‹ Les amants de VéroneChapitre 25 sur 38 · SEIGNEURS CAPULETS · texte numérisé non relu

SEIGNEURS CAPULETS

et NOUVEAUX SEIGNEURS MONTAIGUS.

TYBALT, aux Capulets.

Arrêtez, cavaliers.

Aux Montaigus.

Deux mots à l'un de vous.

MEKCUTIO.

Deux mots, bien volontiers, Et trois, si tu le veux.

TYBALT

Roméo, je te trouve Enfin, — et puis montrer le mépris que j'éprouve Pour ta personne...

ROMEO, dégainant vivement.

En garde !

T'n moment d'hésitation. Il rentre son épée dans le fourreau.

Eli bien, non. — Tu sauras Que j'ai, pour te chérir, une raison secrète.

Cette raison m'arrête : Elle apaise mon coeur et désarme mon bras.

TYBALT

Rien ne peut te soustraire, enfant, à ma vengeance : La fuir est impossible, il faut y renoncer.

En garde ! et songe à ta défense.

ROMÉO

Non, Tybalt ; car jamais je n'ai pu t'offenser, Et je t'aime bien plus que tu ne dois penser. MERCUTIO, BENYOLIO, SEIGNEURS MON TAIGUS, à Romeo.

Tu peux souffrir un tel langage Sans bondir, sans frapper!

A Tybalt.

Eli bien ! donc c'est à nous

De relever l'outrage.

Allons, Tybalt !

PARIS et SEIGNEURS CAPULETS

Il est à vous.

ENSEMBLE

ROMÉO

Tu le sais bien que ce coeur n'est pas lâche ; Mais tu le fis humain, ô Dieu puissant!

Autour de moi, toujours, horrible tâche!

Toujours la haine, hélas! avec le sang.

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