‹ Les amours d'un poète; documents inédits sur Victor HugoChapitre 37 sur 131 · Je noie dans cette copie deux variantes inédites · texte numérisé non relu

Je noie dans cette copie deux variantes inédites

Que tous les cœurs charmés ne sont plus quune lyre, Qu'un orchestre amoureux qui sous ses pieds soupire,

au lieu de :

Que tous les cœurs charmés ue sont, tant ou l'admire, Qu*uu orchestre confus qui suas tes pieds soupire.

1^2 LES AMOLllS D U> POINTE

et admiré en l'entendant les lire, c'est que j'ai pleuré et admiré en les relisant; c'est que je pleure et j'admire en me les rappelant; je te remercie du fond de Tàme d'avoir pensé à moi en les faisant*... » Sans que je veuille accabler madame Yiclor Hugo sous une comparaison désobligeante, force m'est de reconnaître que, moins sensible aux beautés poétiques, elle ne rencontrait pas de tels accents pour remercier son fiancé ou son mari des vers qu'elle lui avait inspirés. Et son amour n'avait jamais trouvé non plus des phrases comme celle-ci : « J'ai du délire et de l'amour plus que mon pauvre cœur n'en peut contenir. Viens donc prendre le trop plein de mon extase. » Est-ce à dire que, dès le premier moment, elle se fût, frappée d'un coup de foudre irrésistible, donnée sans retour et tout entière? 11 n'y paraît pas, s'il faut en croire un passage trop précis du Journal du comte Apponyi, et surtout s'il faut tenir pour exacte la date du 12 mars i833 qu'il donne à la scène. Intrigué et invité par une lettre spirituelle, dont le cachet portait un amour endormi avec cette devise : A^^ le réveillons pas, et qui était

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