LES AMÉRICAINS CHBZ EUX
en arrière, Mjss Dickinson continue à verser sur les contradicteurs des torrents d'épigf animes et des déluges d'arguments.
j'ai entendu Anna Dickinson pour la seconde fois, dans une séance de 'a socle é anit-esclavagiste de New-York. La fougueuse quakerecce y assistait incogpi.o. Soudain, le préndent se lève :
— Si je ne me trompe! là"i-'<\, c'est bien mi:s Diek:nson que j'aperçoi3 Hi-has ! Ne consenti' a- -elle pas a prendre la parole?
Misr Dickinson, sans se fai :e prie-, s'avance, monte siTr lap- ateforme, ô>e son chapeau, et com-.pen.ee un d'scours soi-o^/nc improvisé. A en juger toutefois p. r cevir.ine pei:;,e c?*'e, modestement niebéedans le ereux.de sa main, et vers laque1 Te se d'ri^eaieut vo«onl'"t > )ei regards de la coo'é'enc-èoe, on peut présumer qae Ylm r±a- J;:ou du Président ne la prenait pas au dépourvu.
;•' s'. g 'si ait des dioUs poétiques accordés aux: pèg. es. Miss Die'n-vo1, sai?S hériter, réclama les mêmes d-:oiic pou" les nég/e ie* ! On comprend, sans que je le décrive, l'eflec d'un tel red se -o cd oourdv.n.
N'-c. Dickinson, incroyable d'assurance, ne recipe devant aucun adverô?ire, t'eut têîe aux orateurs les plus autorisés, et dans ces due's, a souvent le de- nier moi.
De tuu° les con *ére<?c:e?s desE:ats, miss Dickinson est, m'assure t-on, celui qu:, ap>.è: Jobn B. Gougb, attire le plus grand nombre d'aAc'i-eiv?. Les Somites qu* rappelant, lui assurent de quinze à trente lives sleilittg nar séjpce, et léalisent un bénéfice égal, sinon supérieur, à ce déboursé.
XLÏV
RAILWAYS
— Oui, Monsieur! s'écriait un vigoureux citoyen de l'Ouest, Oui, Monsieur! Ce sera la plus grande merveille de toute la création de Dieu!
Il s'agissait du railway qui allait relier l'Atlantique au Pacifique.
Sans me ranger entièrement à l'opinion de mon bouillant interlocuteur, je reconnais que le Nouveau-Monde, en ce qui concerne le confort de ses steamers et de ses chemins de fer, laisse le Vieux bien loin derrière lui.
Sur telle ligne de l'Ouest, vous avez pour vous seul, moyennant quelques dollars d'exlra, un élégant petit salon, plus une chambre à coucher. Le premier, garni de chaises et d'un sopha moelleux, pourvu d'un poêle, de tablettes dorées destinées à recevoir vos livres, et muni d'une table sur laquelle vous pouvez, si cela vous convient, prendre vos repas en tête-à-tête avec vous-même! Votre chambre h coucher n'est pas moins bien aménagée. Ce qui ajoute au plaisir, c'est que le stewart, en venant vous réveiller chaque matin, vous apporte, avec votre déjeuner, les journaux du district que vous traversez.
Ces Drawing room coaches, Silver palace cars, Pulman cars — voitures salons — ne se trouvent, il est vrai, que sur les lignes principales. Mais chaque train de nuit, au Canada ou dans les États, a son sleeping car, dans lequel un dollar de surplus vous assure une couchette. — Une fois accoutumé aux secousses et au vacarme, le voyageur y dort aussi profondément que dans son lit. Un cabinet de toilette, situé à l'extrémité du wagon, permet aux touristes de faire, l'un après l'autre, leurs ablutions matinales.
Les wagons ou cars américains ne sont pas, comme les nôtres