‹ Les Amours d'AlcidonChapitre 3 sur 11 · IV. -- Travaux moder:si-s. — Le meilleur ouvrage · texte numérisé non relu

IV. -- Travaux moder:si-s. — Le meilleur ouvrage

Sur V Astrée et son autelit' est celui de M. le chanoine 0. C. Reure : La vie et les œuvres d'Honoré d'irfé, Paris, 19 10. Voir aussi : Rernard Germa, L' Astrée d'Honoré d'Crfé, sa composition, son influence, Toulouse, 1904. La biographie de d'UrCé a été renouvelée

6o UN ÉPISODE DE l'ASTRÉE

par les savantes recherches d'Auguste Bernard : Les d'Urfé, souvenirs historiques et littéraires du Forez aux XV!*^ et XVIP siècles, Paris, 1889, dont il ne faut du reste pas accepter toutes les conclusions. On peut encore lire avec profit la thèse de Norhert Bonafous : Etudes sur VAstrée et sur Honoré dUrfé, Paris, t816, et surtout un article de Louis de Loménie : L'Astrée et le roman pastoral. (Revue des Deux Mondes, t 5 juillet 1808). Saint-Marc Girardin, qui a consacré à VAstrée un chapitre de son Cours de littérature dramatique (édition de 1862, t. IlIJ, avait dressé à son usage un Index de ce roman, maintenant publié dans la Revue d'histoire littéraire de la France (t. V, 1898). L'œuvre de d'Urfé a, d'autre part, inspiré à Emile Montégut des pages aventureuses et brillantes dans son volume : En Bourljonnais et en Forez, Paris, 1875. Cf. aussi : M. Proth, Au pays de l'Astrée, Paris, 1868.

L'Astrée a été étudiée en détail par M. Abel Lefranc dans de savantes leçons du Collège de France, recueillies par lo. Revue des Cours et Conférences, mars-juin et novembre-décembre 1905. M. Gustave Beynier l'a replacée à son rang dans la production romanesque du règne de Henri IV, au cours de sa minutieuse enquête sur Le roman sentimental avant l'Astrée, Paris, 1908. Voir encore des pages d'Kmile Fa guet : Honoré d'Urfé romancier et pacte (Correspondcmt, 20 janvier 1910). La question des sources italiennes a été cxami-

NOTE BIBLIOGRAPHIQUE 6l

née par M""" Chaiiotle Banli : L'Amynlhas du Tasse et l'Asirce d'Honoré d'UrJé, Paris et Milan, iSqS. Il inanqnc encore, par contre, lin bon travail sur les rapports du roman de d'Urfé et de la Diana de Montemayor.

Divers critiques ont Iraité de VAslrée en étudiant des sujets voisins. C'est le cas de M. Eug-. Rigal, dans son Alexandre Hardy (Paris, 1889), de M. Louis Arnould, dans son Raca/i (Paris, 1896), et surtout de M. Jules Marsan, dont la tiièse sur la Pastorale dranuilifjae en France (Paris, 1905; contient un utile sommaire indiquant la disposition des divers épisodes et les ouvrages dramatiques dont ils ont fourni le thème. On trouvera au dernier livre du Saint François de Sales de M. Fortunat Strowski (Paris, 1898), des pages très fines sur d'Urfé et Racine, et sur l'amour dévot de Philothée rapproché de l'amour profane des héros de ÏAslrée.

11 va de soi que les diverses histoires du roman franrais au xmi' siècle tiaitciit de ro:u\rc de (.l'Urie. Noir: G. Ivoerting, Gesciiichle des J'ranzosischcn Uonians ini M IL Jahrhundei't, Leipzig, 1883-1887, t. 1 ; André Le Breton, Le roman an XV II siècle, Paris, 1890 ; P. Morillot, Le roman en France depuis 1610 jusqu'à nos jours, Paris, 189^ ; \ ictor Gherbuliez, L'idéal romanesque en France de IGlOù ISKk Paris, 1911 ; AV. von Wurzbach, Geschichte des franzOsischen liomans, t. I, Heidelberg, 19 12.

[Bergers et iDcrgères de Lignon se rendent en troupe joyeuse auprès du grand druide Adamas. Chemin faisant, ils rencontrent cinq étrangers qui ont, eux aussi, revêtu l'habit pastoral. Sous ce déguisement, Hylas reconnaît Daphnide, « la plus belle dame qui fût en Arles ou dans la Province des Romains » et « le renommé Alcidon, si connu, et pour la beauté, et pour le mérite, dans la cour du grand Euric. » Avec eux se trouvent le vaillant Hermante et les belles Carîis et Stiliane. Tous cinq sont à la recherche de la fontaine de la Vérité d'Amour, une source magique qui renseigne les amants sur la sincérité des passions qu'ils inspirent. Avertis que cette fontaine est pour l'instant inaccessible, Daphnide et ses compagnons se décident à faire visite au sage druide, dont la renommée est parvenue jusqu'à eux. Adamas les reçoit à merveille. Sur leur désir, il leur accorde un entretien privé dans une galerie de sa splendide demeure. C'est alors que Daphnide entreprend le récit des aventures qui l'ont amenée au pays de Forez.]

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