‹ Les amours. CommentéesChapitre 66 sur 443 · XXVIIJ · texte numérisé non relu

XXVIIJ

Je suis semblable à la Prestresse folle, Qui bég-ue perd la voix et la paroUe, 11 Dessous le Dieu qui luy brouille le sain.

Aussi brouillé de l'amour qui me touche, Fol et béant je n'ouvre que la bouche, 14 Et sans parler ma voix se perd en vain.

MURET

Bien mille fois.) Les Prestresses anciennes, lors que Apollon entroit dans elles, pour leur faire chanter les oracles, estoient tellement esmeuës par la véhémente agitation du Dieu, qu'elles perdoient sens et parolle, et béoient seulement, ne pouvans parler. Ainsi dit-il, que la grande beauté, et divinité de sa dame l'empesche de parler, ou d'escrire, lors qu'il en a le plus grand désir. Je suis semblable à la Prestresse.) Cette affection est ainsi descrite en Virgile, [^n. VI, 45-50]

[XXVIl] VARIANTES : 1. Texte.

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