‹ Les AméricainesChapitre 22 sur 42 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

BRBMIÈRE JOUllirÉE.

Mms B0R0THÉ£.

Au A Bonne m*a^ émargée d'tiB singa^lier pâte; je* vais , Mesdanores , faire l'avocal dd dîabk y et ne rten oublier àe tout ce qui pourra faire passer Moïse pour lin- imjieste'ur. EcouteTk^mot ârcc at^entioa , s'il tous plalt- ;• el si , après iiir'avoîr éntetwl^àe, vous me prenez pour une extravagante, souvenez- vous que je «je fais que répéter ïfes discours d'un homnie qui passe pour fort habile.

Li^ descendans d'Alïrftbam ~ d'Isaac Cl (de Jacob , s'étant élablis en Egypte , s'y multiplièrent tellement, que les Egyptiens craignirent de s'en voir un jour les esclaves. Il n'en ëtoit pas des Juifô comme des autres nations qui , en se transplantant dans nn^ays, en adoptent les mœurs et se confondent insensible* ment avec les habitans naturelsrLes enfans d'Israël avoient une religion qui tes sépiroir ïibKolutnénT â^e ceux auxquels ils vivoient j ils n'adoroient qu^un seul Dieu, se croyoient ses favoris, et étoienl persuadés qu'ils se dëgradoient, en s'unissant avec des familles étrangères à leur nation j ainsi ils 6rent, au milieu de TEgyplé, un peuple étranger, un peuple ennemi ; car )a différence des idées , en fait de religiou , prodiîit unéloTgnemeiit:qui, dans le commun des Lommes., dégénère bientôt en haine.

Le roi d'Egypte , nommé . Pharaon , conçut ce qu'il a v^it. à craindre de ces hqtes trop puissans : il ayoit la ressource de les bannir ; raîiis outre^ qp'il* h?euSsent peutrj&tre pas été assez dociles pour se déterminer, à abandonner une lerré qui les avoit vus naître, et. ou ils avaient

d^S étabiissemeQS ^ i\ éjLoit pliis . tivanta* geti:x,pour le bien dp son, royaume de léç retenir en leur ôtant lefr moyens dé nui re^ jLa «politiqiie suggéra ^ : ce prince ^ de Ijes ^pipl0yër à deS'<^vrag|3S^i pénibles , qi)e l^urs .corps epuî^s^ p$r le travail per^i$seat jC^Uei bonne c^^pstitçbti^n qui etoil le principe de leur <nu}li« pliçation. prodigieuse. Ce roi étoit.ua pauvre physicien; et l'expérience lui apprit .qq'une viç dure et laborieuse, loin de. nuire au corps; le fortifie et le rend , plus robuste^^ Il fallut donc jfrendre de nouvelles mesures ril n'y avoil plus moyen deTeculer^ ces peu,ples:, ir^rités par les mauvais traitemens qa'i}s d voient, éprouvés^:en .d(ev^aoient ; plQ$..a praiçidre. I^e roi ordonna ' ajux , siages^fe^ii^es d'élquffer t9.i;s;^eur,s e'a-» fans rnâle^ y et sur le^ Ffefus.^ on les fit, noye^! et p^rir, en, «ipfUe manières. Quelque soin qu'on apporlL^*^ à l'exéci;^tîoq d^ ces ordres, cruels ,• la léndre$$ô^ dtes^mcrqs fiUs^fjvçQt.jrigéaieaseà sa^ Y^r leurisepjfaïa^s^.et il,.jjr ej^j;ettt ,sana. doute plijsiiçnrsf q^i , léi^hf ppçf ent h IfL cruauté de Pharaon. ' , rarmi ces mènes tendres et coura-:

