FIN
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Page 64. — (^) Sur les amours de Henri IV et de la charmante Gabrielle, ainsi que sur le rôle du duc de Bellegarde, voir M. de Lescure, Les Amours de Henri IV, Paris, 1864, et H. de La Perrière, Henri IV, le Roi, V Amoureux, Paris, 1890. Consulter aussi Desclozeaux, Gabrielle d'Estrées, Paris, 1889.
Page 77. — (^) On sait qu'au dire de Piine {Hist. naU, lib. XVI), les druides comptaient les siècles par trente années.
Page 85. — (^) Les Amours du Grand Alcandre rapportent ainsi l'origine de la passion du roi pour Gabrielle : « Un peu auparavant qu'il [le roi] arrivât à Tiane [Compiègne], un jeune seigneur [Bellegarde^ qui avait été favori du feu roi, et qu'il estimait fort, lui avait parlé de la beauté d'une fille dont il était extrêmement amoureux, et comme elle était admirablement belle, il ne pouvait s'empêcher de la louer. Elle n'était pas
alors à Tiane et il fit naître au roi la curiosité de la voir. Ses affaires pourtant ne le lui permirent pas pour l'heure, et il partit pour Elise [Senlis], où, ayant trouvé la belle abbesse du Mont de Mars [Montmartre], l'envie qu'il avait eue de voir Grisante [Gabrielle] (tel était le nom de la maîtresse de Florian [Bellegarde]) lui passa pour cette fois. Il revint à Tiane, où Florian lui ayant demandé congé pour aller voir Grisante, le roi voulut être de la partie. Le pauvre Florian fut, à ce coup, l'artisan de son malheur, puisqu'il perdit par cette vue la liberté de vivre avec sa maîtresse, et hasarda l'amitié de son maître et le bonheur de sa fortune. »
Page 106. — (^) Au témoignage de Patru, Délie est Diane d'Estrées, plus tard M^^^ de Balagny : voir notre Introduction. « Elle avait, dit Tallemant des Réaux, la taille un peu gâtée ; mais c'était la plus galante personne du monde. »
Page 187. — (^) Les Amours du Grand Alcandre parlent aussi d'une longue maladie de Bellegarde, mais la placent à une époque antérieure, avant la rencontre de Gabrielle « : Ge chevalier [Bellegarde] avait fait un long voyage à Tiane [Gompiègne], où il avait été extrêmement malade. Les dames qui y étaient lui avaient rendu toutes les assistances et toutes les courtoisies possibles. Et l'une d'elles, nommée Eliane [M"^^ d'Humières], jeune et fort belle, s'était résolue d'en être servie, tant pour la réputation qu'il avait d'être un des
plus galants de son siècle, que pour être fort bien fait de sa personne. Cela lui avait réussi, pour ce que Florian avait été heureux de rencontrer une si bonne fortune, qu'il eût cherchée longtemps, et il la trouva d'abord. Eliane, de son côlé, était contente que son désir lui eût si bien réussi ; mais cette douceur ne dura guère, car Florian, étant allé voir le père de Grisante [Gabrielle], fut pris à la première vue de cette merveille. »
Page 207. — (^) D'après le même texte, l'explication entre Henri IV et Bellegarde aurait pris une tout autre tournure et enlramé des consé([ucnces diiïérentes : « 11 [le roi] se piqua si fort qu'il devint extrêmement jaloux. Ce fut alors qu'il commença à ne plus faire tant de cas de Florian [Bellegarde] et qu'il lui témoigna qu'il ne voulait plus de compagnon en son amour, disant qu'il ne plaignait aucun travail pour n'en avoir point en la royauté, et que sa passion lui était plus chère que toutes les choses du monde. Florian fut fort troublé du langage et de l'action avec laquelle il était proféré, et promit à son maître tout ce qui lui plut. Mais Crisante [Gabrielle], qui n'aimait point le roi, et qui avait donné toutes ses afîeclions à Florian, se mit en une extrême colère contre Alcandre, lui protesta de ne l'aimer jamais. et lui reprocha qu'il lui voulait empêcher son bien, d'épouser Florian, dont la recherche avait cette fm, et là-dessus, elle partit de Tiane [Compiègne] et se retira en la maison de son père ».
.VLCIDON 2i*
Page 222. • — (^) Dans Clarinte, il faut reconnaître Louise-Marguerite de Lorraine, princesse de Conti (1574-1631), fille de Henri de Guise le Balafré et de Catherine de Clèves. Elle eut une
.. jeunesse agitée, dont Tallemant ne laisse rien ignorer. Après avoir espéré épouser Henri IV, elle se résigna à s'unir, en 1605, à François de Bourbon, prince de Conti, fds du premier Condé. Elle fut, dans ses dernières années, la confidente et l'amie de Marie de Médicis. Richelieu l'exila dans sa terre d'Eu, où elle mourut. On lui attribue la chronique scandaleuse parue sous le titre des Amours du Grand Alcandre (1652). Cependant Paulin Paris la lui enlève pour la donner plutôt à Bellegarde : l'œuvre de la princesse serait, d'après lui. Les Adi^antures de la Cour de Perse, publiées, en 1629, sous le nom de Jean Baudouin. .Jules Loiseleur, toutefois, lui restitue Alcandre, tandis que Tamizey de Larroque incline à l'attribuer à la marquise de Moûy des Ursins.
