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LE SURINTENDANT FOUCQÜET i5
avantage d'ètre aux portes de Paris et de Vincennes où Mazarin passait d’ordinaire la belle saison. Les jardins de Foucquet touchaient au parc royal et le surintendant pouvait traverser directement de chez lui chez le cardinal. Dans l’origine, le domaine se composait de deux propriétés vendues par de Beauvais '. Peu à peu F’ouc-
quet acheta de nouveaux terrains, augmenta les bâtiments, ajouta des appartements, des cours (il y en avait six), une galerie, une bibliothèque; si bien que la construction revenait, au dire du maître maçon ',
c( pour le moins à onze cent mille livres dont le plus beau, qui est
commencé, restoit à parachever^ «. L’abbé de Marollcs parle « des belles choses que Foucquet faisoit peindre à Saint-Mandé, et des inscriptions latines, confiées aux soins de Nicolas Gervaise, médecin h » Un document, conservé aux Archives ’, donne « l’estimation et la prisée des statues, bustes, scabellons, colonnes, tables et autres ouvrages de marbre et de pierre étant à Saint-Mandé », dans la galerie, le salon, la bibliothèque, l’orangerie, les jardins et les magasins. Un grand nombre de ces pièces sont antiques; les autres, pour la plupart, sont de la main de Michel Anguier, le sculpteur favori de Foucquet, qui passa trois années à Saint-Mandé, de i655 à i658. On citait parmi ses meilleurs ouvrages un Hercule de six pieds de haut et « une Charité serrant en ses bras un enfant endormi et
qui en a un autre à ses pieds, et deux qui en sont tout proches,
pour représenter M""^ PMucquet et ses enfants, et marquer la tendresse et l’union qui régnoient dans cette famille » Ce groupe
bicau, Foucquet avait un logement à l’Hôtei des surintendants des hnances bâti par Louis XIII. llurtaut, III, 72.
I. Catherine-Henriette Bellier, première femme de chambre d'.Xnne d'Autriche. Cheruel, Mémoires de la vie de Foucquet, II, 181.
■2. Il s'appelait Pastel.