8^ i/Èii A^iAtCÂinzffy

gexises , il y etx ^t une qui ^ après^avoir gurdé son fils quatre mois, conçut un dësiséitk qui' dévoit nou-seuleuiéni lui sauver U vie,- mais ^ùi pouvùif éoMr« lui p^ôeui^éi» utte graiidè^ fbku^ : elle j»iï Ï€ xtlotiiént où là fille dU rcri sie pfOnïettô*t, éëlon sa céututtté v sur le. bord du Nil , et âyàiH' fabyî<|*é»àiie cbi^ beiUè éëpâ^le de se soutenir sU^ Teaxï cotiiitte une barque , èBe y cipo*i sou fils?, pei^SrtAdeë (fije k prfneétee îèù âtirôU i^ilîé, eï laîééa sa Mie Mai'ie^^iUr lë' bérd'du' ffeuve , pbuf ptfuvbîr èité ibs- ' li-uîle â\i sacrés- de soii ^Iràfagême : îL fol ttél <ï!i'e4feVavoît afotah«rifé. La prînctsêé vovAtA V6î¥ èè¥ éttfa«t q\ie Teé ea^x' jèmWoieiit' ré#t!eef ër>^ e« !%attt trôfavé férl beau , ellfe i*ésoftii d# l**îè*ër i'et léi iréîïima M6»el La j^« MWîë ayaiftp

diercbM une noûrt*îfcé j à^àp^otha , et lui! dit qufelie en cohnôi^soft vhtit fort Botane, Li ^rîncé?sîsé / ayàill; ifônisiérttf , Màrîé foi! à^eîer sa ' tnète , qui * éstris ame lii^tbît l[)as fort '^foî^éé , et la' jWnteiéei^èmii IcpéïilMoîsé entre "ses mains. ;•

L^etifanl! ëtatit sevté , la princesse îe

p^ril dftos soa paltîs» et lui dûnna: ton tes.

fiOpiQS de raailriQS pcmr l'matnaiiTe da«6i

ïçir sciences cbs; Ëgyplsftts. Gev peuples^

Itf » poflBé]dû|i«nl Tdaus . un gprand iegré ^

et étoiûut âac^tCMKl fort saraM dans ht

pbjrsîqcia Par le nojsed des caiiaes. na««

tttireiles ^ ife ofûétoie&t des choses qui

paffoissûieub miraculeusea aux jénx du

. Yu^^iee^ oe qui leâ fit nommer ma-^

g^kiDs^ Moide anrek de si J^elles disH

posilioaiSi qa'tt swpâsaa bteotôt ses

maître» , snr-'tottt dâ^ns ceUe dernière

scienice:, conmib ^ipcms levci^re» lout-à-

l'Heare. : . i . , ! . :r; ..i

Cependant Moïse, fajsoit .les dolicea

dô) ce\h qui l'aTOtt adofité ^et >il ne te^

uoit qu'a lui d'étfe liieureox en Egypte:

un crîoie Tea cliaàsa«

. 1\ TÎt >fiQ joac on Egyptien qoînial**

iraitoit unlHébrau';^ sa mère lui afait

aao^ doute appris sa naiêsatire ; et Vàt*

tachemeiit pour sa pation « qni étoil op*

primée 9 remportant sur sa prudence ^

il tua l'Egyptien et l'enleri'a sous le

sable. Le lendemain , il vit deux Israé^

lites qui se q«^reUoient , et leur ayant

représenté qli'ils dévoient vivre en paix

parce qu'ils é toient, frères ^ un ({es deux

10 LSS AMÉRICAINES.

lui dit: Qui'vous a établi notre juge ? Ne TOttdriez*v6us pas aussi ^ me tuer , comme; vous fîtes hier.> cet Egyptien ? Moïse effrayé de se voi^. reprocher un crime qu'il croyôit bien caché , fut sai$i de frayeur , et abandonna TEgypte.

Dans son exil , il fut réduit à une^telle XDécessité , qu'il ne trouva d'autre ressource que d'entrer au service d'bû nommé Jethro, qui dans Ja suite le fit son gendre, et l'employa à garder ses troupeaux. On ne peut nier que Moïse n'eût uii:gr and génie et b6aucoi\p4.'am-bitîon-: réduit tout le jour à reslers viià'^vis de liii-hieiïte , i! eut tbut le teoips de former el d'étè«dl'é un projet ijuî de^ voit non-seulement le tirer de la condition abjecte à laquelle il étôit comme condamné , n^ais encore lui doitiaernin empirêi} cw sa; passion dominante! é toit de gouverner lès autres , comme vous avez pu le remarquer. <Quelqu/extravagant que parût ce projet du premier coup-d'œil , il le trouva vraisemblable , eu égard à ses talens et au caractère du peuple qu'il vouloit séduire. '

