‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 117 sur 138 · A ce propos une anecdote · texte numérisé non relu

A ce propos une anecdote

— Je me trouvais, par une chaleur étouffante — racontait M. X* * — dans la ville de Portland'Maine, avec mon ami N***. — Il s'agissait de trouver quelque chose à boire, sous peine de devenir enragé. Nous cherchons : pas le moindre bar, pas le plus innocent café : — Voyons un peu chez les pharmaciens ; ils auront bien quelque remède pour la soif. Bon ! en voici un. Mon ami. l'air piteux, se présente, tenant son estomac à deux mains. Le droguiste,

émn de compassion, s'empresse de nous offrir des pilules désaltérante*!

Quant au wisky, pas moyen d'en obtenir, fût-ce même une seule goutte dans de l'eau! — Sur ces entrefaites, notre étoile nous fait rencontrer un anglais miséricordieux, qui s'offre à nous piloter. Nous enfdons, sur ses pas, une ruelle de méchante apparence. Nous gravissons deux rampes d'escalier, et nous arrivons dans une espèce de bouge, où l'on nous sert un liquide quelconque, baptisé par l'hôte du nom de bière, et qui ressemblait à un vieux reste de soupe aux choux, qu'.'ii aurait oublié de réchauffer !

Notre soif disparut, jusqu'au moment où, à leur tour, les fiontières du Maine disparurent derrière nous.

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