‹ Les Américains chez eux d'après l'anglaisChapitre 48 sur 138 · Petite voiture · texte numérisé non relu

Petite voiture

VISITE AU SETTLEMENT HIGHLAi\#ER. 193

s'exhale en paroles, s'évanouirait devant un acte, et si quelque bummer en détresse venait chercher refuge sous son aile, la terrible sécessionniste ne le repousserait pas.

» Je ne m'attendais guère à trouver un piano, dans cette maison Perdue sous bois. 11 y en a un, cependant, et la fille aînée de Une m***? s'efforce d'en tirer quelques airs écossais. Tâche ardue ; l'instrument n'a pas été accordé depuis 1861. L'accordeur, qui venait une fois tous les deux ans, a péri dans la guerre.

» Tandis que je vous écris, Charlotte et Lénore, les sœurs cadettes de miss M"*, sont très-sérieusement occupées, dans la pièce voisine, à initer aux mystères de la lecture Betty, drôle de petite fille nègre, de leur âge ou peu s'en faut. Betty, qui rend certains services dans la maison, y remplit à peu près le rôle qu'y jouerait un jeune minet. — Chaque matin, avant que je me lève, Betty vient allumer mon feu. Coiffée d'un turban rouge, elle entre et sort sans bruit, jusqu'à ce que son œuvre soit terminée; la flamme une fois en train, elle disparaît comme un lutin noir. Durant les repas, Betty court chercher tout ce qui manque sur la table ; mais bien qu'elle possède le rare talent d'apporter justement ce qu'il ne faut pas, si grand est son désir d'obliger chacun, que nul n'a le courage de la bourrer. Mmô M"** elle-même, s'adressant à Betty d'un ton résigné, se borne à lui conseiller, comme règle générale : de tenir les yeux ouverts — avis superflu, me semble-t-il — d'écouter ce qu'on lui dit, et de donner ce qu'on lui demande. Ravie de se voir l'objet d'une allocution particulière, Betty écarquille les prunelles, et fait comme devant. Le soir, lorsque nous sommes réunis autour du foyer, Betty se glisse près de nous, s'accroupit dans un coin, et nous contemple. Petite Betty me plaît si fort, que plus d'une fois je n'ai pu réprimer un sourire, en rencontrant son regard ; Betty, qui voit là un traité d'amitié conclu entre nous deux, répond à mes avances par un signe de cordiale entente. Sous prétexte d'étude, Lénore et Charlotte emmènent ce soir Betty après le thé. Au bout de dix minutes, on entend un bruit de pas dans le corridor ; la porte s'ouvre, et les deux petits professeurs se précipitent dans le salon :

— Eh bien ! cette leçon? demande Mm9 M***. Vous ne la donnez donc pas?

— Oh si! fait Professeur numéro un : Mais Betty veut épeler, et elle ne connaît pas son a b c ! Je lui ai montré vingt fois, hier, le/), elle ne peut le trouver, aujourd'hui !

— Nous lui avons donné plus de mille tapes I s'écrie Professeur numéro deux : Elle ne fait que rire !

— De quoi donc rit-elle ?

— Elle dit que les tapes la chatouillent !

» Pendant que s'instruit son procès, Betty se tient debout près de la porte, les yeux pétillants de malice.

— Il y a sans doute quelque vice dans votre méthode d'enseignement! reprend Mme M***, d'un calme imperturbable :— Appelez l'attention de Betty sur la forme des lettres ; expliquez-vous avec clarté.

