ECC EN CERTES RE
de la création. …. Et l'on voudrait que “ l'homme fut soustrait À toute loi divine.
‘ Cela ne peut pas être, Messieurs. Par-
‘ticipant mieux que toutes les créatures
LS
‘à la nature de Dieu, l'homme doit, mieux
que toutes les créatures, reproduire Îles
LA La
mœurs et les perfections de son auteur,
ea
et 1l ne le peut qu'en recevant pour règle
de sa vie morale, comme de sa vie intel-
lectuelle, la loi divine d'une manière plus
…— La
excellente : Ainsi parle saint Thomas.” Et quelle est, Messieurs, cette manière plus excellente de recevoir la loi divine ?
— c'est de chercher à la connaître et à l’accomplir librement. Pour cela chacun possède un tribunal qui est la conscience.
“ La conscience ! voilà, dit Monsabré, la “ première loi de Dieu, promulguée par le ‘* fait même de son insertion au livre incor- “ ruptible de notre âme.”
Les rationalistes, Messieurs, prétendent
DE MONSABREÉ 15
que cette loi suffit, Sans aucun doute, ce serait assez, sil ny avait aucun danger, aucune influence extérieure, aucune tendance malheureuse pour la pervertir. Le dogme catholique vient aider sa faiblesse, augmenter sa force. IT met devant nos yeux ce qu'il faut faire, ce qu'il faut éviter, Ici, se trouve une admirable page que je ne puis passer sous silence.
“ C'était au désert : le peuple hébreu ‘attendait impatiemment Moïse que le “ Seivneur avait appelé ; le tonnerre grondait, les éclairs fendaient la nuit : ombre, “le Sinai abreuvé de gloire chancelait ‘“ comme un homme ivre, les échos de la “ solitude étaient pleins de bruits mysté- “ rieux, et la plume ardente des chérubins “ traçait sur des tables de pierre les com- “ mandements de Jéhovah. Ces cominande-
‘“ ments étaient un tableau où la conscience
“ pouvait se lire tout entière. Adorer