Arch. nat., O' ufj,, Inventaire des orangers
G. Pap. de Séguier; M. Cheruel qui fait la meme citation [Mém. sur Foucquet, I, 2S2) a lu par erreur le Ilenriste au lieu de le Fleuriste.
CHATEAU IJ E VAUX, FAÇADE SUR I. E JARDIN, d'oprcs un dessin original du temps, joint aux plans et dev.s de construction.
l.E SÜRINIENDANT FOUCQUET
née en année, avait grandi avec la fortune de Foucquet; Vaux-le- Vicomte, commencé en i656 achevé en quatre ans, création collective de trois hommes de génie, Le Vau, Le Brun et Le Notre, est une œuvre d'un seul Jet, grandiose et définitive. C’est le salon du ministre, comme Saint-Mandé était son cabinet de travail, sa bibliothèque et môme, si la cassette dit vrai, son boudoir.
On connaît les splendeurs de Vaux; tous les contemporains en ont parlé, La Fontaine les a chantées, de Scudéry a célébré le château sous le nom de Valterrc f Silvestre, Perelle, Marot, Aveline ont gravé la maison, le jardin et les fontaines sous toutes leurs faces. De nos jours, MM. Fug. Grésy et de Montaiglon ont publié des notices excellentes sur les artistes employés à Vaux^; ainsi nous savons que Le Vau, l’architecte, avait sous ses ordres yVntoine Bergeron, juré des maçonneries du Roi, Pierre Gittard, charpentier'*, et Jacques Prou, menuisier. Beaudrain, maître peintre à Paris, et Philippe Lallement de Reims, peintre de paysages, travaillaient avec Le Brun. Ce dernier fournissait aussi des cartons à la manufacture de tapisseries fondée à Maincy près de Vaux, par Foucquet; l’atelier de tapisseries, composé d’ouvriers llamands commandés par un Français, Louis Blamard, exécuta, sur les dessins de Le Brun, les Chasses de Méléagve et cinq pièces de XHistoire de Constantin
Parmi les sculpteurs, on trouve Michel Anguier g qui passa de Saint-Mandé à Vaux en i658; Nicolas Legendre"^, chargé des stucs de tous les plafonds ; Thibaut Poissant, qui exécuta des modèles de
1. D’après le plan indique page 2(1. Suivant une estampe de Perelle, le château aurait ete commencé en iô53. Voltaire assure que le palais et les jardins avaient coûte iS millions à Foucquet, lequel aurait « bâti le palais deux fois et acheté trois villages entiers, dont le terrain fut enferme dans ces jardins immenses».