‹ Les amis de la marquise de Sablé;Chapitre 87 sur 105 · A LA MÊME · texte numérisé non relu

A LA MÊME

Il est vray, ma chère cousine, que Paris est un lieu où on ne vit qu'à force d'argent ; cela me fait voir que vous serez bien heureuse d'en sortir pourvu que ce soit pour estre mieux, comme je crois asseurément que vous serez à Sainte-Scholastique où je ne vous abandonneray

1. Marguerite Barentin, fille de Charlei, seigneur de Villeneuve, président en la cour des comptes, et de Madeleine de Kerquefinien ; veuve de Charles de Souvré, marquis de Courtenvaux, — dont elle avait eu madame de Louvois, — elle se rema-

pas de toute manière ; c'est pourquoy vous ne pouvez rien hasarder en Tacceptant. Madame de Sablé me mande aujourd'huy que depuis qu'elle a appris qu'il vaut 5,000 francs, qu'elle consent à cette affaire, c'est pourquoy il faut terminer, afin que vous y puissiez estre pour Pacques; peut estre serez-vous plus heureuse là qu'en un lieu de plus grande conséquence, puisque ce n'est pas toujours les grands bruits qui font nostre bonheur et que la douceur de la vie y contribue plus que toute autre chose, et comme il y a longtemps que ces filles là vous désirent, vous ne devez point douter qu'elles ne vous soyent fort soumises. Si je peux quelque chose pour advancer cette affaire, mandez le moy, car j'auray toujours bien de la joye à vous servir avant toute chose, estant votre très humble servante. Mes complimens à ma sœur de Saint- Aubin, s'il vous plaist.

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ria à Urbain de Montmorency-Laval, marquis de Boiadauphin^fils de madame de Sablé ; elle le perdit le 6 décembre 1661, en ayant eu deux fils, tués sans alliances, l'un au siège de Woerden, en 1672, l'autre à l'expédition de Chypre. Madame de Boisdauphin demeura veuve sans fortune, car son mari dut vendre tout son bien pour payer les dettes de son père et de son aïeul* Elle mourut à Paris le 8 février 1704, demeurant alors au monastère des Filles du Saint-Sacrement, au Marais.

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