‹ Les amis de la marquise de Sablé;Chapitre 25 sur 105 · A MONSEIGNEUR D'AUTUN · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR D'AUTUN

4 décembre 1670.

Vous ne seriez faire que je ne santé pas dans les ocasions le bien ou le mal quy vous arive, monsieur; c'est pourquoyje suis véritablement touchée de la perte que vous avez faite de madame vostre mère, sachant bien que vous avez toujours esté fort sansible à ceux qui sont de vostre sang. Pour moy, monsieur, quy ne puis, quoiqu'il arive, m'anpescher d'estre pour les gens qui sont une fois antres dans mon cœur, je ne puis ausy, quelque peine que je fase m'anpescher de prandre part à ce quy les touche. Prenez s'il vous plaît, monsieur, selle que vous avez en ceste constance et me faites l'honneur de croire, quandje ne vous dirois pas un mot, que je seray toute ma vie vostre très humble et très obéissante servante.

A M. DE MONTAUSIER

iliNCORE que je me sente assez forte auprès de vous, monsieur, pour n'avoir besoin de rien, je ne laisse pas

1. Gabriel de Roquette, vicaire général du prince de Conti, abbé général de Cluny, nommé évoque d'Autun le l"mai 1666, sacré le 10 avril 1667, cérémonie à propos de laquelle madame de Sablé lui adressa un billet de compliment, également conservé par Valant.

d'estrebien ayse d'avoir une lettre de M. Leroy* à vous envoyer : comme c'est son affaire propre et que vous me faites l'honneur de Taymer il a longtemps, je ne doute pas que la chose ne réussisse; vous avez une générosité pour faire du bien à tout le monde ; mais, pour vos amis, il n'y a rien de pareil à vous. M. de laPejan est revenu si remply de la manière dont vous avez reçu ma prière que j'en ay eu une double joye, tant pour le bien de mon amy, que pour voir un aussy honneste homme qui est M. de la Pejan au nombre de ceux qui reconnoissent si bien tous vos mérites. Il est charmé de M. le Dauphin ; il m'a conté de quelle sorte il a reçu un ambassadeur, cela m'a fait un grand plaisir, car tout ce qui est de bien en M. le dauphin est le vostre propre. La personne en faveur de qui est la résignation, n'estant pas icy, je vous supplie humblement, monsieur, de trouver bon que je prie M. Destancheau de solliciter le père Perrier de votre part pour les conclusions de l'affaire. Je dis M. Destancheau parce qu'en celle de M. Huvet, il eut la bonté de faire les diligences parce qu'il savoit que j'y prenois part.

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