Ne me vaudroyt la bague de Roger
14. T. m. r. s'aveugle dans ma f. 1552. 1553. 14. T. m. r. c. a. en ma f. 1567.
Du tout chnar/é ) Comparant elle l'a tellement fiié de ses cnchante-
mans seigneur. 1553. 1567. — La bague de Roder.) Qui valoit contre tous
enchantemens. Arioste au settiême chant, IJannello hai icco^
Che val contrOgni mai/ Ira fallura. 15r).'{.
LXXlll] 1. LIVRE DES AMOURS 137
ne seroit pas suffisante pour le descharmer. Circe fille du Soleil, demeurante sur la coste d'Italie, fut grandement renommée pour ses enchantemens : et croyoit on que par le moyen de certain gasteau, qu'elle bailloit à manger, et d'un vin, qu'elle mistionnoit, ellemuast les hommes, les frappant de sa houssine, en tels animaux que bon luy sembloit. Ulysse, après la desfaite de Troye, errant sur la mer, print terre près la demeure de ladite Circe : et descouvrant une fumée en l'aer, s'apperceut que le pays estoit habité. Parquoy voulant cognoistre quelles gens y faisoient demeure, choisit par sort quelques uns de ses compaignons, et les y envoya. Lesquels arrivez à la maison de la Nymphe, furent par elle receuz, et festoyez à la mode accoustumée, si bien qu'ils furent tous changez en porcs, fors leur conducteur Euryloch, qui fuyant, vint raconter à Ulysse l'estrange mésaventure de ses compaignons. Ulysse fasché pour la perte de ses soldats, délibère chaudement d'y aller luy-mesme : et trouve en son chemin Mercure en la forme d'un Jouvenceau, qui luy donnant la contrepoison, l'enseigna, comme il pourroit se garentir des enchantemens, et ravoir ses hommes. Voy Homère au dixiesme de l'Odyssée et Ovide, au quatorziesme de la Métamorphose. Herbe pécheresse.) Nuisante. Du fin Grégeois.) D'Ulysse renommé pour sa finesse et à ceste cause nommé par Homère TrcAÛ-rpc-cç. Lespée vangeresse.) Parce que abordant Circe, comme Mercure l'avoit conseillé, il luy tendit l'espée nue, feignant la vouloir tuer. Moly.) Racine d'herbe, que Homère descrit en ces vers, [Od. X, 304]
PiT-/; \xhi [j.ÉAxv lay.c, votAay.T'. ti lixeXov 7.^>^zÇt Mô5au cà \}.v) y.aA£CU7t Oect.
Et Ovide, [Met. XIV, 291]
Pacifer huic dederat florem Cyllenius album :
Moly vocantsuperi : nigra radiée tenelur. Voy Pline au quatriesme chapitre du vingtcinquiesme livre, Le Dulyche troupeau.) Les soldats d'Ulysse, qui estoient changez en porcs. Dulyche estoit une Isle de laquelle Ulysse estoit seigneur, ^s ^o/p /le nouueau.) Voyez TArioste, quant Astolphe remet le sens à Roland, qui estoit devenu furieux d'amours.
BIBLIOGRAPHIE Amours. 1552, 37 ; 1553, 88 ; 1567. I, 44 b ; 1571,-2, 107 ; — 1578, 104 ; 1387, 1592, 81 ; 1604, 1610, 1629, 84.
138 1. LIVRE DES AMOURS [lXXHII
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Les Elemens et les Astres, à preuve Ont façonné les rais de mon Soleil, Vostre œil, Madame, en beauté nompareil, 4 Qui çà ne là son parangon ne treuve.
Dés l'onde Ibère, où le Soleil s'abreuve, Jusqu'à l'autre onde où il perd le sommeil, Amour ne voit un miracle pareil, 8 Sur qui le Ciel tant de ses grâces pleuve.
Cest œil premier m'apprit que c'est aimer : Il vint premier ma jeunesse allumer, 11 Hault m'enlevant par ses flames dardées :
Parluy mon cœur s'a'la de la vertu Pour m'en-voler par un trac non batu 14 Jusqu'au giron des plus belles Idées.
[LXXIIII] VARIANTES : 1. Texte.