> A peine les enfants reparties : — Betty, me dit Mme M***, est la petite-fille d'une princesse, amenée ici comme eslave. La princesse, tatouée du haut en bas, avait aux chevilles des anneaux d'argent. S'il en faut croire son récit, elle ramassait des coquillages sur la grève, lorsqu'elle se vit saisie, garrottée et vendue. Elle a mis au monde vingt-trois enfants. Quinze d'entre eux vivent encore, y compris Phébé, la mère de Betty, qui, elle aussi, a élevé une nombreuse famille. Phébé voulait que Betty s'occupât de son dernier venu : — Non ! a fait Betty : je ne veux pas soigner un négrillon t

> Phébé, de même que plusieurs noirs qui, avant la guerre, appartenaient à. M. M***, le sert librement à cette heure. Ces noirs habitent leurs anciennes cabanes. Traités avec bonté pendant leur temps d'esclavage, ils ne paraissent pas faire grande différence entre la servitude et la liberté. Une négresse, mère de dix-sept enfants — et qui en attendait un dix-huitième — ne sachant comment les nourrir, vint proposer à M. M*** d'en acheter quelquesuns à bas prix! M. M*** eut grand'peine à lui faire comprendre qu'un tel marché n'était plus légal.

» Trois repas, qui se ressemblent fort : le déjeuner, le dîner et le souper, nous réunissent à 8 heures le matin, h 1 heure l'aprèsmidi, et le soir à 6 heures. Voulez-vous le menu ? Aujourd'hui, nous avions à déjeuner du café, des biscuits, des gâteaux de maïs, du poisson séché, du hachis,, des pommes de terre et du beurre, le tout accompagné de café. Notre dîner se composait de bœuf, de pâté, de saucisses, de pommes de terre ; plus, du café et du lait. Le souper est une seconde édition du déjeuner, sauf que le thé y remplace le café. Jamais de boissons fermentées, très-rares d'ailleurs ici.

» Après les repas, une négresse, placée en dehors de la fenêtre,lave séance tenante la vaisselle, dont elle tend les pièces à Mm* M*** qui les essuie, tout en stimulant l'activité de son aide (i).

1. L'usage en question n'est pas particulier au Backwoods seulement. J'ai pu m'assurer, dans plusieurs familles de Virginie, que de tels soins — lors même

» De temps a autre, une femme blanche, pale et maigre, apparaît en qualité de femme de chambre. Grande rareté dans le Sud, où le service passe pour dégradant I Une différence très-marquée, toutefois, établit la séparation entre domestiques noirs et serviteurs blancs. Mme M***, lorsqu'elle s'adresse à son aide blanche, ne manque jamais de l'appeler Ma'am : — « Comment allez-vous aujourd'hui, Ma'am ? — Voulez-vous s'il vous plaît, Ma'am, m'apporter ceci ou cela ? »

» M*** et moi, nous parcourons la plantation ; nous visitons les amis établis en d'autres clairières de la forêt. La ivaggonnette disparue est remplacée par un buggy disloqué, monté sur hautes roues, et les chevaux par une mule efflanquée, à queue de renard. C'est dans cet équipage que nous faisons nos expéditions. La mule, honorée du nom jadis vénéré de Jeff. Davis, possède des qualités de patience et de vigueur, précieuses en ce territoire où les routes sont abominables. — Hier, pour nous rendre à un settlement éloigné de quatorze milles, il nous fallait côtoyer un marais. Or, les marais américains ne ressemblent guère aux nôtres. Plus vastes souvent que tout un comté d'Ecosse, couverts de bois touffus, les arbres y croissent dans l'eau, si rapprochés les uns des autres, ils abritent un tel fouillis végétal, que l'onde en dessous, noire comme l'encre, parait sans fond. Aux beaux temps de l'esclavage, les fugitifs, pour dépister hommes et chiens, se jetaient dans ces épaisseurs, et nageaient, au risque de la vie, jusqu'à quelque îlot solitaire, au centre du marais. L;\, ils pouvaient du moins mourir en liberté. On raconte qu'un esclave du Mississipi, réfugié dans un de ces marais immenses, y demeura caché pendant dix-neuf ans ! Se risquant en 1865 sur les confins de la forêt, il rencontra par hasard un autre noir, apprit de lui que la guerre avait bouleversé les États-Unis, que l'esclavage n'existait plus, et que, libre lui-même, il pouvait retourner au milieu des siens (1).

