‹ Les amants: poésiesChapitre 17 sur 60 · A CLAUDIUS POPELIN · texte numérisé non relu

A CLAUDIUS POPELIN

Ton âme fut choisie et ta main fut pourvue Pour enchanter l'esprit, pour éblouir la vue, Mais non du lecteur morne ou du passant banal.

Si l'Art est la noblesse et l'honneur de la vie, Deux fois noble, tu veux que deux fois Ton t^envie Un blason recouvert d'un pli seigneurial.

LES aïeux

LES » aïeux

A FRANÇOIS COPPÉB

Plein des ferments actifs par les soleils mûris, Le fourmillement jeune et bestial des races, Aux vierges appétits de ses âmes voraces, Dans le monde aussitôt jeta ses plus grands cris.

O passé 1 Premiers bonds effrénés des esprits ! Babels dont jusqu'aux cieux tournoyaient les terrasses, Flammes des rois vaincus, triomphales cuirasses, L'or, l'airain, le granit, pour les âges pétris I

-<y .l !«< ,' »l " ll*i : ^,"W

LES aïeux

Héroïques remparts, criminelles Gomorrhes, Pêle-mêle des dieux, des empires sonores, Du désert extatique et des saintes forêts 1

Tout cela dort, silence, oubli, sable et ruine !

Plus rien, que près du rire hébété de la Chine,

Le grand soupir de Tlnde, ancêtre aux lourds secrets !

Page 1