Les Israélites avoieut été bercés de contes qui ayoient passé de pères en fils

LES AMÉRICAIN£$« It'

jusqu'à eux par une constante tradition. AbrAham , l'un de leurs aïeux, et qui étoit xiti habile iK^mooe , voulant se faire respecter dp grand nombre de serviteurs qtd^ésclayesquiléloieint àsasuile , feignitij'aypir de^ .entretiens avec Dieu même; ruse ordinaire à tous les imposteurs : et pour soutenk lé courage dbs siens dans i|^elerre^tra9gèré oiiîisavoiçntS^ouTent^ 4e^ranfje€:,li;ayerse8 à essuyer^ il Jesras-! sJur^E^ que lô'il^ avaient Je; courage d'y resr tpr ^ I)\m les erà récompenâeroit en doni^aiit.ce beau pays a leurs dcsceqdans.

Iâ9fic,)$oU.q<;i'il CFÛt^e bonne foi ce que sfia pèv0 iuîifivoil'dit 21 ce sujet ^ soit qu'il' fûjl. aq^si (bgp poljliqpe que lui, laissa "> ce&,pi;oa|esfses.pouFXéi:itiage à Jalcob; et . ce de^rrjie;r, qûiétoit.fin et rusé ^ se voyant transplantée en Egypte avec sa famille, enchérit sur la prpntiesse préten.due de Qreu faite à ses pères^ de donner la terre de Chanaau à ses descendans. Ce conta farsoit l'entretien et.l.'espoir de tous les Içr^élites , qui le répétoient sans cesse à leurs çnfans': il n^ falloit donc que leuï^ ffiire accroire quelle teiiaps-.Qii.ces pro^ messes d^ypient s'^ciqçinplir. étoît arrivé» pour véveilleÇjljQurs.désir.ç àipet égard j

ta Lés améuicaitj e*.

il y aroit toùle appareuce qu'ils pren- Sfoietfl pour chef celui qui tcruor Atinon*ceTofl cette Hotine noiivdllo^De plu$ ^ ce peupte éltfît liîès-cnidutei e» 'fkri de «ririicies> la sdf ûce que JMoSsie pc/sséclb}! leur étoïl lÉiConHue j pâr^oomté^uenf, îl étoît facile de leur faire regarder comme rûTracuJewx dear fatu qtfi âBi»oïent ûtie cause pHy$iqcre ;^ e^l 'Moîs^^^ 'pendant le temps qu'il'' âtoit pâs^é déiis ce ile^rt a la gafde de'gon troupeau vaVôh découvert bien dedcboses qu'il croyo^'lpr^prea affifire réusMr JJesvues. B lui restoïl deux obstacles <|ui p^roîssoi^^t îi>>5a'rmanta-^ bïeei. Moisë paHoil avec diffficullé, et il \tk\ falloii mi honltîie éloquent pour persuader le pertiple. Le ^eioiid ob&taclé éiotl rdbslinanon de Phafaon , qui étoît déterminé à garder en Egypte un peuple qu'il trailoîl ënf esclave. Pé)ur suppléer*' à son peu d'i^oqueirce i Moî^ s*âssocia ^ Sun frère Aaron-jCtse promil d'inîîmider' Pharaon par dés prûdîgès qiie peu de gens pouvoient cont^efaî^e. Après avoir cfiédité long^lempâ son projet j il part pour la coût aVél* eoi^'frèrè cfxti étoît sort interprète ^ èldem-àiidâ k Phrfrion , dé la pa?l de Dieli ,- la permission cfe méber les

Israélites daas le desept pour y sacrifier à la divinité qu'ils adoraient.... Mais^ q.ue fiiît ïâdy Violente avec ses tablettes? Au Heu d'ecôiiter; il me semble qu'elle se' dispose a écrire. ^ ^

Latdy violenté.

