‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 1 sur 138 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Un homme pantalonné de nankin, le bowie Knife (i) en poche, assis dans un fauteuil branloire, les pieds tantôt sur la tablette de la cheminée, tantôt sur l'appui de la fenêtre, aspergeant le parquet du jus abondant de son tabac tel était l'Américain, comme

on se le représentait jadis I

Quelques Cockneys (2) peut-être aiment encore à se figurer frère Jonathan sous ce grotesque profil, tout comme ils s'imaginent que chaque Écossais porte un kilt, se nourrit de gruau, boit exclusivement du wisky, et se gratte avec délices, à ses heures de loisir, contre les poteaux que Sa Grâce, le philanthropique duc d'Argyll, a disposés pour cet effet dans ses présl

Des notions plus jiistes,reconnaissons-le, tendent à dissiper l'ignorance générale; les quinze dernières années nous en ont plus appris sur l'Amérique et les Américains que ne l'avait fait le demi-siècle précédent. La guerre est venue éclairer le public anglais. Nos journalistes accordent maintenant aux États-Unis une étendue supérieure â celle de la Grande-Bretagne; ils ont renoncé à placer la Louisiane sur le bord oriental du Mississipi, et le Blue Ridge à cinq milles de Richmond. Ils ne font plus remonter les rivières vers leur source, ils ne les font plusyweer — dix mètres de profondeur — par les troupes, sous un feu violent ! De nombreux ouvrages, signés de noms autorisés, rectifiant bien des idées erronées, réforment bien des jugements faux. Et malgré tout, les deux

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