Page 228. — (^) Dans Alcandre, la situation est renversée : c'est Florian-Bellegarde qui amène Crisante-Gabrielle à se résigner à ses assiduités auprès de Mila garde-Louise de Lorraine. « Florian, craignant qu'à la fm l'amour qu'il avait pour Milagarde ne lui fît perdre Crisante, se résolut de mettre bien ensemble ses deux maîtresses ; et voyant qu'il pouvait ce qu'il voulait sur l'esprit de celle-ci, il lui persuada que, puisqu'elle était dans le chemin d'être reine, il aurait plus d'éta-
blissement et de moyen de la servir, s'il pouvait épouser Milagarde : que si elle ne voulait pas ce mariage, le prétexte leur serait fort plausible vers Alcandre, et le détournerait des soupçons qu'il pourrait avoir d'eux, où il lui semblait qu'il pourrait retomber, en reconnaissant déjà quelque chose ; que ce soupçon nuirait extrêmement à sa grandeur, et qu'elle saurait bien que, quoiqu'il témoignât en apparence, en eiïet son cœur était à elle. Bref, il la sut si bien cajoler qu'elle promit de faire bonne mine à Milagarde, qui fut très aise d'être bien avec cette puissance, et la sut si adroitement entretenir que Grisante la favorisait plus que nulle autre. Et il y eut entre elles une si étroite intelligence qu'elles étaient toujours habillées Tune comme l'autre, et ne bougeaient d'ensemble. Cela éblouit, pour un temps, Alcandre, et guérit son esprit d'un soupçon qu'il recommençait d'avoir de Fiorian. »
Page 232. — (^j On a vu dans V Introduction que, d'après Patru, Alcyre serait le comte de Sommerive et Amintor le duc du Maine. C'est un des points sur lesquels l'auteur des Eclaircissemens prétend avoir des lumières particulières : « J'ai appris les trois histoires de Clarinte, de Florice et de Dorinde, de feu M. de Lamet, qui était de la confidence, et même dans les plaisirs, du duc du Maine : et feu mon frère aîné, qui a eu plusieurs fois l'honneur de manger et de s'entretenir avec ce prince, lui avait ouï plusieurs fois raconter
ces aventures. » La dllUculté, c'est qu'il n'y a plus de duc du Maine au temps de Henri IV. Le dernier qui eût porté ce titre était François d'Alençon, mort en 1584, et ce n'est qu'en 1628 qu'on le rétablira pour le troisième fils du Béarnais, Jean-Baptiste-Gaston. En réalité, par duc du Maine, Patru entend désigner le duc de Mayenne, Henri de Lorraine (1578-1621), qui hérite de ce duché en 1611, à la mort de son père, l'ancien adversaire de Henri IV .Quant à son rival Alcyre, c'est son propre frère, Charles- Emmanuel de Lorraine, comte de Sommerive, mort à Naples en 1609. Un passage de Tallemant (Historiette de Mayenne) confirme ces identifications : « Le tour, dit-il, que fait Hylas dans VAstrée, par le moyen d'un miroir où il avait mis son portrait, est une malice que M. de Mayenne fit à son frère le comte de Sommerive. » Or Patru déclare, de son côté, que « la fourbe des deux portes vengea la fourbe du miroir ».
Page 255. - — ■ (i) Ce trait de la rencontre sous les murs d'une ville assiégée se retrouve dans Alcandre, avec cette différence, toutefois, qu'il s'agit ici d'une première entrevue, Bellegarde et Louise de Lorraine ne s'étant, d'après ce texte, jamais vus précédemment : « Cependant Alcandre vint assiéger Lutecie [Paris], où il se faisait tous les jours des entreprises de part et d'autre, les assiégés faisant bien souvent des sorties, qui étaient presque toujours repoussées par les assiégeanis.
Milajxardc [[.oiiisc de [.orraiiio] se trouvait sur le rempart, d'où Almidor- [Aune d'Anglure] lui disait ou faisait dire quelque chose qui se ressentait de la passion qu'il avait poiir elle, à quoi elle faisait semblant de ne rien entendre, voulant paraître très dédaip;neuse, et particulièrement en ce temps qu'Alcandre, qui n'était pas encore tout à fait embarqué avec Grisante [Gabrielle], avait envoyé son portrait, et semblait que, faisant la paix, ce mariage se pourrait pratiquer. Si bien que Milagarde [Louise de Lorraine], toute glorieuse de cette espérance, méprisait Almidor et tous les autres chevaliers. Or, un jour que, pour quelque occasion, on avait accordé une petite trêve de six heures, la princesse Dorinde [Catherine de Clèves] et Milagarde, accompagnées de plusieurs dames, vinrei.t sur le rempart, et aussitôt tous les galants de l'armée se trouvèrent au pied de la muraille, pour parler à quelqu'une de leur connaissance, et tous presque pour voir Milagarde. Florian [Bellegarde| s'y trouva, qui arrêta si fort sa vue sur les beautés de cette princesse, qu'oubliant Grisante et les serments qu'il lui avait faits de n'aimer personne qu'elle, il se donna à cet objet présent. Milagarde, qui méprisait tout le monde, sentit, à la vue de Florian, qu'elle pouvait aimer autre chose qu'un roi, et dès lors ces deux personnes eurent de l'amour l'une pour l'autre. »
Page 280. ^- (1) En réalité, Cxabrielle d'Estrécs élait
morte mystérieurement le 10 avril 1599, longtemps donc avant l'assassinat de Henri IV (14 mai 1610).
Page 290. — (^) Le Second livre des Délùes de la Poésie française (Paris, T. du Bray, 1620) publie ce sonnet, avec quelques légères variantes, sous le titre : « Sur la mort de Henry le Grand. »
Page 297. — (i) Dans le Tyle, il faut sans doute reconnaître le fleuve mexicain Tula^ branche supérieure du Panuco.