‹ Les amoureux de Sainte-Périne (volume 2)Chapitre 20 sur 20 · AUG · texte numérisé non relu

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peul-élre jamaisf Pour me distraire, je suis allé souper. Uo souper est un dtner qui aurait lieu six heures après Fbeure à laquelle on dîne ordinairement. Le souper a été mis à la mode par les actrices, qui ne peuvent pas manger avant lie jouer, et par les gens qui ont des insomnies, f/est une très-élégante façon de passer la nuit la fourchette d'une main et le verre de Tautre; et ct^ serait une charmante chose s'il ne dégénérait le plus souvent en orgie. Ainsi fut-il du souper auquel j'assistais. On servit successivement beaucoup de plats auxquels personne ne toucha, et plusieurs bouteilles auxquelles il fut beaucoup touché.

Le vin ! ah ! nous ne connaissons pas le vin. Longtemps j'ai pensé que c'était un malheur; mes opinions ont bien changé là-dessus. J'ai beaucoup aimé le vin , je ne bois plus que de l'eau. Sans le vin, les hommes ne se seraient jamais fait la guerre. Et pourtant c'est une bien bonne chose ! Mais le vin n'est vraiment bon que dans la solitude. Cette boisson a un effet trèsremarquable, c'est de faire perdre la raison à ceux qui en absorbent une quantité qui varie suivant les forces du buveur ; je dis les forces, je devrais dire les dispositions. L'action du vin porte essentiellement sur les nerfe. Rien de moins constant et de plus variable que le degré de tactibilité des nerfs. La température, conune aussi l'état moral du buveur, influent énorme-^'

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