‹ Les amants magnifiquesChapitre 35 sur 48 · SCÈNE II ARISTIONE, SOSTRATE, ERIPHILE · texte numérisé non relu

SCÈNE II ARISTIONE, SOSTRATE, ERIPHILE

CLITIDAS.

ARISTIONE.

Je vois, ma fille, que vous savez déjà tout ce que nous pourrions vous dire. Vous voyez que les dieux se sont expliqués bien plus tôt que nous n'eussions pensé ; mon péril n'a guère tardé à nous marquer leurs volontés, et l'on connoit assez que ce sont eux qui se sont mêlés de ce choix,

ACTE V, SCENE II .87 puisque le mérite tout Seul brille dans cette préfé-rence. Aurez-vous quelque répugnance à récom-penser de votre coeur celui à qui je dois la vie, et refuserez-vous Sostrate pour époux ? . .

ERIPHILE.

Et de la main des dieux et de la vôtre, Ma-dame, je ne puis rien recevoir qui ne me soit fort agréable.

SOSTRATE

Ciel ! n'est-ce point ici quelque songe tout plein de gloire dont les dieux me veuillent flatter, et quelque réveil malheureux ne me replongera^t-il point dans la bassesse de ma fortune ?

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