LES ALCOOLS ET LA LÉGISLATION
encore, et encore ! Ne faut-il pas examiner le phénomène de plus
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Quoiqu'il en soit du porc Groenlandais, des caves secrètes, et des remèdes alcooliques, les mesures prohibitives entravent l'empoisonnement par les spiritueux. Le cabaret légal fait des ivrognes. Nombre d'individus, le rencontrant sur leur chemin, y entrent et y reviennent, qui sans cela, n'y auraient pas mis les pieds.
Les empoisonneurs, au bout du compte, ne se trouvent pas aussi bien des arrière-boutiques et des fausses enseignes que des bars grands ouverts au soleil. Si elle ne les gênait pas, pourquoi s'opposeraient-ils à la loi Maine ? Si la prohibition ne diminuait en rien leurs bénéfices, ils laisseraient faire la prohibition, et riraient au nez de ses partisans.
Prenons les chiffres. Comparons, pour l'année 1867, le débit de l'alcool dans les Etats où la vente est libre, au débit des alcools dans les Etats — Prohibition States — où elle ne l'est pas.
En Californie, où le commerce des spiritueux reste presque libre, nous trouvons une consommation de cent cinquante dollars par tète.
Dans Rhode Island, sous une loi plus restrictive, la consommation est de quarante-cinq dollars.
Dans le Massachussets, soumis à la prohibition absolue, la consommation se réduit à treize dollars.
Maintenant, si nous prenons trois Prohibition States: Massachussets, Maine, Vermont, et que nous les comparions à quatre Etats du libre trafic: New-Jersey, Rhode Island, Maryland et Wisconsin, nous arriverons, pour la consommation des spiritueux dans les trois premiers, à un total de quarante-trois millions de dollars —