A M. VALANT
V ous avez raison, monsieur, de croire que nous vous savons un très grand gré de Texcellente nouvelle que vous nous avez donnée, car assurément nous ne pou-
>n8 pas recevoir une plus grande joye que celle a.pprendre le meilleur eslat d'une santé aussy préeuse qu*est celle de madame de Montmartre; nous en vons toutes icy rendu grâces à Dieu du meilleur de xos cœurs, et nostre reconnoissance passant aussy à vous, monsieur, pour ce que vous y avez contribué de vostre part, nous feroit souhaiter de vous voir premier médecin, si la charge venoit à vaquer, à condition néanmoins que vous traiteriez toujours mademoiselle de Guise et madame de Montmartre ^ et que vous viendriez de fois à autre faire des visites aux Carmélites. Nous envoyons savoir si ce mieux que vous nous marquez, monsieur, continue toujours. Je vous supplie d'assurer ces deux illustres princesses des très humbles respects de toute nostre maison et en particulier de ceux de leur très obéissante servante et la vostre.
Soeur Agnès de Jésus-Maria.
Ce 14 septembre (1680).
1. Françoise-Renée de Lorraine, fille du duc de Guise et d'Henriette de Joyeuse, abbesse de Saint-Pierre de Reims, puis de Montmartre, en 1657, morte en 1682.