L'homme nasquit de rochers et de chesnes
MURET [Uire BELLEAU] Ce Sonet est assez aisé de sov.
[258] VARIANTES : 2. Commenlaii-e.
Belleau. Prenez mon cœur.) Ce Sonet... soy. — L'homme nasquil.) Voy Hésiode, qui dit que les hommes nasquirent des rochers et des chesnes demycrevez. Il dit, que si ne fust la dure naissance qu'il a prise, il seroit desja mort par la cruauté de sa dame. 1578.
[Ce Sonet est devenu un MADRIGAL en 1587, 1592, 1604,1610, 1629, et se trouve au Livre II des Amours.]
Les vers 11-14 sont transformés en 11-16
1 1 Vous flechiroit : mais trop cruellement
1 2 Du frein d'amour vous me serrez les resnes,
Et me gesnez de tourment sur tourment, Me reperçant d'amoureuses halesnes, Pour tesmoigner que du commencement 16 L'homme nasquit de rochers et de chesnes.
Prenez mon cœur.) Ce Sonnet... soy. — Hesnes.) La bride. — L'homme nasr/ni/.) Voy Hésiode... TTexto de 1578 ... damp. I.";H7. I60'(.
Les deux sonnets qui suivent ne sontpasaux Amours de 1553, nonplus dans les OEuvres de 1567, 1571, 1572-3, 1578, 1587, 1592.
[259] Texte de 1552.
D'uQ foyble vol, je voile après l'espoyr, Qui mieux voilant voile oultre la carrière. Puis quand il voyt que je voile derrière, 4 De mon voiler renforce le pouvoyr.
Voyant le sien qui voile pour m'avoyr.
Me révoltant je franchi la barrière, Et d'un bas vol je m'escarte en arrière, S Pour ne le prendre, et pour pris ne me voyr. Je suis semblable au malade qui songe Le quel en vain ses doigtz mocquez allonge, 1 1 Pour tastonner Fidole qui n'est pas :
L'un fuit, l'un suit d'une vaine poursuite, Ainsi suyvant l'espoyr qui est en fuite, 14 Et qui ne suit, je perdz en vain mes pas.
BIBLIOGRAPHIE Amours. 1552, 35.
[260] Texte de ioo2.
Moins que devant m'agitoit le vouloyr, Qui me piquoyt d'une ardeur fanatique, Quand pour garir ma verve poétique, 4 Laissant Paris j'aborde sus le Loyr.
Là je vivoy pour plus ne me chaloyr Ny de la Muse, ou Romaine, ou Attique, Alors qu'Amour de son trait fantastique 8 Causa le mal qui tant me fait douloyr.
Dedans des prez, et dans un boys champestre, Parmy les fleurs où seur je pensoys estre 1 1 Le doulx Tyran me martela de coupz :
Et me fit voyr, que jamais on n'estrange Loing de son chef, quelque pais qu'on change, 14 L'arrest du ciel qui préside sur nous.
BIBLIOGRAPHIE Amours. \'')-.)'2, 83.
APPENDICE BIBLIOGRAPHIQUE