Voir chapitre XX
148 ÉTUDES SUR l'économie ALPESTRE.
dément du laitage, 0 fr. 06 c. par 0 fr. 139. On arrive alors à une somme de 150 fr. Ce total représentant la valeur de 3,250 kilogr. de foin, le foin se trouve payé 4 fr. 60 c. le quintal métrique.
Or, nous avons vu que les principaux modes d'exploitation des moutons paient au maximum le même quintal de foin 2 fr. 98 c, 2 fr. 49 c, 2 fr. 10 c. et 1 fr. 40 c, soit en moyenne 2 fr. 24 c. On peut donc dire que, par la vache et les fruitières, on retirerait des fourrages, dans les Alpes, un rendement double environ de celui qvs l'on obtient par le mouton.
Je dis un rendement double, pour dès maintenant ; mais dans l'avenir ce rendement deviendra triple au moins, si Ton veut, car le rapport de la quotité du lait au fourrage consommé est susceptible, dans nos Alpes, d'un accroissement énorme, sans augmentation de dépenses d'entretien, uniquement par l'amélioration de la race. En effet, notre vache moyenne rend seulement 30 litres de lait par 100 kilogr. de foin. Or, d'après tous les zootechniciens*, 100 kilogr. de foin doivent produire en moyenne annuelle au moins 50 kilogr. de lait, sans compter les sujets exceptionnels, qui rendent 100 p. 100 et plus. D'après cette donnée générale extrêmement modérée, vu leur poids et les quantités de nourriture qui y correspondent, nous devons donc demander aux vaches des Alpes 1,600 litres au moins, au lieu de 1,000.
Si l'on voulait ajouter à la valeur des produits comestibles qui sortent des fruitières, celle de l'engrais, afin de se rendre compte du rendement total du foin par l'association laitière, on trouverait que les vaches des Alpes en paieraient le quintal environ 6 fr., prix moyen des fourrages vendus en na-