‹ Les amants de VéroneChapitre 3 sur 38 · SCÈNE HT · texte numérisé non relu

SCÈNE HT

LES MÊMES, PARIS, puis DEUXIÈME CAPULET.

L'orchestre se met à jouer un air lent ; Capulet a pris Paris par la main et le

présente à sa fille. — On danse.

CAPULET, à Juliette.

Le voilà, c'est Paris.

A Paris.

Allez, et bonne chance :

Paris emmène Juliette pour danser, la nourrice s'éloigne, Capulet prend ]ë

bras du deuxième Capulet*

Laissons ces jeunes fous

A la cadence.

. Ils sont passés pour nous

Depuis longtemps, ces jours de danse; Bon cousin Capulet, par grâce, asseyez-vous.

Les deux vieillards s'asseoient; !a danse continue. De nos derniers exploits, il vous souvient, je gage.

DEUXIÈME CAPULET

Non.

CAPULET

Comment donc, mon cher!... Mais si,

De Lucio c'était au mariage.

DEUXIÈME CAPULET

C'est bien vieux.

CAPULET

Mais pas tant.

DEUXIÈME CAPULET

Allons, cousin, voici

Trente ans de ça.

CAPULET, s'écliauffant.

Par Notre-Dame!

C'est un peu fort,

Et je réclame :

Vingt-cinq.

DEUXIÈME CAPULET

Moi, je dis trente.

/ CAPULET, un peu piqué.

Eh bien ! vous avez tort.

La danse est fiuie, Capulet et le deuxième Capulet se lèvent ; Juliette dispa--

raît avec Paris. — On circule.

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