Cf. Volupté, I, p
« Un inexplicable ennui du logis natal s'empara de mou être ; j'allais au fond des bosquets recitant avec des pleurs abondants le psaume Super flumina Babylonis ; mes heures s'écoulaient dans un monotone oubli.... »
f)4 LES AMOURS d'uN POÈTE
à Dieu. Cette église c'tait comme une plage que je quittais alors : my voici revenu. Toutes les amertumes^ les âpretés., les folles doreurs et les choses impies de V intervalle sont oubliées ; oui., elles le sont toutes^ et de toi aussi, mon Adèle. Nous nous aimons à Ja/nais sans une seule ombre possible entre nous, et si des obstacles matériels insurmontables s'élevaient par malheur^ ils tomberaient à Vinstant même., ils ne compteraient pas., puisque nous saurions mourir ensemble et dans les bras l'un de Vautre. Dans ce temps auquel mon souvenir me reportait hier., deux personnes au monde., f y pense., jn aimaient inexprimablemenl., une vieille tante surtout et ina mère. Ma vieille tante est morte; mais toi., tu es survenue, ni aimant autant quelle et d' une plus fraîche manière; tes jeunes baisers ont remplacé les siens : ce sont les seuls encore., bientôt., qui me resteront., quand ma mère ne sera plus. Toi., mon Adèle., dans ce temps-là., tu avais aussi ta mère qui t'aimait au delà de tout; mais je suis venu., mon ange., lorsqu elle était morte à peine'', ^^J^ ^'^^ remplacée pour toi.
I, Madame Foucher mourut à la Cn de l'année 1827.
T.ES AMorus I) i \ l'oiVn: () >
Ne nous plaignons pas. Nous sommes tous les deux aimés sur cette terre aussi fort au moins et plus fraîchement que nous ne r et ions autrefois. Il y a toujours un être pour toi comme pour moi, pour qui nous sommes tout\
De quelque façon que l'on interprète cette lettre, et en admettant même qu'elle soit susceptible de plusieurs interprétations, elle porte en elle-même sa propre date : ^<. U y a quatorze ans que j entêtais venu là. C était la première année de mon arrivée à Paris. » Cette précision vaut un millésime. Sainte-Beuve était arrivé à Paris en septembre 1818*. La lettre qu'il écrivait à Madame Victor Hugo, quatorze ans après., est donc une lettre écrite en i832. Ce document donne raison à l'opinion que M. Gustave Simon avait exprimée dans la première version de son livre, publiée par la Revue de Paris., et sur laquelle il est revenu ensuite. « Il paraît vraisemblable qu'en 1882, suppliée par lui, elle consentit à le voir au dehors. » Cette vraisemblance est maintenant une certitude démontrée. Pendant que Victor