ACTE TROISIÈME H
MERCUTIO, indiquant Roméo. .
Fort bien, ma chère, et le voici,
Pour vous servir; car, Dieu merci!
Il est prêt à bien faire,
Dans toute amoureuse affaire.
Poussant Roméo.
Va, mon cher, et surtout ne rougis pas ainsi.
LA NOURRICE, le tirant un peu à l'écart.
Quand de minuit résonneront encore
Les derniers coups à l'église Saint-Paul,
Vers la beauté que votre coeur adore Lui montrant une échelle de soie.
L'échelle que voici guidera votre vol !
Et moi je veillerai sur vous, jusqu'à l'aurore.
ROMÉO, la bourse à la main.
C'est pour ta peine.
LA NOURRICE
Hé non ! monsieur, pas un denier.
ROMÉO
Prends vite et pars.
LA NOURRICE, acceptant.
C'est grand merci, beau cavalier.
MERCUTIO, gouailleur.
Adieu, matrone secourable,
Adieu, l'antique dame, adieu.
LA NOURRICE
L'impertinent !
Vit-on jamais pareil manant!
MERCUTIO, BENVOLIO,-SEIGNEURS.
L'ambassadrice est admirable.
Eclatant de rire.
Ha!ha!
LA, NOURRICE, furieuse.
C'est un manant.
Elle sort ea menaçant du geste. Entrent Tybalt, Paris et seigneurs Capulets.
Ils arrivent par le fond a droite, tandis que d'autres Montaigus entrent du
côté opposé.