‹ Les amours. CommentéesChapitre 387 sur 443 · E. s. 1. d. un roc t'a · texte numérisé non relu

E. s. 1. d. un roc t'a

BELLEAU, Amour, quiconque ait dit.) Il dit... naissance. Il dit après

a imité, feignant ainsi parler Didon... Ti/gres. 1578.

si une Ourse, tant il est cruel, le veut advouer pour son fils, il dit après que pour sa nourriture il a succé le lait d'une Lionne Massylienne, c'est à dire d'Afrique, où les Lions sont remplis d'extrême fureur, et que le nourrissant par les forets, avecques ses petis Lionneaux, elle luy versa dedans Festomach, avec son laict sa rage et sa fureur : et qu'il monstre bien qu'il est yssu d'une telle race, car rien que la cruauté et la tyrannie ne luy plaisent. Pour sçavoir comme les enfans retiennent les conditions de leurs parens et de ceux qui les nourrissent, voy Macrobe au cinquième livre des Saturnalles chap. II. D'épineuses douleurs.) C'est ce que dit Catulle [LXIV, 72]

Spinosas Erycina serens in pectore curas. Mile mors de ta trousse.) Mile traits mortelz. L'argument de ce Sonet est pris d'une reproche que fait Phœnix dedans Homère à Achille, lequel ny pour l'amour de luy qui l'avoit si chèrement nourry en son enfance, ny pour les dons que luy prometoit Agamemnon ne se vouloit armer contre les Troyens. [II. XVI, 33-5]

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Theocrite [Id. III, 15-46] parlant de la cruauté d'amour dit de luy semblables choses :

Nuv £Yvo)v Tov Ipw-ia, (3apùç Osbç, ri poc Xeaivaç Maffâbv èO-i^XaÇs, âpu;j.a) té [ji-tv sTpeçs [t.air^p.

Ce que Virgile dedans son quatrième livre des Aeneides [365-367] a imité faisant ainsi parler Didon courroucée, contre ^née, lequel secrettement la vouloit abandonner,

Nec tibi diva parens, generis nec Dardanus author Perfide., sed duris genuit te cautibus horrens Caucasus, Hyrcanaeque admorunl uhera Tygres.

BIBLIOGRAPHIE

Bocage. 1554. 17 b. Amours. 1567. 1, 104 b ; 1571,-2, 250; 1578, 317; 1587,278; 1592, 285.

[245] Texte de 1oG7.

Beauté dont la douceur pourroit vaincre les Roys : Mon cœur que vous tenez dans vos yeux en servage Helas rendez-le moy ! ou me baillez en gage 4 Le vostre, car sans cœur vivre je ne pourrois.

Quand mort en vous servant sans mon cœur je serois, Plus que vous ne pensez ce vous seroit dommage De perdre un tel amy : à moy grand avantage, 8 Grand honneur, et plaisir quand pour vous je mourrois. Ainsi nous ne pouvons encourir de ma mort Vous, madame, qu'un blâme, et moy qu'un reconfort, 1 1 Pourveu que mon trespas vous plaise en quelque chose:

Et veux que sur ma Lame amour aille écrivant: Celuy qui gist icy, sans cœur estoit vivant, 14 Et trespassa sans cœur, et sans cœur il repose.

[245] VARIANTES : 1. Texte.

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