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DE MONSABREÉ 13
lique en est la base, l'adhésion de l'intelligence, bénie par Dieu dans sa foi. devient le foyer radieux qui illuminera son enceinte. Il y a dans ce palais habité par la Divinité, tant de pureté, tant d'enivrement, tant de transports sacrés, que la beauté la plus limpide y brille, l'harmonie y fait vibrer sa harpe d’or et l'inspiration y étale ses modes variés de séduction sainte. Quand une fois on y a pénétré, l'âme saisie d'admiration se sent plongée dans cette atmosphère qui lui convient, y refait ses forces avec les millions de forts qui communient avec elle, rentre dans la société pour y perpétuer la vie qu'elle y a puisée, ajoutant ensuite, page à page à l’histoire de son existence jusqu'à l'amen de l'éternité.
“ Le dogme catholique, dit l'orateur, “ prévient les recherches de l'intelligence “humaine et l'affermit dans la possession
“des vérités fondamentales dont elle ne
l4 LES AMEN
“ peut se passer et qu'elle peut connaître
té
par ses propres forces. Le dogine ca-
LS
tholique grandit l'intelligence humaine,
‘en la transportant dans les régions supé-
LS
‘rieures d’une science inaccessible à la na- “ture. Prévenue, affermie, grandie par le “ dogme catholique, l'intelligence humaine “Jui doit un assentiment, un awex qu'elle ‘ne peut lui refuser sans s'amoindrir et “sans déchoir.”
L'homme ouvrant les yeux à la lumière de la raison, considérant tout ce qui l'environne, pesant ses tendances, se sentant dominer par des inclinations, entraîner par les objets qui le captivent doit nécessairement se faire des questions. La matière ne lui fournira pas de réponse satisfaisante ; et son âme ne trouvera pas en elle-même un fonds inné de solutions aux grands problèmes qui l'embarrassent. [lse demande :
Quelle est mon origine ? Que suis-je ? Quel
ES
est le but de mon existence? Plus il avancera en âve, plus la difliculté à répondre à ces questions croîtra; et si son esprit se borne à observer seulement la terre, il s'aveuglera de plus en plus en dépit des flots de lumières jaillissant sur sa tête. Le dogme catholique vient ; il aide, il illumine, rassure, console et sauvegarde. Si un auteur célèbre a pu désigner notre sainte Eglise comme la meilleure école de respect qui soit au monde, ne peut-on pas ajouter, que c'est la plus merveilleuse institution de bon
sens qui existe ? Sortez de ses rangs, —vous
le pouvez, sans doute, —observez, et soyez sincères : vous verrez les sottes réponses qu'on vous donnera à toutes les questions qui, dans notre sens, se trouvent si heureusement élucidées. Que de beaux esprits.
naguère l'admiration de tous, et aujourd'hui relégués dans l'ombre et abandonnés
de leurs meilleurs amis ! C’est le balancier
de la fable quiles gênait ; ils l'ont rejeté : PT NT Aussitôt fait que dit.
Le balancier jeté, notre étourdi chancèle ;
Il se cassa le nez et tout le monde en rit,
Ce qu'il y a de beau, Messieurs, c'est que ce procédé divin peut tout résoudre, s'adapte à toutes les intelligences, illumine les plus beaux comme les plus faibles esprits.
“Il y a un petit ivre, dit Jouffroy, qu'on
fait apprendre aux enfants, et sur lequel
on les interroge à l'église; lisez ce petit