FIN
472 APPENDICE BIBLIOr.RAPHIOUE
ŒUVRES. 1567. I. AMOURS. Première partie.
LES II ŒVVRES DE j] P. de Ronsard Gentilhomme || vandomois, || rédigées en six TOMES. ]| LE PREMIER, || Contenant ses Amours, diuisées en deux parties: \\ La première commentée par M. A. de Muret : || la seconde par R. Belleau, || [Marque] || a paris. || chez Gabriel Buon au cloz Bruneau à \\ l'enseigne S. Claude. \\ 1567 1| avec privilège dv roy.
124 ff. (237xlo9'"'")
Bibliotheca Reg-ia Monacensis P. 0. gall. 136.
F. [1]. Titre. — \° Extrait du Privilège du Roy donné k S. Germain
en Lave, le xx. iour de Septembre, l'an mil cinq cens soixante [à la suite]
Ledit Ronsard a permis à Gabriel Buon, d'imprimer ou faire imprimer,
ses Oeuures contenant six volumes Asçauoir, les Amours, Odes, Poesmes, Hymnes, Elégies et Discours, iusques au terme de huit ans, finis & acomplis, à commencer du quatriesme iour d'Auril 1561 , que lesdites œuures ont este acheuées d'imprimer.
F. 2. de p. ronsardo adrianvs || tvrnebvs.
1 Ronsardus carmen musis et Apolline dignum
28 Enlhea verorum spirant prsecordia vatum.
V° BELLAIVS RONSARDO.
1 Vndique in Oceanum voluant cùm flumina lymphas,
12 Dicere Ronsurdi est hoc quoque, Lector, opus. F. 3. AD PETRVM RONSARDVM \\ viRVM NOBiLEM 10. || Aurati Poëtac Regij. Il Ode.
1 Ljjrae potentes Camoenae,
Quale non stillat Hybla, non Hymettus.
4 AD A i ■.VI» /i. Vf II eiusdcm.
1 Quis te deorum caecus agit furor
32 Reddiderit solitis habenis.
h \" II. li. H. II. Il DE p. RONSARDO.
1 Quum Musam Clanius tui poëtae
16 Vno diceris omnium exterorum.
F. 5 SONET DE lOAcniM Dv || BELLAi A P. DE || Ronsard.
Comme vn torrent, qui s'enfle et renouuelle p. xlviii 5 v° Portrait de Muret et, au-dessous
IN IMAGINEM M. A. || Mureti è viuo expressam.
1 Atqui te Aonias dicehas valle sorores
4 Cum Phœbo Aonidum turba diserta latet. L. Memmij Fremioti.
F. 6 [num, 5] préface de marc Antoine \\ de mvret svr ses commen- ||
taires^ A monseigneur Adam Fumée, || Conseiller du Boy en son Parle- \\ ment
à Paris. \\ La peruersité de nostre siècle
[F. 7 v°J... ayans quelque marque de gentilesse. fin.
8 VŒU. Diuines Sœurs, qui sur les rives moles p. 1 8 v° Portrait de Ronsard tourné à droite [différent de la p. 4]
F. 9 le premier livke des II AMOVRs DE P. DE RONSARD, || Commentées par Marc Anthoi- || ne de Muret.
Qui voudra voir comme vn Dieu me surmonte i
v° Nature ornant la dame qui deuoit ii
Dans le serain de sa iumelle flamme m
F. 10 le ne suis point ma Guerrière Cassandre un
V** le parangonne au soleil que i'adore V
11 Ces liens d'or, cette bouche vermeille VI v*> Bien qu'a grand tort il te plaist d'allumer vn
12 Lors que mon œil pour t'œillader s'amuse Vin v° Le plus toffu d'vn solitaire bois ix
13 le me nourris d'vne telle ambrosie x Amour, Amour, donne moy paix ou tréue xi
v° l'espere & crain, ie me tais & supplie xii
14 Pour estre en vain tes beaux soleils aimant xiii v° le vy tes yeux dessous telle planette xiiii
15 He qu'à bon droit les Charités d'Homère xv
16 le veux pousser par la France ma peine xvi yo pgp YQ destin dedans mon cœur demeure xvii
APPENDICE BIBLIOGRAPHIQUE
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yO 24 V«
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Vn chaste feu qui en l'ame domine xviii
Avant le temps tes temples fleuriront xix
le voudroy-bien richement iaunissant xx
Qu'Amour mon cœur, qu'Amour mon ame sonde xxi
Cent & cent fois penser vn penser mesme xxii
Ce beau coral, ce marbre qui soupire xxiii
Tes yeux diuins me promettent le don xxxiiii
Ces deux yeux bruns, deux flambeaux de ma vie xxv
Plus tost le bal de tant d'astres diuers xxvi
Bien mile fois & mile i'ay tenté xxvii
Iniuste Amour, fusil de toute rage xxviii
Si mille œillets, si mile liz i'embrasse xxix
Ange diuin, qui mes playes embâme xxx
Aelés Démons qui tenez de la terre xxxi
Quand au premier la Dame que i'adore xxxii
D'vn abusé ie ne seroy la fable xxx m
Las ie me plains de mile & mile & mile xxxiiii
Puisse auenir qu'vne fois ie me vange xxxv
Pour la douleur, quWmour veut que ie sente xxxvi
Les corps volans çà & là de trauers xxxvii
Doux fut le trait, qu'amour hors de sa trousse xxxviii
Las! pleust à Dieu, n'auoir iamais tasté [232]
Contre mon gré l'atrait de tes beaux yeux xxxix
Ha, seigneur Dieu, que de grâces écloses XL
Quand au matin ma Déesse s'abille XLi
Avec les lis, les œillets mesliez xLii
Ores l'effroy ik ores l'espérance xliïi
le voudrois estre Ixion & Tantale xliiii
Amour me tue, & si ie ne veux dire xlv
le veux mourir pour tes beautez, Maistresse xlvi
Dame, depuis que la première flèche XLvii
Ny de son cliof le trésor crespelu xlviii
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Mon Dieu, mon Dieu, que ma maistresse est belle
Cent fois le iour, a-part moy ie repense
Mille vrayment, & mille voudroient bien
Avant qu'Amour, du Chaos ocieux
Par ne sçay quelle estrange inimitié
0 doux parler, dont l'apast doucereux
Verray-ie point le doux iour, qui m'aporte
Quel dieu malin, quel astre me fit estre
Diuin Bellai, dont les nombreuses loix
Quand le Soleil à chef renuersé plonge
Comme vn Cheureuil, quand le printemps destruit
Ni [Ny] voir flamber au point du iour les roses
Dedans vn pré ie vis vne Naiade
Quand ces beaux yeux iugeront que ie meure
Qui voudra voir dedans vne ieunesse
Tant de couleurs l'arc-en-ciel ne varie
Quand i'aperçoy ton beau chef iaunissant
Ciel, œr, & vens plains, & monts découuers
Voyant les yeux de toy, Maitresse esliie
L'œil qui rendroit le plus barbare apris
De quelle plante, ou de quelle racine
la desia Mars ma trompe auoit choisie
Petit nombril, que mon penser adore
Que n'ay-ie, Dame, & la plume & la grâce
Du tout changé, ma Circe enchanteresse
Les Elemens & les Astres, à preuue
le parangonne à voz yeux ce crystal
l'ay cent fois espreuué les remèdes d'Ouide
Ny les combats des amoureuses nuits
A ton frère Paris tu semblés en beauté
Si ie trespasse entre tes bras. Madame
Pour voir ensemble & les champs & le bort