» Le chemin que nous suivions hier, flanqué d'arbres démesurés, coupe le bois en droite ligne. L'eau du marais l'envahissait par places ; si sombre et si perfide, que j'aurais volontiers échangé notre buggy contre un bateau. Au plus profond de la forêt, au point précis où une autre route croisait la nôtre, un prodigieux écriteau, collé contre le tronc d'un gommier, étalait ces mots en gros caractères : « Hayes et C°, marchandises fines ! » Pour le coup,

qu'elle a de nombreux domestiques sous ses ordres — sont plus qu'un devoir, sont un plaisir pour la maîtresse do la maison.

1. Celui-là regrette sans doute la servitude et ses douceurs ! — Trad.

196 LES AMÉRICAINS CHEZ Kl X

pensai-je, l'homme qui a porté là son pot à colle et ses pinceaux, mérite une place d'honneur à côté de l'industriel qui affichàil son cirage sur les pyramides.

» La forêt se compose essentiellement de pins gigantesques, auxquels leurs troncs blanchis par l'âge et leurs sommets en parasol, donnent une vague ressemblance avec les palmiers. Frênes, coudriers, cerisiers, lauriers, gommiers abondent aussi. Le vent, dont les larges ondes passent à travers les pins, produit des mugissements si pareils à ceux de la mer, que lorsque je fermais les yeux, il me semblait être sur quelque rivage de l'Atlantique.

> Les propriétés ne portent aucun nom : — Quelle distance y a-t-il d'ici chez Black Duncan ? — Quel chemin faut-il prendre pour aller chez Big Archie : — telle est la manière de se renseigner.

» Les settlement appartiennent en général à des Highlanders, qui partout m'ont cordialement accueilli. J'arrivais de la mèrepatrie, il n'en fallait pas plus à ces braves gens pour m'ouvrir leur cœur et leurs bras. »

Le Robeson, où se trouve située la plantation de mon hôte, M. M"*, forme avec les comtés adjacents de Moore, Cumberland, Bladen et Richmond, le Pays écossais. La population clair-semée, répandue sur un vaste territoire, a bâti çà et là quelques villages dans la forêt. Construits en bois, suivant la coutume américaine, ils paraissent pour la plupart commodes et riants.

Est-il nécessaire de le dire ? Les Mac se rencontrent partout ici : Macdonald, Macleod, Macrae, Macnair, Macneil, descendants des Highlanders et des Hébrides ; beaux hommes, grands, vigoureux, si robustes., si peu accoutumés aux maladies, que parmi eux., les vieillards courbés par l'âge et les infirmités refusent de s'aliter, résolus de mourir dans leurs fauteuils, au coin du feu. Beaucoup de ces colons sont fort riches ; presque tous possèdent maisons, terrains et troupeaux. Ils ont plus d'écoles qu'aucun district du Sud, et prétendent que si la Caroline du Nord a produit plus d'instituteurs et de pasteurs que les autres États suddistes, c'est aux Highlanders qu'elle le doit.

Une foire écossaise, officiellement reconnue, se tient deux fois l'an dans une localité nommée Laurel-Hill. Les boutiques, combles de marchandises, y attiraient jadis huit à dix mille chalands. Cette foire a dégénéré ; elle n'est plus guère fréquentée que par les gens sans aveu et les vagabonds, qu'allèchent la boisson, le jeu, et ce qu'ils appellent le horse-swopping — le troc des chevaux.

Sur une large esplanade, au milieu du champ de foire, trottent et galopent les bêtes à vendre, excitées par les cris répétés de : — Bravo ! le cheval de selle ! — Bien enlevé, le fin trotteur ! — Hardi ! h) vaillante bête de trait!

Depuis que ces foires sont devenues une sorte d'orgie, les dames ne s'y montrent plus. Avec elles, a disparu l'élément gracieux qui en faisait une fête nationale.

