‹ Les amours. CommentéesChapitre 376 sur 443 · Lel. d. b. où la G. a · texte numérisé non relu

Lel. d. b. où la G. a

Supprimé en 1578. 1592.

que mesme le Sénat de Venise s'en est quelque fois émerveillé. Les huit premiers vers apartienent à la louange dudit Paschal. L'argument des sis derniers est aisé de soi. Vas de VArpin les trésors moissonnant.) Vas soigneusement recueillant les richesses de l'éloquence de Ciceron. Il dit cela, parce que Paschal est un des hommes les mieux versés en Ciceron, qui vivent pour le jourd'hui. Garonne.) Fleuve passant à Tolose, là où Paschal fait sa plus ordinaire residance. Si ton Durban.) Michel Pierre de Mauleon Protonotere de Durban, conseiller en parlement à Tolose, homme tant excellent qu'il semble, que, comme Ion dit, Fortune, et Nature et les Dieus se soient efforcés à le combler de toutes choses souhétables. Entre luy et Paschal est une si grande amitié qu'elle est suffisante pour effacer toutes celles, qui sont par les anciens auteurs recommandées. Mais je ne sauroi mieux les louer, que par les parolles de l'auteur, lequel escrivant une Ode à Durban, dit ainsi,

Le Ciel ne t'a pas seulement

Elargi prodigalement

Mile presans : mais d'avantage

Il veut, pour te favoriser.,

Te faire vanter, et priser

Par les plus doctes de nôtre âge.

Languedoc me serf de témoin, Voire Venise, qui plus loin S'émerveilla de voir la grâce De ton Paschal, r/ui louangeant Les Mauleons, ala vangeant L'outrage fait contre ta race.

Lors qu'au milieu des Pères vicus, Dégorgeant le présent des dieus, Par les torrens de sa harangue, Il emhla l'esprit des oians, Comme épies ça et la ploians De.'ious le dous vent de sa langue.

Les sonnets CXXXII et CXXXIII sont en 1553 et 1567, remplacés par les

trois suivants [237, 238, 239]

[237] Texte de 1553.

Le pensement, qui me fait devenir Hautain et brave, est si dous que mon ame Desja desja impuissante, se pâme, 4 Yvre du bien qui me doit avenir.

Sans mourir donq, pourrai-je soutenir Le dous combat, que me garde Madame, Puis qu'un penser si brusquement l'entame, 8 Du seul plaisir d'un si dous souvenir?

Helas, Venus, que l'écume féconde.

Non loin de Gypre, enfanta dessus l'onde, 11 Si de fortuné en ce combat je meurs,

Reçoi ma vie, o déesse, et la guide Parmi l'odeur de tes plus belles fleurs, 14 Dans les vergers du paradis de Gnide.

MURET Le pensement.) Quelque bonne dame (à ce que j'en puis penser) avoit fait

promesse de luy faire quelque bon traittement. Parquoi prevoiant le plaisir,

qu'il devoit recevoir, il prie Venus, si de fortune il meurt en si honneste

combat, qu'elle l'emporte en son paradis. Telles choses echapent quelque

fois à ceus qui sont passionnés d'amour, plus selon leur aveuglée affection,

que selon la vérité de ce qu'ils en pensent.

BIBLIOGRAPHIE

Amours. 1552, 55; 1553, 148; 1567. I, 65; 1571,-2, 156; — 1578, 583;

1592, 562. Pièces retranchées. 1617, 10 ; 1630, 467.

[237] VARIANTES : 1. Texle

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