LES GOUFFRES
LES GOUFF%ES
Je cherche une épouvante à l'amour comparable, Un abîme profond et vaste comme lui, Mobile hier, demain, toujours, comme aujourd'hui. Plein de monstres rôdant en troupe inexorable.
La mer? Non; le marin tombé dont le vaisseau Dans des gloires au loin fuit, les vergues chargées, Meurt bientôt, suffoquant après quelques gorgées, Ou coupé d'un seul coup de mâchoire à fleur d'eau.
Du funèbre élément au fond des mornes couches Il n'aura rien connu, ni l'hoiTeur ni le poids. Ni les crakens affreux cinglant ses membres froids. Ni les hideuses fleurs s'ouvrant, vivantes bouches