‹ Les amoureux de Madame SévignéChapitre 20 sur 28 · A MADEMOISELLE D'ORLÉANS · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE D'ORLÉANS

« Le temps que le Roi m'avait accordé pour faire ici mes affaires étant expiré, et Sa Majesté n'ayant pas jugé à propos de le prolonger davantage, je pars avec la plus grande soumission du monde à ses ordres, et je puis assurer Y. A. R. Mademoiselle, que je ne suis sensible qu'aux dernières grâces que le roi m' a faites et point du tout au refus de les continuer. J'espère qu'enfin la

timents et la manière dont je les <-us m'attireront que Dieu, qui a

i un jour quelque bonté

: un soj< d servi toute sa vie, qui est

enco- l'aire mieux qu il n'a jamais fait :

qui est bien plus considérable, qui a eu pour

iiration extraordinaires.

, que si les damnés pouvaient

aim eu dans l' enfer et ne point murmurer

)s, il leur ferait riiiséricor il y ' du

Roi. »uf*

perdu toutes mes espérances en nu >nt de ma charge, et il y a sept

rendant, Mademoiselle, il ne je ne fusse fâché que iï, et je voudrais qu'il m'eût

le cœur pour lui ; comme j'ai toujours parlé de Sa

je ne l'ai pas fait pour me rtir den n'ai pas de-

dans la [uelque ,; lis que le

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ridre combien on est fâché de ne vous pas combien

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a propos du Traité de la comédie et des spectacles, publié par un autre converti, du grand Condé et de madame de Longueville, le nric

encore été mon expérience; et, quoique le témoignage des pères de l'Eglise soit bien fort, je tiens que sur ce chapitre celui d'un courtisan doit être de plus grand poids. Je sais bien qu'il y a des gens qui courent moins de hasard en ces lieux-là que d'autres ; cependant les tempéraments les plus froids s'y réchauffent. Ce ne sont d'ordinaire que de jeunes gens qui composent ces sortes d'assemblées, lesquels ont assez de peine à résister aux tentations dans la solitude, à plus forte raison dans ces lieux-là, où les beaux objets, les flambeaux, les violons, et l'agitation de la danse, échaufferaient des anachorètes. Les vieilles gens qui pourraient aller au bal, sans intéresser leur conscience, seraient ridicules d'y aller, et les jeunes gens à qui la bienséance le permettrait, ne le pourraient pas sans s'exposer aux plus grands périls. Ainsi, je tiens qu'il ne faut point aller au bal quand on est chrétien, et je crois que les directeurs feraient leur devoir s'ils exigeaient de ceux dont ils gouvernent la conscience

qu'ils n'y allassent jamais »

N'est-il pas curieux d'entendre l'exilé qui implore Mademoiselle prêcher madame de Sévigné sur sa pusillanimité devant la mort, et le satirique auteur des Amours des Gaules déclarer qu'il ferait volontiers couper le nez au satirique Boileau, et l'ancien libertin des scènes de Roissv anathématiser les bals comme

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pourraient le faire les plus sévères prédicateurs? Bussy-Rabutin se révèle tout entier par ces contrastes et ces contradictions.

MARIE MARTINOZZI, p. 113.

Dans l'ancienne église de Saint-André- des-Arcs, qui renfermait les tombeaux des de Thou et des Séguier, on remarquait aussi le tombeau de la princesse de Conti. JV ous citerons, à titre de curiosité intéressante, la page consacrée à ce monument, dans la Description /tourelle de la ville de Paris, publiée chez Nicolas Le Gros, au Palais, 1685 :

Le tombeau de la princesse de Conti, dont la piété est encore en vénération à tout le monde, se trouve, dit la Description nouvelle, à coté du grand autel, dans le choeur de l'église. On à mis dessus une belle figure de marbre blanc, qui représente une Espérance affligée; elle est de M. Girardon. Au-dessous est cette inscription :

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