I Oui # Aiit chère : comoie votrie. histoire, est up^peu ioiigtie\ .et que je m4.déjie[ de md aiéto9ire;»>ie vieu:i^;i>oter liiut.ejS;lesp absurdités dont votre; roînaBser^ lar^é^ et (ous^ le» fait» que vous omettrez. Que cela ne vous: inlerronîpe pas^fcela b6 zn'^mpÂofaera ;pas d'écouter«

^ Je s^i'OÎs curieuse de voir ce que 'vous aVez côrfiméncé a éci^ire* '

^^^usqujici ie.n'ai riea entendu d'abso-f Vinieiit cKoqifant) excepté les ixiotifsi qu'on prêle aux patriarches. ,

MAmM. BO,NN.B.

Cela soulagera la poitrine de miss Dorothée: lisez-nous ce que vous avez fait } Car assurément vous avez écrit quelque chose. • / '

l4 ^^^ ÀMÉRIGAINSS.'

' Làdt violente.

^ pésl qi|ci j,e n ai ecrît ptesque rîén ,' ï)oa. Bonne j icépeiidâ^t je vou$.jobéîrrai. Pouf bien iu£[er aes intentions d'ui^ homme 9 il faut le faire consëqûëmment à son caractère.' Je Vàîs'dôfaficr l'aumône à un pauYref 'ce4$e âcliôti est betme à Pextlérfeur'; éil':jeîtie"àçii«<T^a8'ep jug^> a^ùirëmébt sa'nsiks rai^u^ les ^fus^forlesi Par eiemp\ey je (sâis< qde^ cet hommB qui donnféraumôtye^ est;àvarè et injuste ; dàHs le temps qu'il douane aux pauvres, je vois qu'il. esi^amotte Kles captes «^u jéa pour ruiner une pçraQi\QAilvec laquelle U.j[au^.;. je^.,pi\is. j.i^çi; ra^onçiajtîlçrppt que l'auVnône qu'il f^gtjt es.t^i^n ac.tç d'Jiypocrîsie ou du moins de foiblesse; car, par le caractère que cet nomme soutient âctuelhirfieht entriônipatit^àu jèh^, .Je shis assurée sqùe' son motif ne pfeut ètrte îa charité. En général ; un homme' dlioiiT neur ne pput'êlre^jiistemfeof soupçonné d'un mauyais motif, ejt il &ut se ^faire violence pour eii prêter un louable à cpluî qu'oA sait , jêlre ; un • ^ipon* Par. conséquent, l'auteur du roman de rmiss.

Dorothée, avant de prêter de mauvaises intentions et des fourberies à Abraham^

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auroit du me prouver qu'il éloit un mal-, konnête homme, sajas quoi je suis auto*> risée à lui' refuser toute croyaqçei'etàj .le traiter de :CalomTnatçur, comme jj^j prends la liberté de ile faire. m

£n second lieu , quand uti homme écrit, ou raconte son histoire, j'ai CjdrtaînQg. réglées pour coni^oître s'il mçnt.. Je rpi^i-f drai ceci sensible par ^n^ exemple. ; J'^ lu les .mémoire de M« le cardinal de> Retz , et je le crois saps hésiter quapd il me dit du bien def lui-même : pourquoi ?, c'est qu*il est for^ exact a me reud.rû. compte de sessottjses, même de f elle^. qui étoient absolument cachées, qui >ne cpnsistoient que dans l'intention , et dot\i lui seul pouvoit nous instruire : sa sinçé-* rite dans ce point me force a le croire dans l'autre.

Pour appliquer cette règle à l'Histoire sainte , j'ai mis en note : Examiner ^i t historien Moïse me rendra compte de ses fautes et de celles des patriarches qui sont ses héros* Enfin , lorsqu'un hisr torien s'inscrit eh faux contre un autre ^ j'ai soin d'exaipicer si celui qui contredit n'a pas quelque intérêt à le faire;, car 9 s'il eu a un, sa critique me deyieul

ta hEi AM£àlGAt]^£$.

tai»peclé; el, poar tie pas sortir d^ man txemfàe^ Hsient Joly, domestique du?

GtLrditfàl dé R^tz , a au9$î écrit l'htsloire' de ècpr^t^ iju'i*} peint coftHne le plus tnépri^able dé- tous lèfs bottimes ; mais il tioos dYertff k là Ifiti qfii'il est absolument brouillé arvec le cardrnal /qui /selon lui, Pâ traité av^e* beaùdoop d*ingratîlade; Àptèfl^oet û véti , tttu t ce q«Se dit Joly m'èsf SdSpe<>t; sd hàiue-pour soti mkître lui a fasc^itre les ytnx; k^ bien il dberclre à rejeter sutf le cArdinâF la faute qu'il a commise en 1-abandonfnant dans Padver* été. Tià donc mis sur mes tàblelles :

' Eacamirrer les motifs de celui qui èîtefche à faire passer Moïse pour un

foutbh et un ambitieux. ^

Madem. bonne.

