande de vapeur d'eau traversée par les rayons solaires, et qui, comparativement à Genève, est comme 19,26 est à 15,70; par suite, augmentation de la chaleur rayonnante et de la lumière ; coloration du ciel plus foncée que dans la plaine; grande sécheresse de l'air, l'humidité y étant six fois moins considérable qu'à Genève et sa proportion relative suivant une marche inverse de celle de la plaine (avec un minimum le matin et un maximum dans l'après-midi).

Parmi les observations qu'on doit à M. Vallot qui a bien voulu nous communiquer quelques-uns des résultats encore inédits qu'il a obtenus, nous reproduisons les suivantes faites simultanément au sommet du mont Blanc (4800°"), aux Grands-Mulets (3000™) et à Chamonix (looo"'), du 15 juillet au 15 août 1887, et qui donnent ainsi une idée exacte des variations que produit l'altitude dans un même massif montagneux.

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