Cent fois je 1. e. e. t. 1. j
388 î- LIVRE DES AMOURS [234
Mais cet amadoûeur, qui me tient à la bride, Me voiant aprocher du lieu de mon secours, Maugré moi tout soudain fait vanoier mon cours, 8 Et d'où je vins mal sain, mal sain il me reguide. Hà, poëte Romain, il te fut bien aisé, Quand dune courtisane on se voit embrasé, 11 Donner quelque remède, afin qu'on s'en depestre :
Mais cettui la qui voit les y eus de mon Soleil, Qui n'a de chasteté, ni d'honneur son pareil, 14 Plus il est son esclave, et plus il le veut estre.
MURET J'ai cent fois épreuve.) Ovide a écrit les livres du remède d'amour, ausquels il enseigne beaucoup de moiens propres à ceus, qui sont enlassés d'amour, et s'en veulent défaire. Le Poëte dit, qu'il les a tous essaies : mais que quand il est quasi prest à sortir de la prison d'Amour, Amour, qui le tient, comme par la bride, dissipe toutes ses entreprises, et le retire plus fort que devant. Parainsi donc il dit pour conclusion, que les remèdes d'Ovide sont aptes à ceus qui sont amoureus de quelque courtisane : mais du tout inutiles à ceus, qui ont mis leur C(rur en bon et honeste lieu, comme il a fait. Amadoiieur.) Abuseur. Amadouer est tenir quelcun sous vaine espérance. Les Latins disent, Inescare, les Italiens, Lusinghar. Vanoier.) Se perdre, devenir en rien. D'une courtisane.) D'une femme abandonnée. Mot Italien.
BIBLIOGRAPHIE Amours. loo3, 91 ; — 1567. I, 46; 1571,-2, 111. — Pièces retranchées. 1017. ï\ 1629, 460.
[234J VARIANTES: 1. ïcxle.
S. VA doù je V. m. s., malade il me r. 1507. 1751. 12. M. riiomme accort q. v. 1. y. de m. S. V.\. Q. n'a de c, au monde s. p.
14. Tant plus il est esclave, et tant plus le v. e. 1567. 1571.