î Voiis venez d'établir de fort bonèes règles pDur ii*être pas trompée dans le jugenfient qu'on porte sur un ouvrage, et nous nous en servirons en temps et lieu par rapport à l'Histoire Sainte ; j'y en ajouterai une autre: Quand un auteur^ en commençant un ouvrage , se mêle d'établir le caractère de celui dont il veut nous donner l* histoire ^ il est de

LES AM^KlCitlNEé. 1^1

toute nécessité que ce portrait soit conS'^ talé pat les faits qui Htivenl : Daraoa m'assure (|u'Ariste eat un avare, et dans l^u^e rjiîatoire d^ sa vie y^ ne vois q^e pradigàUtéS) ou, au moins, q^ie lU>mli \è$ \ \ntxi pkicé^s; je disquePatnon ei^l iu>v caloihmaiteur, ^'il nouS' dcmiiie ut^e^ l^isr" ^ t mite< réelle, cm u& sot,, s^'ilécntuoe tra?^; gëdie oa uit ifoman ;. car: eriBn le caraC'* : tère d:un hooukie perce malgré lui datais.. 8te8 iaciions^ qnelqœ dissimulé qu'il soi^t y * elles en ont tine . teinte ^ qne tontes sesi précaiations' ne penvionL efifacerl Apcèi anrbir lu ïa vie dW homnafe, si elle est exacte , }e décidei^aî k coup sur^ sans être fbrtikabiïe,^ quels éHoilent ses v&rfusoa^ m^ Tiices) car tontes; ses actions s'y rap**' porte nt« Lîatrteiîr q^e dnit nûès Dorothée^ dous i^nr^enW Mbîsd Somnole un am^ bitteu^c, ne l'onblionl^ pas \ et dans les drcèhstatieeBde Thlstoire qui va suivre»

exaiiiinons> si' réellement les actions de ce'eheVd«{len^Ie juif^^nt telles que lej dôîv^entit éri^e céâeà^un boimine* pôssuédé d<r la pâ)S$iori qii'on )ui àfifrlbue Après ces précautions*, que li*équlté ôomme le bon sens nous suggèrent; miss Dorothée Vacontirioer à nou;s exposer lès sentouënsde M. Beie^pril^v.

lÔ LIES "

Mïss BÔliOtBÉE. .

Vous sentez bi<eB , 'Mesdames ^ €(de Pharaon ne' pjOiivôit^^ eft ne tdevôit * ^pas croii^c cfaé^Moïse^fût envoyé de Dieu sur sa simple pliYôle. Il se rmocjuadonc de sa proposition y èl commanda que lés travaux dés HébreuK fussent augmentés, afin c[u'ils n'ie tissent pas le temps de:s'oc-. cuper ^deiprojets. téndapà àris'afTraâcbir de sartyraîlnie. Moïse ^uhit Itd prouver > la vémté'd^sa mission par des prodiges^ el ayant j^ té la verge ou le bâton qu'il avoit à la main, elle fut changé^ en ser* pent. Pharaon ne fut pas a^sez ignorant pour s'e tonjier dece prodi ge p ré jLendu : ses ipagiciens Va'voiûnt accouttilmé à eïi voir desemblaUes^'U leâ fit dotu: appeler , et ils monlrèrentaMoîsé que sur ce point ils en sa voient aussi long que lui. Il est vrai que Moïse fit dévorer leurs serpens par le sien, let.qu'alcjrs! ils fui?tot contraints d:a vojiker ' qu'i] éloit leur imaifre dans^l'art djQ fasciner les yeux ; toe(s cela ne sigilifioit autre chose ^ sinon que cet Hébreu avoii fait plus de py*og^ès dans l^s sciences pcculies /quQ ses maitre^.. .

Je vais quitter Le fil de mon:hiatoirej^

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