Fayetteville, capitale du settlement, petite cité jadis florissante, maintenant ruinée par la guerre, était renommée dans toute la Caroline pour son sucre candi (1). Quatre-vingt mille hommes de l'armée de Sherman, en route pour Raleigh, détruisirent Fayetteville et sa raffinerie. Celle-ci s'est relevée, et le travail a recommencé.

Le gaëlic, usité durant de longues années dans le Pays Écossais, disparaît rapidement. Peu de Highlanders savent encore le parler, quoique tous l'aient appris dans leur enfance. Les premiers colons l'enseignaient, même aux nègres. Maintenant l'anglais l'a supplanté (2).

Le fils d'un pasteur du settlement me racontait cependant, que son père, né en Amérique, bien qu'il employât habituellement l'anglais, demeura fidèle à son gaëlic. Lorsque ses paroissiens les plus âgés se réunissaient autour de lui pour quelque conférence presbytérale, tous reprenaient avec bonheur la langue de leur en-

1. Fabrication créée par Mme Banks, qui, partie d'Ecosse il y a trente ans environ, vint établir une raffinerie à Fayetteville.

c2. Je reçus d'une dame le Psautier gaélique, fort ancien, dont se servait sa mere.

Un antique et curieux papier, Lie-Bill — acte de mensonge — me fut donné par la même dame. Il rappelle une des plus vieilles coutumes du settlement. Aveu de mensonge ou de calomnie, signé par le coupable, il devenait entre les mains de la victime une preuve de son innocence ; elle n'avait qu'à le montrer pour éteindre tout faux bruit. Les pertes de temps et d'argent, conséquences habituelles d'une poursuite judiciaire, étaient ainsi évitées. — Voici la copie exacte de cet acte, le nom du rétractant omis :

— État de la Caroline du Nord, comté de Richmond. — Vu que Daniel Mac Lean, dmlit Liât, comté de Robeson, vint vers moi en ce jour, et dit qu'on lui avait dit que j'avais dit qu'il avait prêté un faux serment dans le procès Boire Neil Mac Lean du comté de Robeson, et Daniel Mac Lean, dudit comté de Richmond, j'affirme que je ne me rappelle pas avoir dit une telle chose, mais si je l'ai dite, elle est fausse.

Le 7 janvier 1811.

(Signé X— .)

Cette déclaration est attestée par deux témoins, l'un pour le plaignant, l'autreponr le coupable.

fance, et se délectaient à la parler jusque bien avant dans la nuit.

Le gaëlic reste en honneur auprès de quelques Highlanders pur sang. — M. V** voyageait dans le comté de Moore. Surpris par les ténèbres, il heurte à la porte d'une ferme isolée et demande à s'y abriter: — Passez votre chemin ! fait le propriétaire, qui prend notre voyageur pour un de ces rôdeurs dont est richement fourni le Sud. L'étranger, pour toute réponse, envoie au fermier rébarbatif un : Bonne nuit, prononcé en gaëlic, et poursuit sa route. A l'ouïe de ces accents, le fermier s'élance, ramène en triomphe celui qu'il venait de renvoyer si rudement, lui adresse en gaëlic de sincères excuses, et lui prodigue les soins les plus empressés.

On rapporte qu'au tribunal de Fayetteville, Mr Banks, State- Sollicitor, s'apercevant que tous les jurés étaient highlanders, s'adressa à eux en gaëlic. Le juge n'entendait pas un mot de ce langage ; mais le jury parut si ravi, que Mr Banks croyait déjà sa cause gagnée. — Or, il se trouva que Mr Leech, avocat de l'accusé, possédait le gaëlic encore mieux que Mr Banks. Il commença, pour se concilier la faveur du juge, son plaidoyer en anglais ; après quoi, il demanda la permission de poursuivre en gaëlic, puisque le State- Solliciter avait employé cet idiome. En premier lieu, Mr Leech tança vertement Mr Banks, pour s'être servi d'un gaëlic bâtard et corrompu, ajoutant que si ses enfants à lui, Mr Leech, se permettaient d'écorcher de la sorte le noble et antique dialecte, il les châtierait d'importance ! Il reprit ensuite la cause, et fit, en pur gaëlic, un discours dont l'éloquence arracha au jury le plein acquittement de l'accusé.

