LA MARQUISE DE BOISDAUPHIN
Marguerite Barentin, ûlle d'un président à la chambre des comptes de Paris et de Madeleine de Eerquifinién, épousa d'abord Charles de Souvré, marquis de Coartenvaux, frère de madame de Sablé, et en eut une fille unique unie àLouvois; elle se remaria, vers 1645, avec Urbain de Laval, marquis de Boisdauphin et de Sablé, filç de madame de Sablé, veuf lui-même de Marie de Riantz : devenue veuve le 6 décembre 1661 et sans fortune, — son mari ayant dû vendre tous ses biens pour payer les dettes de son père et de son grand-père, — elle entra à TAbbayeaux-Bois et fut plus tard pourvue d'un prieuré. ïîlle mourut à Paris le 8 février 1704, âgée de soixante-dix-sept ans , et fut ensevelie au couvent des Filles du Saint- Sacrement, au Marais.
Valant nous a conservé ce postr-scriptum que Madame Royale de Savoie * écrivait de Turin à la marquise de Boisdauphin, le 4 octobre 1658, au bas d'une lettre ofii-
1. Christine de Bourbon, fille de Henri IV; veuve dès 1637, elle ne mourut que le 25 décembre 1663. — L'affaire que lapriocesse « avoit si à cœur » était le mariage de sa dernière fille avec Louis XIV, condition qu'elle mettait pour que la Savoie demeurât unie à la France contre les Espagnols. On sait qu'au mois de novembre 1658 un rendez-vous fut fixé à Lyon pour
^^^11b où Bile la faisait remercier de la maftiéire éwki «tte ^'^ait reçu le marquis de Fleury : « Vous avez fait tant de ^^^^mplimens au vieux marquis qu*il en est confus en ^^«^oyant que c'est en ma considération : je vous en ay de '*' obligation. L'affaire que j'ay plus à cœur ne va pas selon ^^^on désir. Je seray contente de prendre vostre sentiment. »
1" mars 1677.
Après avoir rendu à Dieu mes devoirs aujourd'huy et descendu pour cela à la chapelle de madame Tabbesseje crois devoir employer le reste de mes forces à vous remercier moy même, madame, de ma résurrection où vous avez contribué par vos bontés extrêmes. J'en conserveray le souvenir toute ma vie et la reconnoissance. Je crois que M. Valant vous a dit Testât où je suis. Je reprends mes forces peu à peu, j'ay un appétit désespéré, mais je me modère de peur de l-eckute. )e vous avoue, madame., que je croyoiâ he ^s revenir au monde de cette maladie. Je suis bieû obligée à M. Valant de ses soins. Il m'a traitée comme VbStt^é flllB et sa seconde maîtresse. Il â biôti i>e Thonneur icy de la manière dont il traité ses hiàlàdes, tù.t il n'en meurt point entre ses mains. La mienne est toute tremblante et n'a plus de f<3ix;e que pour vous as- Bui-er d'être toute sa vie voslre très obéissante fille.