‹ Les amours. CommentéesChapitre 221 sur 443 · CXXIX · texte numérisé non relu

CXXIX

Dv l'un des deux, sans tant me déguiser Le peu d'amour que ton semblant me porte : Je ne sçauroy, veu ma peine si forte, 4 Tant lamenter, ne tant Petrarquiser.

Si tu le veux, que sert de refuser Ce doux présent dont l'espoir me conforte ? Sinon, pourquoy d'une espérance morte S Me nourris-tu pour tousjours m'abuser?

L'un de tes veux dans les enfers me rue. L'autre plus doux, à l'envy s'esvertue 1 1 De me remettre en paradis encor :

Ainsi tes yeux pour causer mon renaistre, Et puis ma mort, sans cesse me font estre 44 Or' un PoUux, et ores un Castor,

MURET

Dy l'un des deux.) Il prie quelqu'une (je ne puis penser que ce soit Gassandre : car il ne parleroit pas si audacieusement à elle) de luy accorder rondement ce qu'il demande, ou de luy refuser tout à plat. Petrarquiser.) Faire de l'amoureux transi, comme Pétrarque. Or un Pollux, et ores un Castor.) J'en ay raconté la fable ailleurs [XLIX].

BIBLIOGRAPHIE

Amours. 1552, 53; 1578, 155 ; — 1553, 145; 1567. 1, 64; 1571,-2, 154; 1587, 128; 1592,130; 1604, 1610, 1629, 134.

[CXXIX] VARIANTES : Texte.

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