Naguère encore, les services religieux se célébraient en gaëlic.

Les chants et les àm?>es\high landers n'étaient pas moins en faveur.

Un vigoureux Highlander, Mac Gregor, célébrait les fêtes du commencement d'année par des cabrioles frénétiques, accompagnées de copieuses libations. On le rencontrait partout où il entrevoyait quelque espoir de ribotte ou de sautée. Menacé de la prison, souvent coffré,le Celte obstiné répondait invariablement : — « Fourrezmoi dedans, et refourrez-moi dedans, si cela vous plait ! Quand viendra le nouvel an, Mac Gregor dansera !

Presque tous les colons appartiennent au culte presbytérien. Malgré la distance, en dépit des marais et des forêts, ils suivent régulièrement le service divin. Un planteur, chez lequel je séjournais, faisait six milles à travers bois pour se rendre au temple.

Une dame, dont les Bummers avaient emmené les chevaux et la voiture, franchissait chaque dimanche quatre milles à pied, dans le même but.

Les Églises les plus anciennes se trouvent à Fayetteville et à Barbacue. Elles furent créées, il y a près de cent cinquante ans, par Campbell, ministre gaélique, originaire de Campbeltown — Kintyre— qui émigra en 1730, rejoignit les Highlanders, et travailla parmi eux comme évangéliste. Dès 1730, organisant l'Église de Barbacue avec cinq Anciens, il inaugurait dans le Nouveau- Monde le système écossais. La sévérité des Anciens leur valut le surnom de : petits cuistres de Barbacue. — Veillant à la pureté des doctrines prêchées en chaire, leur vigilance redoublait chaque fois que paraissait un étranger. Un pasteur écossais, le Rév. John M.ieleod, après avoir visité le settlement, déclare : « qu'il préférerait prêcher devant la plus difficile congrégation d'Edimbourg, plutôt que s'adresser à ces petits cuistres cpilogueurs de Barbacue » .

La guerre de l'Indépendance une fois terminée, les colons se virent réduits à leurs propres ressources en fait de secours religieux. Le nombre des Églises ne s'en accrut pas moins. Quelquesunes, j'ai pu m'en assurer, sont prospères, bien que portant les traces du récent conflit. Les petits cuistres épilogueurs de Barbacue ont suivi le chemin de toute la terre ; la manière de prêcher a changé ; l'ancien système a fait place aux méthodes nouvelles. Malheureusement, le culte de famille semble moins général, qu'il ne l'était, il y a quarante ou cinquante ans.

Les Ecossais, disons-le, conservent intacte leur réputation d'honnêtes gens: — Jamais! déclarait M. le juge X***: Je n'ai vu comparaître devant le tribunal un Highlander accusé de graves méfaits.

Ainsi que leurs voisins, les colons écossais étaient propriétaires d'esclaves. Ils en possédaient comparativement peu, les entretenaient bien, exerçaient sur eux une surveillance exacte mais douce, et même, dit-on, les contraignaient d'aller à l'église ou les <'\ m -«Misaient h demeure. La plupart des Écossais que j'ai rencontrés se montraient heureux de l'abolition, et désireux d'obtenir le travail libre, en facilitant l'immigration des blancs.

Le seulement sentira longtemps les effets de la guerre. Le plus pur de son sang a été versé, le meilleur de ses terres a été ravagé, son organisation tout entière a été bouleversée. Mais ceux dont l'énergie affronta les difficultés (l'un établissement dans ces régions

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